Pendant qu’on pique une tête, on choure le rien qui reste.

Pendant qu’on pique une tête, on choure le rien qui reste

Par Lediazec.

À peine avons-nous tourné le dos, le temps de piquer une tête en toute décontraction dans une mer polluée, afin de laver l’esprit dans l’eau sale des détresses « caniculaires », vlan ! C’est le coup du lapin ! Le rachis cervical prend pour son grade !

Mets ta minerve et ferme-la ! 

Vous ne savez plus dans quel sens tourner le galurin pour lui trouver la bonne assise. Nous sommes de plus en plus perdus, l’ego niché tout au fond du nombril, refusant obstinément d’aller prendre l’air !

Si ce n’est pas du délire, je me taille de l’escalope dans les cuisses et me cuisine un tournedos de nouvelle génération. Beaucoup moins coûteux que dans la grande distribution. Au moins, là, je sais ce que je mange !

L’Europe essuie des vents violents, et rien du côté des météos locales ne laisse présager la moindre amélioration. On nous alerte sur la canicule, mais on oublie le séisme politique !

Une misérable vache chope la dermatose modulaire et c’est tout le cheptel qui y passe ! Et celui du voisin en prime ! 

Nos campagnes sont en danger. Nos paysans à l’agonie et la TVA sur l’électricité grimpe à 20 % ! C’est l’été ! Et si tu n’es pas content, t’attend le 10 septembre, tu t’arrêtes de consommer pendant une semaine et tu verras la gueule de ton congélo quand tu l’ouvriras. Ce qui ne changera rien au montant de la TVA !

Pas question d’aller larmoyer par monts et par vaux pour quémander de la charité chrétienne en milieu sataniste, elle s’est fait la malle avec armes et bagages. Les « acquis sociaux », direz-vous, si durement acquis ? Oubliez ! Une autre époque, d’autres mœurs !

Nous sommes plus nombreux qu’eux, dites-vous, la voix étranglée par la colère et le dépit ? Et alors ? Ne sommes-nous pas aussi plus démunis au niveau de la comprenette ?

Même les syndicats trouvent les revendications, sujet tabou ! Tellement en panne d’inspiration que les mots d’ordre pour les défilés sont remplacés par des chorégraphies inspirées par le wokisme. Imaginez !

À partir du moment qu’ils émargent, qu’ont-ils à faire avec l’orthographe de la misère les dirigeants syndicaux ?

Le monde financier livre une guerre sans merci sur tous les fronts. Niveler par le bas, telle est sa volonté. La classe politique, comme les syndicats, jouant le rôle qu’on lui a assigné : exécuter sans poser des questions.

Goinfre-toi et ferme-la !

C’est une guerre sanguinaire qui se développe sous nos yeux. On taille, on tranche et on met sous vide !

Cette U.E, imposée à grands coups de votes tronqués et de directives dictées à des dirigeants politiques corrompus, par des non-élus, est un mouroir. Elle était et demeure le réservoir dans lequel le grand frère Américain pioche au gré de ses besoins pour se maintenir à flot.

Qu’elle soit économique ou militaire, c’est la guerre. Quelle différence entre l’une ou l’autre, puisque les victimes, elles, ne sont que des cases qu’on coche sur des volets statistiques !

Sous l’Casque d’Erby

Publié le 1er août 2025 sur CAILLOUX DANS L’BROUILL’ART


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7 Commentaires

  1. Merci Seb. Le bon courage et le bon week-end.

  2. https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif merci pour cet article, toujours si bien écrit. Clair et net !
    Alors côté moral en revanche, ce n’est pas en le lisant qu’il va remonter. Mais bon, ce n’est que la stricte vérité, hélas, trois fois hélas !
    « Hélas, ai-je pensé, malgré ce grand nom d’Hommes,
    Que j’ai honte de nous, débiles que nous sommes! »
    Bon, Alfred de Vigny ne le disait pas dans ces circonstances, mais je trouve que ça colle bien au sujet ici.

  3. Quand un bateau coule
    Et touche le fond
    C’est pour le plus grand
    Plaisir des poissons
    Qui meurent d’ennui

    Il y a
    les courants qui nous déportent,
    les vagues qui nous malmènent,
    les tsunamis qui nous noient.

    Et puis il y a
    le courage avec lequel
    on continue de lutter,
    la force avec laquelle
    on rejoint le rivage.
    Quand un bateau coule
    Et touche le fond
    Surtout le dimanche
    C’est pour le plus grand
    Plaisir des poissons
    Qui meurent d’ennui

    La tempête croit-on
    Ne saurait tarder
    D’aucuns la disent
    Pour aujourd’hui
    La mer aussitôt
    Se met à gonfler
    De leur espérance

    Ils supputent
    Evaluent
    Discutent
    Et parient

    Le monde aquatique
    Frémit d’impatie

    Et puis il y a
    le courage avec lequel
    on continue de lutter,
    la force avec laquelle
    on rejoint le rivage.

  4. Merci aux poètes qui nous font nous évader pour oublier que ça fait des années que l’on n’a pas eu les moyens de quitter notre habitation pour l’été , ce qui nous manque de moins en moins grâce aux jardins collectifs .

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