Par Lediazec
Dans un contexte mondial où les institutions financières poussent les sociétés vers l’effondrement, le chaos règne en maître absolu. Des esprits maléfiques se sont emparés de nos destinées. Rompre le sortilège ne sera pas une mince affaire.
L’indignation a cessé d’être un outil de revendication efficace. Elle est encadrée par des systèmes qui ramènent à l’ordre les brebis égarées. Par la voie « douce » de l’autocensure, ou par un malheureux « accident » pouvant entraîner la mort !
Ces systèmes attisent les antagonismes culturels et religieux, engendrant, outre la peur et l’insécurité, la haine et les guerres. L’objectif est d’occuper les esprits avec des préoccupations secondaires. On instrumentalise la peur comme mécanisme de contrôle, afin de dissimuler le véritable dessein : mutualiser les déficits en s’appropriant les profits.
En d’autres termes, lorsqu’une entreprise génère des bénéfices, ceux-ci demeurent dans la sphère privée ; mais quand les résultats se dégradent, on sollicite les fonds publics pour retrouver l’équilibre ! Sachant qu’en Oligarchie, les pertes n’existent pas. Ce qu’elle présente comme tel, ce n’est que du manque à gagner ! Bienvenu chez les cannibales !
Sous l’emprise de réseaux occultes, nos dirigeants politiques accroissent continuellement les prélèvements obligatoires, tout en alternant discours apaisants et rhétoriques alarmistes pour maîtriser la colère grandissante qui touche désormais certaines couches privilégiées de la société.
Chacun végète dans un environnement misérable, avec des ressources limitées par des contraintes systémiques. Force est de constater que lorsque les derniers garde-fous institutionnels céderont – nous y sommes presque – nous nous retrouverons dans un état primitif pour une durée indéfinie.
Ce constat dépasse les clivages politiques traditionnels : face à une catastrophe majeure, les différences sociales s’effacent. N’imaginons pas qu’un élan spontané de solidarité suffira à reconstruire une organisation sociale en voie de liquidation.
Privé de repères sécuritaires, l’être humain peut se transformer, malgré lui, en bête sanguinaire, juste pour sauver sa peau !
La reconstruction d’un ordre social semblable à celui qu’on s’applique à détruire ne reviendra plus. Adieu veau, vache, cochon, couvée !
À travers l’Europe, migration soigneusement organisée, chômeurs, travailleurs précaires, personnes en situation de pauvreté et jeunes sans perspectives, tremblent comme des animaux pris au piège, parce qu’en plus des incertitudes liées à l’avenir, les gouvernants poussent le sadisme jusqu’à les rendre responsables de la désorganisation qu’ils ont eux-mêmes orchestrée.
Sous prétexte d’un confort personnel illusoire et d’un aveuglement débilitant, faire l’autruche ne fera que précipiter l’avènement d’un futur goulag.
Sous l’Casque d’Erby
Publié le 5 août 2025 sur CAILLOUX DANS L’BROUILL’ART
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Réagir ?
A force de chaos, même les moutons en colère sont un peu K.O. Et la chaleur de ce mois d’août n’arrange rien.
https://i.servimg.com/u/f53/11/40/28/12/mouton16.jpg
GREUH !
Excellente analyse.
Besoin d’un dessin ?
Oui dessine moi un mouton…
Bon pour le reste pas grand chose à rajouter, il se pourrait bien que le processus d’autodestruction ce soit mis en marche (on n’a pas de prédateurs) si ça concerne la société, il va ne rester que les loups (et les ours) si le processus concerne l’humain on va finir comme les dinosaures.
Sur une planète qui a plusieurs milliards d’années, on n’est quoi ? le centre du monde??
Pas beaucoup d’ interventions ce jour.
Un complément :
https://qph.cf2.quoracdn.net/main-qimg-5cec7ce9d64db2b0e8a253cc10b610db