Les taches solaires, détectables jusqu’à 48 heures avant leur apparition

C’est peut être une bonne nouvelle que voilà, les tâches solaires pourraient être prévues à l’avance laissant un laps de temps supplémentaire quand à une éventuelle alerte si bien sur les autorités nous concèdent le droit d’être informés de cela…

Ici, une image de la tache solaire AR12263 capturée le 9 août dernier à la lumière ultraviolette (Crédits : NASA/SDO/AIA)Selon une étude américaine publiée vendredi, les taches solaires, régions de la surface du Soleil marquées par une intense activité magnétique, sont désormais détectables 24 à 48 heures avant leur apparition. Un progrès devant les risques que celles-ci peuvent représenter.

Alors que le Soleil semble s’être récemment réveillé d’une période de faible activité, c’est une découverte qui pourrait s’avérer très utile dont fait part vendredi la revue Science. En effet, les chercheurs du Laboratoire de physique expérimentale de l’Université Stanford en Californie y expliquent qu’ils ont trouvé un moyen de détecter entre 24 et 48 heures à l’avance l’apparition de taches solaires.

Ces régions de la surface du Soleil sont marquées par une température inférieure à leur environnement, mais surtout par une activité magnétique intense. Avant même qu’ils ne soient visibles, ces phénomènes sont ainsi capables de provoquer de fortes perturbations magnétiques, dangereuses pour les astronautes se trouvant dans l’espace et pouvant perturber les systèmes de télécommunications et de navigation terrestre. D’où l’importance de prévoir leur apparition.

Au cours de leurs travaux, les chercheurs ont en fait utilisé des observations faites par échographie Doppler avec l’Observatoire solaire et héliosphérique, un satellite placé en orbite autour du Soleil dans le cadre d’une mission conjointe de la Nasa et de l’Agence spatiale européenne, rappelle l’AFP. Grâce à ces données, ils ont alors découvert que les champs magnétiques se formaient à près de 65.000 kilomètres sous la surface du Soleil, donc bien avant que les taches solaires n’apparaissant à la surface de l’astre.

Mieux prévoir la « météo spatiale »

Ces champs seraient ainsi beaucoup plus puissants qu’anticipé par les modèles précédents, remontant de l’intérieur du Soleil à une vitesse variant de 0,3 à 0,6 kilomètre à la seconde et ne formant des taches solaires que 24 à 48 heures après. C’est donc en étudiant ces champs que les chercheurs sont parvenus à détecter les taches bien avant leur apparition.

« Cette nouvelle méthode de détection des taches solaires devrait améliorer les capacités de prévisions de « la météo » dans l’espace« , souligne Stathis Ilonidis, principal auteur de l’étude cité par l’AFP. En outre, alors que plusieurs éruptions solaires sont survenues ces derniers mois, les astronomes américains ont aujourd’hui observé une diminution des taches solaires et un ralentissement de l’activité près des pôles. Des éléments qui témoignent, selon eux, que le Soleil s’achemine vers une période prolongée de calme plat.

Source: maxisciences.com

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