La nuit tombe sur l’Europe

Vous voulez un scénario pessimiste mais néanmoins réaliste? En voici un car le pire est en train de se dérouler sous nos yeux, avec les mensonges qui vont avec puisque bien sur, il ne faut surtout pas affoler les petits moutons qui se laissent tondre sans broncher…

Nous pouvons affirmer ce soir avec la certitude la plus absolue que le premier point de l’agenda que nous avons détaillé la semaine dernière, à savoir un troisième plan de « sauvetage » pour la Grèce, sera décidé avant la mi-novembre, et qu’une des conditions sine qua none dictée par Bruxelles sera la mise sous tutelle directe et totale de ce pays par un triumvirat composé de cadres du FMI, de la BCE et de la Commission européenne.

La Grèce ne sortira pas du piège de l’euro

Certains esprits brandissent l’article 50 du Traité sur l’Union européenne (TUE), prétendant qu’il est possible pour la Grèce de sortir de la zone euro. L’article 50 du TUE ne parle pas de l’euro ni de la zone euro, mais de l’Union européenne. Peu importe. Que dit cet article ?

1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.

2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.

Intéressant. Donc, s’il n’y a pas majorité qualifiée au sein du Conseil ( soit 55% des membres du Conseil, comprenant au moins quinze d’entre eux et représentant des Etats membres réunissant au moins 65% de la population de l’Union), il n‘y a pas de voie de sortie. Que nous apprend encore l’article 218 paragraphe 3 ?

3. La Commission, ou le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité lorsque l’accord envisagé porte exclusivement ou principalement sur la politique étrangère et de sécurité commune, présente des recommandations au Conseil, qui adopte une décision autorisant l’ouverture des négociations et désignant, en fonction de la matière de l’accord envisagé, le négociateur ou le chef de l’équipe de négociation de l’Union.

On le comprend bien. C’est théoriquement possible, mais pratiquement conçu pour être irréalisable.

Admettons que, par quelques miracles, la Grèce sorte tout de même de l’euro. Sur quelle base pourrait-t-elle émettre une monnaie nationale et ramener son économie sur les rails ?

Pour recréer sa monnaie, la Grèce devrait indexer sa dette publique sur un panier de référence de monnaies – qui pourrait être constitué du dollar, du yen, du franc suisse, etc. – de façon à protéger les détenteurs de la dette publique – et par voie de conséquence toutes les dettes, puisque la dette publique sert de référence – contre les effets, les dommages collatéraux, qui pourraient résulter de sa sortie de la zone euro. Car même si la Grèce se met en situation de défaut, même partiel, il va bien falloir trouver une solution pour ses créanciers.

La Grèce aurait donc besoin que d’autres pays investissent massivement dans son économie – des montants qui dépasseraient de très loin sa dette actuelle. Car si elle ne trouve plus personne pour se financer elle se retrouvera très vite au niveau économique du Sierra Leone – une perspective qui devrait être de nature à calmer très vite les ardeurs de la rue et ses prétendus « insoumis », toutes tendances confondues. La Grèce pourrait-elle autofinancer sa monnaie ? Et comment ? Grâce à l’or qu’elle n’a pas ? En empruntant à des banques étrangères alors que sa situation actuelle menace de les mettre en faillite ? En imposant un impôt spécial à toutes les fortunes qui ont déjà mis les voiles ? L’euro est un piège dans lequel il n’y a pas d’issue. Pour ne pas avoir besoin d’en sortir, le plus simple était de ne pas y entrer.

La contestation des « masses » ne servira à rien

L’Euro est en effet un piège, car en empêchant les Etats membres de la zone de retrouver leur monnaie nationale, et d’en dévaluer sa valeur, elle permet de dévaluer le prix du travail et donc, comme nous avons tenté de l’expliquer dans une série d’articles, d’utiliser cette crise afin de reconfigurer l’économie.

Il est donc nécessaire, conformément à nos points 2 et 3 de l’agenda, que la crise s’amplifie encore de sorte à ce que la Grèce soit contrainte à un défaut partiel, qui entrainera une série de faillites bancaires à travers l’Europe et le défaut d’autres pays européens déjà en difficulté.

Nous aurions tort de penser que les masses pourraient empêcher le cours des catastrophes en se révoltant. L’histoire moderne n’a pas été avare d’exemples contraires, illustrant plutôt, chez les dites masses, une assez constante détermination à ne pas se révolter en dépit de ce qu’elles savaient, et même à ne pas savoir en dépit de l’évidence, ou du moins à se comporter en comme si elles ne savaient pas.

Un plan « clandestin » pour imposer une Europe fédérale

La société dans laquelle nous vivons n’est pas aussi transparente qu’elle le prétend, ou elle ne l’est pas comme elle le prétend. Elle ne parait si déconcertante que parce que les intérêts agissants y sont la plupart du temps cachés, et les rapports de causalité falsifiés. Dans un entretien accordé la semaine dernière au quotidien Le Monde (1), Jacques Sapir, économiste renommé et directeur Centre d’études des modes d’industrialisation (CEMI-EHESS), bien que l’axe central de son analyse diffère de la notre, explique comment certaines de nos élites politiques ont manœuvré, au moins depuis 1985, afin de préparer le terrain à la situation actuelle :

« Il faut rappeler le rôle extrêmement néfaste qu’ont eu un certain nombre d’hommes politiques français, ainsi que des hauts fonctionnaires, qu’il s’agisse de Jacques Delors, de Pascal Lamy ou d’autres, dans la déréglementation financière généralisée que nous avons connue en Europe à partir de 1985-1986. Sur le fond, on a voulu faire avancer la solution d’une Europe fédérale sans le dire aux populations.

La construction européenne a été faite de telle manière qu’elle incluait des déséquilibres structurels dont les pères de l’Europe espéraient que les solutions iraient chaque fois un peu plus en direction du fédéralisme. Ce fédéralisme furtif, ou clandestin, comme l’on veut, ne tenait pas compte des réactions des peuples, et ne tenait pas compte de l’enracinement extrêmement profond des nations qui constituent l’Europe. On peut toujours aujourd’hui reprocher aux différents pays leurs égoïsmes, on peut toujours aujourd’hui reprocher aux classes politiques de France, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, leur manque d’initiative et leur aveuglement face à la crise de l’euro, qui était une perspective inévitable depuis 2009.

Mais sur le fond toutes ces incompétences renvoient en réalité à un projet politique. Ce projet qui avait été refusé lors du référendum de 2005, que ce soit en France ou aux Pays-Bas, et que l’on a cherché à imposer malgré tout via la notion de contrainte économique. »

Vers une division de la zone euro en deux monnaies…

L’idée de mutualisation de la dette ou celle de l’émission massive par la banque centrale européenne (BCE) de crédits au profit des Etats membres ayant été enterrées par un arrêt du tribunal de Karlsruhe – pour lequel nous rappelions il y a quelques jours qu’il est garant de la souveraineté de l’Allemagne – ces deux solutions, qui n’auraient d’ailleurs été efficaces qu’à court terme, peuvent être oubliées.

Comme nous l’indiquions dans le point 4 de notre agenda, la dissolution de la zone euro n’étant pas à l’ordre du jour, la dernière option passe par une scission de la monnaie unique en deux entités : l’euro mark pour les pays du nord et Israël dans l’immédiat, puis l’intégration progressives des pays de l’est dont l’économie le permet, et l’euro franc pour les pays du sud, les pays des Balkans et, à terme, la Turquie et les pays du Maghreb, après qu’ils aient été restructuré par quelques « révolutions arabes »

… et l’intégration de l’Union pour la Méditerranée

Nous pensions que l’Union pour la Méditerranée (UPM) était en panne depuis 2008, et voilà que, galvanisée par l’opportun « printemps arabes » et la propice « crise de la dette des Etats », il renait de ses cendres. C’est ce que son secrétaire général, Youssef Amrani, écrivait le 13 septembre dernier dans le quotidien Le Monde (2) : Une nouvelle ère s’ouvre pour l’Union pour la Méditerranée. Extraits :

« Avec le « printemps arabe », une nouvelle ère s’est ouverte en Méditerranée. Les partenaires euro-méditerranéens doivent être à la hauteur de ce processus historique de transformation : il faut soutenir la transition démocratique et favoriser le développement économique et social pour construire un espace euro-méditerranéen démocratique, apaisé, stable et prospère. »

(…) Les révolutions qui ont eu lieu dans certains pays arabes nous appellent à travailler sur les priorités stratégiques déjà identifiées mais aussi à innover pour sortir des schémas classiques.

(…) L’Union pour la Méditerranée apparaît aujourd’hui comme une initiative visionnaire. (…) Il faut maintenant engager une nouvelle étape. (…) Pour faire face aux nouveaux défis, de nouveaux outils de financement doivent être créés, avec la Commission européenne et les institutions financières spécialisées telle la Banque européenne d’investissements, fonds d’assistance technique, mécanismes de garanties (…)

Tout ceci ne s’improvise pas. Ce processus multidimensionnel se construit avec l’adhésion de tous les acteurs clés de la région, avec l’appui de l’Union européenne et de la communauté internationale (…)

Il nous incombe de veiller à ce que les objectifs et les principes de la nouvelle politique européenne de voisinage actuellement à l’examen de l’Union européenne convergent avec ceux qui guideront la trajectoire de l’UPM.

(…) L’ancrage de plus en plus fort des économies méditerranéennes au marché intérieur de l’UE plaide aujourd’hui pour un objectif plus ambitieux allant au-delà du libre-échange, et s’inscrivant à terme dans la réalisation d’un espace économique commun. »

Après quelques tergiversation, pour nous prévenir autant que nous endormit, sur le mode « une nouvelle ère », « innover pour sortir des schémas classiques » , « de nouveaux outils de financement doivent être créés », l’objectif est finalement lâché : « la réalisation d’un espace économique commun » avec l’Union européenne. Mais comme l’indique l’indique Youssef Amrani : « tout ceci ne s’improvise pas »

Que faire ?

Ceux qui répètent les mensonges officiels diffusés en boucle par la propagande médiatique nous diront bientôt que les choix qui vont nous être imposé permettront en réalité la survie de notre civilisation, que la perte de la souveraineté des Etats européens et l’abolition de la démocratie ne seront que provisoires et que, au final, nous ressortirons plus fort de ces crises.

L’artifice de la propagande consiste en effet à affirmer à la fois que l’avenir est l’objet d’un choix conscient que l’humanité doit faire collectivement, comme un seul homme et en toute connaissance de cause puisqu’elle est instruite par des experts, des politique et des journalistes qui ne veulent que notre bonheur, et que de toute façon nous n’avons pas le choix, ou plutôt que celui-ci se résume à vivre selon les directives de l’oligarchie régnante ou de périr parce que l’on sera resté sourd à leurs mises en garde.

Tout se déroule devant nous, au grand jour, et il faut être aveugle ou complice (l’un n’étant pas incompatible avec l’autre) pour ignorer les forces désertificatrices et négatives à l’œuvre dans leur travail de renversement et de prise de possession négative, satanique. Car tel est le signe de la haute provocation des temps qui sont les nôtres : l’obligation devant laquelle on se trouve tenus d’utiliser ce terme aux résonances bien anciennes, étranges à nos actuelles habitudes de discours.

Cependant notre rôle reste, dans un présent écrasé par la probabilité du pire, d’étudier les diverses possibilités qui n’en demeurent pas moins ouvertes. Pris comme n’importe qui à l’intérieur d’une réalité aussi mouvante que violemment destructrice, nous nous gardons d’oublier ce fait d’expérience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volonté, avoir des conséquences incalculables.

Frédéric Courvoisier, Spencer Delane, Mecanopolis

Notes :

1. Article du Monde du 19 septembre 2011

2. Article du monde du  13 septembre 2011

Source: Mecanopolis.org

8 commentaires

  • engel

    Les emprunts Russe ça lui dit quelque chose à l’auteur !

    Après la révolution rouge (1917), Lénine a refusé de rembourser les dettes contractées par la Russie. Par la suite, malgré un blocus, il a réussi a trouver des fonds.

    Alors dire que le peuple grec (et d’autres) est (sont) condanné(s) à rester dans l’Europe pour cause d’isolationnisme financier, c’est méconnaitre l’histoire et fausser notre jugement.

  • A la lecture de cet article, l’on voit que la personne qui l’a écrit a pris le temps de se documenter. Seulement, il y a un point sur lequel j’aimerais revenir. Sur la sortie de l’UE, une fois que le pays se retire selonla procédure légale, c’est à son parlement d’organiser le recouvrement de sa monnaie. De plus, je ne vois pas comment u pays comme la Grèce qui se retirerait du Traité de Lisbonne ne serait plus en Europe et par conséquent en rapport avec des pays de l’UE.

    Ce qui cause le problème au système monétaire européen, c’est cette uniformisation des économies de chaque membres, l’obligation de répondre à des instances supranationales et surtout la fixité de la monnaie.  

    Avant la mise en place de l’Euro, il existait un indice pour mesurer la santé économique de la communauté européenne qui s’appelait l’ECU (EUROPEAN CURRENCY UNIT) voir la définition source: http://fr.wikipedia.org/wiki/European_Currency_Unit

    A cette époque le Système Monétaire Européen avait pour mission de limiter la fluctuation des taux de changes mais ils avaient au moins le mérite d’être flottant.

    Que se serait-il passer si nous étins rester dans ce Système Monétaire européen dans le cas de la Grèce? Il y a fort à parie que la drachme aurait subit plusieurs dévaluation depuis lors et que l’impact aurait été local donc au niveau de la Grèce et auraient par ricochet eu des effets vraiment minime sur la valeur de l’ECU. Cela aurait eu au moins le mérite de ne pas sombrer dans la panique et d’engager des milliards d’euros pour sauver non pas la Grèce mais l’Euro. De ce fait la Grèce ne se serait pas endettée à mort, et les grecs continueraient à vivre chichement avec leur monnaie. Une monnaie faible ne change pas grand chose au niveau vie de la classe moyenne, les fonctionnaires sont fonctionnaires, les ouvriers et les employés à leurs place… et aumoins avec une monnaie ajusté à l’économie du pays, ils auraient eu des carnets de commandes uffisantspour remplir leurs usines, donc de la besogne, de la richesse… un mars et ça repart.

    Pour exemple, surle fait qu’un ouvrier reste toujours un ouvrier quelque soit la valeur de la monnaie de son pays, 1 euro = 8.6 yuan, un ouvrier français mettra autant de temps pour s’acheter une maison qu’un ouvrier chinois pourquoi? parce que la valeur des biens sont en fonction des matières évidemment mais elle s’harmonise en fonftion du pouvoir d’achat mais aussi lemontant de sacrifice (heures de travail) que la personne est prêt à donner. Pour une maison dans les deux cas, il fau compter entre 20 et 30 ans pour acquérir ce bien pour un ouvrier, la différence auniveau dela qualité de vie ne se fait pas à l’intérieur du pays mais à l’extérieur. L’ouvrier aura cinq fois plus de pouvoir d’achat en Chine mais en réalité il n’a pas les moyens de quitter son pays alors il vit la mme condition que son homologue chinois.

    C’est mon analyse, elle peut paraître simpliste pour des économistes titrés mais je crois fondamentalement que l’adhésion à une monniae unique est une erreur et qu’il serait même souhaitable que tous les membres de l’UE retrouve leur monnaie respective et pourquoi pas de façon responsable et concertée. Les monnaies reflètent la réalité économique et  l’European Currency Unit pourrait ainsi être réhabilité dans le cadre d’un marché des changes flottant. Ce qui n’enlève rien à l’intérêt de laisser ciculer les biens, les services et les hommes au sein de l’espace économique. Cela fait un peu plus de comptabilité au plus grand bénéfice de banques et autres agents de changes frontaliers.

    Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer, à noter que l’aventure fédérale européen n’est qu’ne farce supplémentaire dont on pourrait également faire l’économie d’un naufrage. :roll:

  • c_oim

    > Projet Spartacus

    > inventons notre propre monnaie pour nous libérer de la Banque!

    :P

  • Je le dirait pas assez tous des clochard il nous prenent pour des pigeons ou des moutons ;-) mais la verite c qu’il on pas tord.. nous somme tous des pigeons… vous ete pas d’accord on lis ces blog et commente et on fait rien derrieres…… il faut avouer qu’il sont trop fort!…. meme bon ;-)
     
    L’europe sera la prison du monde dans les 20 prochaines annees et les USA egalement il vous restera l’asie et l’amerique du sud ou alors aller bosser comme un noir en afrique (aucun racisme ici ok!) … moi je suis deja plus en europe depusi quelques annees….
     
    Bonne chance!!!.. un yankee par jour en forme toujours…!!

    • Bouffon

      Cause pour toi, j’ai changé mes euro et mes dollars et je protège mon épargne.
      Dès que ma paie tombe, je vide mon compte qui est dans l’établissement le moins chère, j’écris au journaux et je signe des pétitions.
      Je suis l’actualité, je vulgarise les situations, et je sensibilise mon entourage et les gens que je rencontre. Même si je trouve personne pour représenter mes idées en politique, je m’efforce de chercher le moins pire qui redresserai ce merdier.
      Mais je constate que ça ne suis pas derrière, depuis le début de la crise je n’ai vu qu’un initiative intéressant, les syndicats ne protèges pas l’avenir des pères de familles, les gens n’ont pas résiliez leur garage ou vendu leur voiture. Rendu leur carte de crédit et refuser les prix pratiqué ou a négocier. Les modes de vie alternatives ne sont pas prise d’assaut, pareil pour les monnaies.
      C’est plutôt l’inverse les gens continue à consommer des gadgets inutiles, il demande si y’a pas un moyen de se faire de l’argent en fessant un crédit avant la chute et ils ne comprennent pas qu’on s’entend sur le fonds et que la forme viendras avec la démocratie. Bref comme d’hab les outils de communication continue à dire « tu crains »…

  • Ertalif

    « La contestation des « masses » ne servira à rien »
    Ouahhh!!!! en voilà une affirmation péremptoire.. affirmation ne vaut pas démonstration, n’est-ce-pas Mme soleil?
    il aurait fallu convaincre les masses de sans-culottes qu’il était impensable de mettre fin à plus de 1300 ans de royauté, et on se serait évité une petite révolution, la déclaration des droits de l’homme et une contagion lente et irrésistible au niveau mondial….