Un tiers des Européens souffrent de maladie mentale ou neurologique

38,2% des européens auraient besoin d’un traitement pour se soigner les boyaux de la tête? Un chiffre colossal qui représente des millions d’euros de profit si on prend en compte que tout et n’importe quoi devient prétexte à se soigner via des médicaments de toute sorte. Un deuil trop long? Cela a été identifié comme étant un trouble mental! Toujours de bonne humeur? Idem! Agressif? Itou! Bref, les recherches à effectuer son rapides pour se rendre compte de l’étendue du problème, tout est devenu prétexte à vendre des remèdes…

© AFP/Archives – Pascal Pavani

© AFP/Archives - Pascal Pavani

Plus d’un tiers (38,2%) des habitants de l’Union européenne souffrent d’une maladie mentale ou neurologique, allant de l’insomnie à la démence, selon une étude publiée lundi par le Collège européen de neuropsychopharmacologie (ECNP).

Cette étude, publiée dans « European Neuropsychopharmacology », porte sur 30 pays, ceux de l’UE plus la Suisse, l’Islande et la Norvège, représentant 514 millions d’habitants. Elle prend en compte toute la gamme des maladies mentales ou neurologiques dans toutes les tranches d’âges.

Il en ressort que 38,2% de la population souffrent de troubles concernant le cerveau. Les maladies les plus fréquentes sont les troubles anxieux (14%), l’insomnie (7%), la dépression majeure (6,9%), les troubles somatoformes (où coïncident des symptômes physiques et psychologiques) (6,3%), la dépendance de l’alcool ou des drogues (4%), le déficit d’attention avec hyperactivité (5% chez les jeunes), la démence (30% chez les plus de 85 ans).

En outre, « des millions de patients souffrent de maladies neurologiques telles qu’ictus apoplectique, traumatismes cérébraux, maladie de Parkinson et sclérose en plaques », selon le communiqué de l’ECNP.

Il n’y a pas d’augmentation du taux d’ensemble depuis l’étude précédente, en 2005, sauf pour la démence, du fait de l’augmentation de l’espérance de vie.

L’ECNP note encore qu’un tiers seulement des malades reçoivent un traitement, et que les maladies du cerveau représentent 26,6% des maladies dans ces pays européens.

« Une action concertée prioritaire est nécessaire à tous les niveaux, y compris une augmentation substantielle du financement dans les domaines de la recherche fondamentale et clinique comme dans celui de la santé publique », conclut l’étude.

L’ECNP, qui tient actuellement son congrès à Paris, est une association scientifique paneuropéenne fondée en 1987 dans le but de promouvoir la recherche en neurosciences.

Source: lesechos.fr

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