Angela et Nicolas: 100 heures pour sauver l’euro

100 heures et 100 reproches? ;) J’ai bien aimé le ton un peu décalé de l’article, ainsi que le thon qui l’est aussi un peu sur la droite, sur la photo… :-D

http://www.bundesregierung.de/Content/FR/Artikel/2007/05/Bilder/2007-05-16-merkel-und-sarkozy,property=poster.jpg

L’heure est grave, l’euro est gravement menacé… Imaginez Angela et Nicolas à la proue du Titanic (La zone euro). Nicolas, tout fier d’être à nouveau papa, s’écriant face à l’océan (de dettes) : I’m the king of the world ! (là il exagère un peu, mais c’est parce qu’il est aussi très fier de s’être débarassé de Kadhafi, un ancien ami qui en savait trop…).

Angela ne goûte pas au bonheur du petit Nicolas. La vie n’est pas rose pour elle. Ses compatriotes lui font de moins en moins confiance et des pirates grecs mis aux fers, à fond de cale, sont en train de mettre le feu au navire. Comment partager l’enthousiasme juvénile de Nicolas, alors que le bateau risque à tout moment de sombrer ? Et que va-t-il advenir de François (*), parti jusqu’à Séoul chercher un peu de réconfort ? Vont-ils réussir à sauver l’euro, l’Europe, le monde ?

Vous le saurez en suivant le prochain épisode de votre série préférée : La croisière s’amuse, avec vos euros.

(*) L’Europe, qui se trouve « face à un nouveau défi », « s’oriente résolument vers un gouvernement économique de la zone euro » dont les contours pourraient être notamment évoqués dimanche à Bruxelles lors d’un sommet des dirigeants des 27 pays européens qui sera « décisif », selon lui. (AFP – 21/10/2011 – Fillon à Séoul : l’UE « résolument vers un gouvernement économique de la zone euro »)

« Les Français ne bougent pas d’un iota » dans les négociations pour résoudre la crise de la dette, a déploré Angela Merkel. Le gouvernement français espère parvenir à un accord. Il n’est pas certain qu’il sera à la hauteur des défis auxquels l’Europe est confrontée. (BFM TV) :

Quelques éclaircissements sont de rigueur (L’Expansion – 21/10/2011 – Pourquoi le sauvetage de l’euro coince sur la BCE) :

« L’Europe est en plein brouillard à deux jours d’un sommet primordial pour son avenir. Un haut fonctionnaire européen l’a affirmé jeudi soir, il n’y aura pas d’accord complet lors du sommet européen de dimanche à Bruxelles. Les désaccords opposent la France, l’Allemagne, mais également l’Italie et l’Espagne. Paris et Berlin ont donc annoncé la tenue d’une seconde réunion mercredi, pour tenter d’apporter une « réponse globale et ambitieuse » à la crise et surmonter leurs désaccords. Et ils sont nombreux, notamment sur le niveau de décote sur la dette grecque à imposer aux créanciers privés, sur la recapitalisation des banques mais surtout sur le rôle de la BCE dans le cadre du renforcement du FESF. Car dans cette tempête qui secoue la zone euro, la BCE ne s’imagine pas en sauveur. Son « futur-ex » chef économiste Jürgen Stark l’a d’ailleurs rappelé ce jeudi, la BCE « ne peut pas résoudre la crise », et ne veut plus sortir du mandat qui lui a été fixé. Pourtant, elle pourrait avoir son rôle à jouer. Explications.

Elle refuse d’être impliquée dans le renforcement du FESF
L’un des pommes de discorde entre la France et l’Allemagne vient du rôle de la BCE dans le sauvetage de l’euro. Paris voudrait que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) obtienne une licence de banque pour aller se refinancer auprès d’elle. Et démultiplier ainsi la capacité d’intervention du fonds limitée aux 440 milliards d’euros qu’il peut lever sur les marchés. Option refusée par l’institution dirigée par Jean-Claude Trichet et par l’Allemagne qui ne veulent pas que la BCE prête au Fonds en échange d’obligations d’Etats en difficulté comme garantie. Car cela fragiliserait son bilan et rendrait nécessaire une recapitalisation. Mais Berlin refuse de remettre la main à la poche.

L’Allemagne préconise donc de permettre au FESF de jouer le rôle de garant pour faciliter l’obtention de prêts par les pays fragiles. Le fonds pourrait ainsi assurer à hauteur de 20% à 30% les crédits qui leur seraient accordés. Autrement dit, les ressources du fonds seraient utilisées pour favoriser un volume de prêts 3 à 5 fois supérieur par le secteur privé. Ce scénario n’impliquerait pas la BCE. Mais il est considéré comme « inacceptable » par l’Italie et l’Espagne selon une source européenne. Notamment car cela augmenterait à terme l’écart de rendement entre les dettes souveraines des pays en bonne santé et ceux qui feront jouer cette assurance.

Mais selon Cyril Regnier, stratégiste chez Natixis, la piste de la transformation du FESF en banque n’est pas complètement abandonnée. « J’attends le communiqué officiel de Trichet pour confirmer le refus », avance-t-il. « La BCE est revenue sur ses décisions à plusieurs reprises. Elle avait assuré qu’elle n’achèterait pas de dette des pays en difficulté. Depuis elle l’a fait massivement. »... »

Eric Zemmour : « Quand les Allemands calculent, les Français rêvent… »

Source: Agoravox.tv

4 commentaires

  • engel

    Et sur la gauche tu as un maquereau lergerement décalé !

  • frenchprepper06

    Je l »avais posté il y »a quelques mois déjà mais là je crois que c’est de nouveau d’actualité. On peut dire au revoir ce week-end à l’Europe telle que nous l’avons tous  connu en musique et en chanson:The final countdown by Europe!
    http://www.youtube.com/watch?v=AyggY_R3jU8

  • Bouffon

    La mafia c’est eux, il prends en otage tout l’Europe avec leur milliards de PIB. Il devrais couper l’herbe sous les pieds des américains. Assainir tout ce bordel, faire faillite et les regarder récolter les fruits qu’il ont semer.
    Vous avez pas remarquer depuis un moment on parler plus des milliers de milliards qu’Obama à arraché pour son budget et qui tiendront que jusqu’à mai si y’a pas de plache à billet ce qui serrait étonnant, ni du spectaculaire coup de baguette magique de la Banque Of America qui tout à coup n’est plus en faillite et passe même les stress test, sans parler du gros bloc de quelques milliers de milliards du solde des subprimes qui va bientôt sortir des tribunaux. Vous croyez que la classe moyenne va être content quand elle verras que sa maison de 200’000$ vaux seulement 5000$ en qu’il vois le panneau juste en face de chez lui tout les matins en allant travaillé et qu’il doit encore payé 80% de son hypothèque. Pis tout ceux de la première vague vous croyez qu’il vont pouvoir passé l’hiver dans leur tente de camping.
    Non sérieux toute l’Europe est dans le même bateau à cause du risque systémique, maintenant que les ricain on retirez leur bille. Qu’ils sauvent ce qui peux l’être, il garde leur artifice comptable pour faire des banques national qui sauveront tous ses entreprises qui on besoin des banque pour tourner et préparons nous au tsunami !