Hugo Chavez veut créer un fonds communautaire d’aide aux économies en crise

Certains attendent l’apocalypse, d’autre Jésus censé sauver la planète, on a peut être un sauveur avec cet Hugo Chavez non? Il mérite quand même pas mal de soutient pour son courage, que cela soit face à la maladie comme face à tous ces pourris qu’il a décidé de combattre coute que coute!!!

Copyright Reuters

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Le président vénézuélien Hugo Chavez a célébré vendredi la naissance de la Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac) en présence de chefs d’Etat et de gouvernement de la région. Les 33 Etats membres de la nouvelle instance, qui ne comprend ni les Etats-Unis ni le Canada, ont l’intention de créer un fonds d’aide aux économies en crise et un organe chargé de veiller au respect des droits de l’homme. Il s’agissait de la première grande sortie sur la scène internationale du président vénézuélien depuis qu’il a été opéré d’un cancer, en juin.

« Au fil des années, la Celac va faire oublier la vieille OEA (Organisation des Etats américains) usée », a assuré le chef de l’Etat, auquel ses pairs ont adressé de chaleureuses félicitations.

Parmi eux figuraient notamment la présidente brésilienne Dilma Rousseff, son homologue argentine Cristina Fernandez et le Cubain Raul Castro.

Entre autres projets, les 33 Etats membres de la nouvelle instance, qui ne comprend ni les Etats-Unis ni le Canada, ont l’intention de créer un fonds d’aide aux économies en crise et un organe chargé de veiller au respect des droits de l’homme. Pour ses détracteurs, la Celac n’est qu’un acronyme de plus dans la kyrielle des organisations sud-américaines.

Avec 600 millions d’habitants, elle représente un produit intérieur brut cumulé de 6.000 milliards de dollars, mais, pour de nombreux observateurs, elle exprime d’abord le désir d’émancipation de la région à l’égard de Washington.

« C’est l’arrêt de mort de la doctrine Monroe », s’est ainsi réjoui le président nicaraguayen Daniel Ortega, évoquant les principes diplomatiques adoptés au XIXe par les Etats-Unis, qui faisaient des Amériques leur sphère d’influence exclusive.

Les chefs d’Etat plus conservateurs auraient toutefois tempéré la déclaration finale de ce sommet de 48 heures, qui devait à l’origine coïncider avec le bicentenaire de l’indépendance du Venezuela. Il a été repoussé de six mois à la dernière minute pour permettre à Hugo Chavez de poursuivre sa convalescence à Cuba après son opération.

Le président vénézuélien, qui entend briguer un nouveau mandat en octobre, s’est exprimé longuement et avec beaucoup d’entrain. Il a même évoqué sa chimiothérapie sur le ton de la plaisanterie.

« Quelle calvitie est la plus élégante, celle Lula ou la mienne ? », a-t-il demandé, désignant l’ancien président brésilien Luis Inacio « Lula » da Silva, atteint lui-aussi d’un cancer.

Source: Latribune.fr

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