UARS : une rentrée sous surveillance

Demain surveillez bien le ciel, il risque de pleuvoir un satellite! C’est donc demain qu’il va nous faire son retour fracassant, sans que nous ne sachions pour l’instant où il va tomber, c’est le flou total, l’ignorance complète, la roulette russe! On ouvre les paris? J’annonce la prédiction de Paco Rabanne avec 11 ans de retard, sur Paris, et peut être même directement sur l’Élysée! :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

Ce satellite d’observation de la Terre de la NASA vieux de 20 ans rentrera dans l’atmosphère entre le 22 et 24 septembre, mais ne se consumera pas intégralement.

Image d’artiste du satellite UARS. Chargé plus particulièrement d’analyser les composés chimiques de la couche d’ozone de notre planète, cet engin de 10 m de long et 6 tonnes va prochainement rentrer dans notre atmosphère.
Crédit : NASADédié à l’étude de la haute atmosphère et lancé par la navette Discovery en 1991, l’Upper Atmosphere Research Satellite (UARS) a accompli sa mission pendant 14 ans au lieu des 3 années envisagées au départ. En fin de vie son orbite initiale de 700 km a été abaissée afin qu’il se consume dans l’atmosphère.


Tout ne brûlera pas

Toutefois, les 6 tonnes ne seront pas totalement détruites et plus d’une vingtaine de débris pourraient parvenir au sol. Selon les derniers calculs effectués, UARS évoluant actuellement au maximum à 240 km d’altitude, sa rentrée devrait se produire le 23 septembre à plus ou moins un jour, soit entre le 22 et le 24 septembre. La NASA se veut rassurante et estime que les chances qu’une personne soit blessée par la chute d’un morceau de son satellite à 1 sur 3.200, notamment parce que la terre est couverte à 75 % par des océans. À ce jour aucun cas de blessure par débris de satellite suite à une rentrée n’a été répertorié en plus de 50 ans d’activités spatiales.

Commerce illégal !
En raison de son trajet orbital actuel (incliné à 57°), les débris du satellite parviendront à la surface de notre planète entre 57 degrés de latitude nord et 57° degrés de latitude sud sur une zone de 800 km de longueur sans qu’il soit pour l’instant possible de déterminer exactement où. Sur cette page, la NASA publie régulièrement des mises à jour.

UARS lors de son largage sur orbite par Discovery en 1991 (mission STS-41). On voit en avant-plan le bras robotique canadien de la navette qui a servi à extraire le satellite de la soute.
Crédit : NASADe surcroît, les autorités américaines préviennent que tout morceau d’UARS atteignant le sol reste une propriété fédérale ! Le message est clair : ceux qui compteraient s’approprier des débris pour en faire un commerce lucratif auprès de collectionneurs violeront la loi. De surcroît, il convient de ne pas oublier les risques associés à la manipulation des éléments d’engins spatiaux, ceux-ci pouvant être dangereux (par toxicité notamment en cas de résidus chimiques). Ils ne doivent donc être récupérés que par du personnel spécialisé.

Cette vidéo NASA de 1999 explique les enjeux de la mission UARS.

Source: enjoyspace.com

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