Consensus européen sur un embargo pétrolier contre la Syrie

But final de tout cela: l’Iran, mais pour y arriver, il y a du chemin à faire, en attendant, on s’attaque à la Libye, mais ça c’est fait, et à la Syrie, c’est en cours! Au programme: propagande, affaiblissement et attaques de tous les côtés, petit à petit, ils vont y arriver même si la vérité commence à être connue, surtout pour ceux qui se ré-informent… Pour les retardataires, je vous conseille ceci pour bien vous mettre dans le bain: Soral qui nous explique qu’en Syrie, il ne se passe rien contrairement à ce que les médiamensonges nous disent.

Le président syrien, Bachar Al-Assad, le 20 juin 2011.

Le président syrien, Bachar Al-Assad, le 20 juin 2011.AP/Anonymous

L’Union européenne s’approchait lundi d’un accord sur un embargo sur les importations de pétrole syrien. « Il y a un consensus politique sur un embargo européen sur les importations de produits pétroliers syriens », a affirmé un diplomate européen s’exprimant sous couvert de l’anonymat, à l’issue d’une réunion d’experts de l’UE sur le sujet à Bruxelles. Cette réunion d’experts n’a montré « aucune objection » d’un des 27 pays à un tel embargo pétrolier face à la poursuite de la répression en Syrie, a renchéri un autre diplomate européen.

Cet embargo devrait être lourd de conséquences pour l’économie syrienne : l’Europe achète 95 % du pétrole exporté par la Syrie, ce qui représente entre un quart et un tiers des recettes du pays. La décision devrait devenir effective d’ici la fin de la semaine après sa confirmation par les gouvernements des 27 pays européens. Des discussions se poursuivent par contre entre Européens sur la nécessité ou non d’un embargo complémentaire sur les investissements dans le secteur pétrolier syrien. Ces nouvelles sanctions européennes à l’encontre du régime de Bachar Al-Assad s’ajoutent aux mesures déjà prises à l’encontre de 50 personnalités, dont trois responsables iraniens, et huit « entités » syriennes et iraniennes, liées au régime et à la répression en cours. Mais ce sont les premières sanctions concernant le secteur pétrolier. Les Etats-Unis ont déjà décrété de leur côté un embargo d’importation sur le pétrole syrien, mais cette sanction était surtout symbolique puisque les Américains n’importent pas de pétrole de Syrie.

VISITE D’UN ÉMISSAIRE RUSSE

Le président Al-Assad, recevait, au même moment, la visite du vice-ministre russe des affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov. L’émissaire russe a transmis à Damas un message du président, Dimitri Medvedev, portant sur « la position constante de la Russie » au sujet de la crise en Syrie. Moscou, allié du régime syrien, a engagé un bras de fer avec les Occidentaux au sujet des sanctions contre Damas. « L’émissaire a affirmé le soutien de son pays pour les réformes entamées par la Syrie dans les domaines politiques et économiques et a exprimé l’espoir de voir se maintenir la sécurité et la stabilité du pays », a souligné l’agence gouvernementale syrienne Sana après l’entrevue entre M. Bogdanov et le président syrien. Le diplomate russe a également insisté sur « l’importance du maintien de la coordination entre les deux pays dans tous les domaines ». Lors de cet entretien, le président Assad a marqué son estime pour « la position équilibrée de la Russie vis-à-vis des développements en Syrie », a ajouté l’agence Sana.

 

Le président russe Dimitri Medvedev (à droite) et son homologue chinois Hu Jintao s'opposent toujours au projet occidental de résolution contre la Syrie.

Le président russe Dimitri Medvedev (à droite) et son homologue chinois Hu Jintao s’opposent toujours au projet occidental de résolution contre la Syrie.AFP/DMITRY ASTAKHOV

Vendredi, la Russie s’est une nouvelle fois opposée aux Occidentaux au Conseil de sécurité de l’ONU, en présentant un projet de résolution sur la Syrie éliminant les sanctions contre Damas. Le projet européen, présenté par la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Portugal et soutenu par les Etats-Unis, appelle en effet à un gel des avoirs financiers du président Assad et de son entourage et à un embargo sur les armes. Moscou, qui se contente d’appeler le président Assad à accélérer les réformes, a laissé entendre qu’elle pourrait mettre son veto à toute résolution de sanctions qui serait mise au vote. La Russie estime que le moment n’est pas venu d’imposer des mesures punitives à Damas en réponse à la répression du mouvement d’opposition qui, selon l’ONU, a déjà coûté la vie à plus de 2 200 personnes, pour la plupart des civils.

L’IRAN DÉMENT TOUT RÔLE EN SYRIE

Autre allié traditionnel de la Syrie, l’Iran a démenti tout rôle en Syrie et dénoncé les sanctions de l’Union européenne contre l’unité Qods (forces spéciales des Gardiens de la révolution) accusée d’avoir aidé le régime syrien à réprimer les manifestations de protestation. « Nous démentons tout rôle dans les affaires intérieures de ce pays », a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Ramin Mehmanparast, dans un communiqué. « La prétention de l’Union européenne à lier, sans aucune preuve, l’unité Qods des Gardiens de la révolution avec les événements en Syrie est sans fondement et vise à faire diversion », poursuit-il. « Comme nous l’avons répété à de nombreuses reprises, le gouvernement et le peuple syrien sont politiquement matures pour régler leurs problèmes et la République islamique d’Iran respecte la souveraineté des autres pays », a ajouté M. Mehmanparast. L’Iran, proche allié de Damas, accuse les pays occidentaux et certains pays arabes d’attiser et d’exploiter le mouvement de contestation en Syrie.

2 commentaires

  • Pétrole, mon amour!!! La guerre froide continue avec un invité surprise la Chine.

    Rappelons-nous l’épisode de la frégate lance-missiles chinoise dans les eaux méditerranéennes au début de la crise libyenne et déjà cette alliance sino-russe contre la résolution 1973. 

    Et il y a des précédents l’entente s’est faite contre l’intervention de l’OTAN dans le conflit serbo-kosovar en 1999 puis en 2003 contre l’intervention en Irak. Cette alliance entre russes et chinois est tout d’abord une coopération économique entre voisins mais aussi une synergie militaro-technique depuis les années 1990. Elle a pour ambition de contrer l’hégémonie des USAÂ et de promouvoir l’existence d’un monde multipolaire.

    Les russes et les chinois s’entendent parfaitement pour défendre le principe d’indépendance nationale qui se caractérise par le droit à la souveraineté.

    Ainsi l’on comprends mieux le positionnement idéologique de M. Soral.

    Evidemment, aimer le principe de souveraineté nationale plutôt que le principe de gouvernance mondiale, cela peut se comprendre mais de là à défendre des pays à caractère mafieux comme on le voit dans beaucoup de pays arabes, à caractère totalitaire comme la Chine, la Russie… à caractère intégriste religieux comme en Iran… il y a des limites à la connerie.

    Pour les idéalistes à tous crins, la réalité peut faire mal.

    Malheureusement, les règles du jeu mondiale est un mélange d’échec, de risk, de monopoly, de poker… et quand on est un petit français, il est bon de se situer dans cet ensemble pour ne pas perdre son rang et ce n’est pas en refusant d’intervenir dans tel ou tel conflit que nous maintiendrons l’influence française.

    Sur le jeu subtil des alliances, il m’apparaît évident que les USA sont des partenaires incontournables de la France et de l’UE. L’Histoire ne s’arrête jamais.

    Plan Bush ou pas, le printemps arabe s’est révélé à la grande surprise du monde. Nous avons eu la peau de Khadafi et positionner les intérêts des groupes français en Libye au détriment des chinois, tant mieux.

    Maintenant, pour le cas de la Syrie, une déstabilisation du pouvoir dans cette région aurait des conséquences qu’il reste à évaluer  mais pourquoi ne pas crever l’abcès et se débarrasser une bonne fois pour toute de cette mafia tyrannique tout en évitant le chaos, le fait de commencer par un embargo est la meilleure entrée en matière.

    Donc voilà le paysage entre pays alignés et non-alignés, producteurs de l’OPEP, la GAZPROM toute puissante, l’hégémonie américaine, les vues expansionnistes chinoises au niveau mondiale, grâce à leur force industrielle, financière et bientôt militaire sans oublier la chienlit monothéiste.

    Au grand dam de la planète et de son environnement, nous sommes dans la mouise un vrai radeau de la méduse.
     

  • pokefric pokefric

    Moi je crois plutôt qu’ils s’amusent tous et qu’ils nous amusent, nous faire croire que les russes et les chinois sont des pacifistes ….
    Au diable les grandes puissances qui veulent se partager le produit du sang versé.
    Ils vont affamés les peuples pour s’autoriser une extermination.
    Que ce nouveau monde qui se prépare est pourri….