Des théories de l’évolution de Darwin à l’observation du milieu de Lamarck, quel impact de l’environnement sur le génome ?

Des théories de l’évolution de Darwin à l’observation du milieu de Lamarck, quel impact de l’environnement sur le génome ? Danièle Bovin

Si pour Mr Darwin les dés en étaient jetés, et que pour lui, toute naissance était le résultat d’une programmation génétique, il en a été bien différent pour Mr Lamarck qui lui était contemporain, mais a choisi de ne pas séparer le sujet de son environnement. Il en déduisit que celui-ci avait une incidence indéniable sur l’évolution de l’espèce. Il s’avère aujourd’hui que Mr Lamarck était moins catégorique, mais plus proche en tous cas des recherches actuelles d’épigénétique. L’épigénétique (du grec ancien ἐπί, épí, « au-dessus de », et de génétique) est la discipline de la biologie qui étudie la nature des mécanismes modifiant de manière réversible, transmissible (lors des divisions cellulaires) et adaptative l’expression des gènes sans en changer la séquence nucléotidique (ADN)

La multiplication des cellules, la spéciation, ainsi que l’agencement en tissus et organes sont trois propriétés fondamentales qui étaient attribuées à la programmation génétique intrinsèque à l’ADN. On attribuait alors les malformations à des « erreurs » d’expression du programme.

C’est là un des sujets de recherches de l’équipe du Professeur Belpomme, et son livre « comment naissent les maladies » fait état d’une santé très altérée des humains, et de leur système immunitaire, quelque peu contradictoire avec le fait que la science ait fait d’énormes progrès et repoussé l’espérance de vie. La recherche en génétique et la mise en valeur des facteurs d’hérédité des dernières décennies permet de mettre en exergue tous les facteurs qui en sont exclus, et de pouvoir alors en déduire tous ceux qui sont concernés. Aujourd’hui, l’observation montre que notre environnement pollué génère de nombreuses affections et maladies : 90% des cancers ont une origine environnementale, nous dit l’oncologue, spécialiste en la matière, 5% seulement seraient d’origine héréditaire, et 5% seraient dus au « hasard ». Or, il s’avère que pour mener des recherches sur les cellules cancéreuses, la seule façon de « reproduire expérimentalement le phénomène de cancérisation est d’introduire dans une culture de cellules normales un virus, ou un produit chimique, ou encore d’irradier les cellules. » c’est déjà une piste qui met la puce à l’oreille…

« 20 % des maladies « rares » sont considérées liées à une cause environnementale. »

Alors nature ou culture ?

Culture et environnement nous dit l’étude du danois Paul Lichteinstein publiée en 2000 qui porte sur l’observation de 90 000 vrais jumeaux dont 10 000 étaient atteints de cancers. Alors qu’ils sont porteurs du même ADN et du même génome, et donc dans une étude grandeur nature en « double aveugle », pourquoi l’un a-t-il déclenché un cancer, et l’autre pas ? Le chercheur en arrive à la même conclusion : 90% des cancers ont une origine environementale, inclus le tabagisme (p49)

(Lichtenstein P, HolmHV, Nerkasalo PK et al. « environmental and heritable factores in the causation of cancer – analyses of cohorts of twins from Sweeden, Denmark, and Finland » N Engl. J. Med 2000, 393 : 78-85)

Pour le professeur Belpomme il faut chercher les causes dans notre quotidien :

Notre alimentation qui contient nombre de résidus chimiques, des nitrates, pesticides, dioxine, additifs, colorants, conservateurs et exhausteurs de goût. De faibles doses répétées souvent représentent un danger pour l’organisme. Bien sûr il engage à manger bio, principalement pour les femmes enceintes dont les toxiques passent la barrière placentaire et vont atteindre le fœtus dès les premières semaines de vie.

Un nombre croissant de personnes montrent aujourd’hui des symptômes de sensibilité multiple aux produits chimiques.

Certaines molécules comme le bisphénol A, les phtalates, la dioxine, le mercure, les nanoparticules font déjà l’objet de mises en garde par l’OMS et l’Anses, et nécessitent une législation sévère afin de protéger la population, et principalement les enfants.

L’aluminium est utilisé dans les vaccins et l’eau de boisson :

https://www.anses.fr/fr/content/exposition-%C3%A0-l%E2%80%99aluminium-par-l%E2%80%99alimentation

Tous les poissons contiennent aujourd’hui des particules de plastique ; que deviennent ces particules dans notre corps ? Quelles réactions peut-il se créer par le cumul de ces différentes substances et les interactions entre elles ?

https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2018/06/microplastiques-quels-risques-pour-la-sante

On ingère par la bouche, mais aussi par nos poumons, les pores de la peau avec la pollution de l’air, les particules fines, les formaldéhydes classés comme cancérigènes certains, les vernis nocifs, agglos et autres colles, qui dégagent des molécules sur des dizaines d’années.

Mais une autre pollution inodore, invisible, non encore reconnue par les pouvoirs publics en France, ni par l’Anses, fait déjà bien des dégâts, il s’agit des champs électro magnétiques : Roger Santini avait déjà attiré l’attention du gouvernement sur les risques sanitaires liés aux antennes relais et à l’usage (abusif) des téléphones portables. Dès 1984 il avait alerté sur le rôle mutagène et cancérigène des micro ondes, c’est-à-dire des champs électromagnétiques non thermiques. Ces effets délétères sur l’ADN et parfois de façon irréversible ont été confirmés par le Dr Barrie Trower, physicien expert, médecin de l’armée, qui a passé sa vie à effectuer des recherches sur les micro ondes.

En effet, si l’ADN est protégé, l’ARN, qui sert à la duplication des cellules, lui, ne l’est pas ; il est nu, c’est pourquoi, chez l’humain, les quelques 400.000 ovules qui sont déjà programmés in-utero durant les premiers mois de grossesse, peuvent être irradiés directement par les champs électromagnétiques, et rendus stériles.

https://www.youtube.com/watch?v=xXsrwBRygYU

Un des effets toxiques des ondes électromagnétiques est l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique. Le mercure, affectionnant particulièrement les cellules graisseuses va alors se loger dans le cerveau, et génère de nombreuses affections et maladies du système nerveux, maladie de Parkinson, d’Alzheimer et autisme, dont le taux de croissance est exponentiel.(aux USA 1 enfant sur 5000 était atteint d’autisme en 1975, en 2014 ce nombre est passé à un sur 68 ! )

« Les champs électromagnétiques provoquent des courants électriques en bouche, qui, en raison de l’érosion du métal qu’ils provoquent, génèrent des vapeurs de mercure. »

L’OMS affirme en 1991 que « les vapeurs de mercure sont la principale source d’exposition mercurielle de la population occidentale. »

Dans son livre le Professeur Belpomme nous cite l’exemple du Japon qui, à la suite d’une forte contamination au mercure avec les poissons intoxiqués, a exclu celui-ci des amalgames dentaires. Ce pays, très industrialisé a pourtant aujourd’hui une espérance de vie des plus élevée et le plus bas taux de maladie d’Alzheimer, sauf pour les japonais qui émigrent aux USA ! C’est-à-dire qui remettent des métaux en bouche lors des traitements.

L’éviction des ondes réduit voir arrête les symptômes des électrosensibles dans 60 à 70 % des cas !

Pourtant la simple éviction des ondes et mesures de protection (mettre un câble Ethernet plutôt que du wifi, utiliser un téléphone filaire plutôt qu’un téléphone portable ou mobile DECT…) accompagnés de quelques compléments alimentaires qui permettent au corps de retrouver une homéostasie, réduisent fortement voire arrêtent les symptômes enregistrés dans 60 à 70% des cas (maux de tête, insomnie, tachycardie, troubles de la sensibilité cutanée, acouphènes, vertiges, nausées, épuisement, troubles cognitifs, problèmes oculaires, digestifs, musculaires et articulaires). Aujourd’hui, les sources d’exposition se multipliant, et se cumulant, c’est une véritable gageure que d’y échapper…

Ces maladies que l’on attribuait à la vieillesse (Alzheimer, Parkinson, diabète, hypertension) se révèlent en fait atteindre les personnes les plus soumises aux sources multiples de pollutions  : antennes relais, wifi, téléphone portable, téléphone DECT, babyphone, antennes Wimax, éoliennes, courants vagabonds, lignes haute tension et très haute tension, transformateurs électriques, centrales électriques, compteurs communicants. Ces irradiations peuvent être intensifiées lorsqu’elles sont couplées à des métaux dans le corps qui font antenne de réception (amalgames dentaires, vis, clous, plaques, pacemaker, pompe à insuline).

Les nombreux vaccins à répétition cumulant les doses de sels d’aluminium participent également à l’intoxication aux métaux lourds.

A la consultation hospitalière, un jeune adolescent de 15 ans montrait tous les symptômes de la maladie d’Alzheimer, il dormait depuis 6 mois avec son téléphone portable sous l’oreiller. Les syndromes du SICEM (syndrome d’intolérance aux champs électro magnétiques) définis par le Dr Belpomme sont aujourd’hui internationalement reconnus.

Tous les pays du nord de l’Europe ont inclus l’électro hyper sensibilité dans les handicaps. En 2013, le Conseil des ministres des pays nordiques dans son adaptation de la classification internationale des maladies (OMS ICD 10), a intégré la sensibilité chimique multiple (MCS) et l’intolérance électromagnétique dans la liste des maladies professionnelles. Ainsi, le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège, et la Suède, tout comme le Groenland les îles Féroé et Aland, ont intégré ces 2 pathologies sous la classification R68.8 qui regroupe les « symptômes, signes et résultats anormaux d’examens cliniques et de laboratoires, non classés ailleurs.  Lors de la décision, il a été recommandé de « ne pas classer ces troubles dans les catégories psychiatriques, sauf en cas de diagnostic par un psychiatre. L’électrosensibilité est entrée dans le répertoire des maladies en Allemagne en 2013. »

La prévention comme outil de protection de la santé :

Seule la prévention peut enrayer ces fléaux que sont les maladies dégénératives nous dit le chercheur ; si pour le tabagisme et l’alcoolisme les mesures individuelles ont donné des résultats, les grandes campagnes d’information sur les problèmes d’obésité, de cholestérol, de diabète de type 2, d’hypertension, ne fonctionnent pas. Elles démontrent l’inefficacité des régimes, une pandémie du diabète de type 2 (3,4 millions de morts par an) et des maladies cardio-vasculaires.

« Le virus n’est rien , le terrain est tout » disait Pasteur juste avant sa mort :

Ces pollutions multiples affaiblissent le système immunitaire et laissent la porte ouverte aux pandémies, que le ministère de la Santé propose de contrer par des campagnes de vaccination multiples, lesquelles vont encore affaiblir le terrain de l’individu.

Ces composants multiples ont une influence certaine sur notre santé, et peuvent participer également à la transformation des gènes en les faisant muter. « Certains virus (comme celui du SIDA 3 millions de morts par an 4ème cause de mortalité dans le monde) non pathogènes chez les animaux passent la barrière inter espèces, lié à un déficit immunitaire. Il devient alors pathogène et se répand. » P 182

L’obésité va également croissant de façon exponentielle, causant moult culpabilités principalement chez les femmes. Bienvenue l’étude de Mr Philipe Irigaray qui démontre que sur deux lots de souris ayant mangé approximativement la même quantité de nourriture, celle à qui il avait injecté un hydrocarbure aromatique, du benzopyrène, était devenue obèse avec 30% de prise de poids supplémentaires.

(Philippe Irigaray, docteur ès sciences en biochimie et membre du Conseil scientifique de l’ECERI, coordonne les recherches de l’ARTAC)

On en revient encore une fois à l’environnement qui, même à des doses infinitésimales de micro molécules, ont un impact majeur sur notre santé, notre génome, et l’avenir de l’espèce humaine.

« refuser les yeux ouverts ce que d’autres acceptent les yeux fermés »

René Char 1907-1988

auteur : Danièle Bovin

illustration : Serguey Nivens

publié sur le site https://lescitoyenseclaires.org/

4 commentaires

  • De l’origine de l’homme et des conséquences de son évolution dans l’immense désordre psychologique, sociologique, religieux, politique et morale qui règne aujour’hui dans nos sociétés.
    Le fait capital des temps primitifs est certainement la reproduction de l’espèce par un moyen que jusque-là, la Nature n’avait pas employé.
    Dans la période intermédiaire pendant laquelle les humains ne se reproduisaient pas encore par voie sexuelle, il n’y avait pas de génération, il n’y avait encore que la Genèse directe, c’est-à-dire l’évolution lente des êtres issus de la vie végétale et qui arrivaient peu à peu à l’état d’enfance de l’animalité et de l’humanité.
    Donc, les premiers hommes qui resplendissaient de la pureté morale de l’Enfant, de sa naïveté, de sa droiture, de son exquise sensibilité, ne sont pas plus les fils des singes qu’ils ne sont le vieil Adam des théologiens fait de toutes pièces par un Dieu inconnu.
    Ainsi, les premiers témoins de l’enfantement d’une femme durent éprouver un étonnement mêlé d’épouvante en face d’un fait si inattendu dans la vie de l’humanité. Ils ignorèrent d’abord complètement la cause qui l’avait produit, et du reste ne s’en préoccupèrent pas ; ce n’est que dans la période que l’on peut appeler moderne, c’est-à-dire historique, que cette cause a été connue.
    Les rapprochements s’étaient accomplis dans la plus grande promiscuité, tous étant frères et sœurs, puisque tous étaient issus de la même Mère-Nature et du même Père-Soleil. Ces rapprochements n’avaient pas eu de résultat immédiat, les hommes ne pouvaient pas se figurer qu’il pût y avoir dans leurs jeux sexuels le germe d’une conséquence aussi éloignée et aussi inattendue ; longtemps ils ignorèrent la loi de la génération, c’est-à-dire le rapport qui existe entre la cause et l’effet. Ils connaissaient mieux la Genèse primitive, l’origine végétale, puisque les espèces attardées avaient évolué sous leurs yeux.
    L’intelligence de ces premiers humains semblait égale en développement, c’était des mentalités d’enfant. Il n’y avait pas encore parmi eux de maladies, ni de tares héréditaires, et c’est de là que naquit le sentiment intense de fraternité, c’est-à-dire d’égalité.
    Dans les secondes races d’hommes, celles issues de l’enfantement de la Femme, des différences individuelles se produisirent, résultant des conditions de la fécondation. Ces différences déterminèrent des inégalités et par suite des jalousies.
    Il n’y a de fraternité réelle qu’entre les égaux.
    Ces préoccupations nouvelles dans la vie des femmes durent amener de grands changements dans les relations des deux adolescents primitifs.
    Chez la femme, ce fut l’éveil de l’amour maternel qui succéda à l’étonnement, à la curiosité des premiers moments, amour fait d’intérêt pour ce petit être qui surgissait d’une façon si imprévue et de la tendresse qui résultait, surtout, du contact intime de cette vie qui cherche l’abri maternel, la chaleur et le lait de la Mère. Ce sentiment grandissait et devenait bientôt cette affection profonde qui domine toute la vie de la Mère et lui inspire un dévouement sans borne.
    Quant à l’homme, il eut sans doute aussi un mouvement de curiosité, même d’intérêt et d’affection pour ce petit être que sa sœur naturelle venait de mettre au monde, mais cela ne l’empêcha pas de suivre les impulsions de sa nature, qui étaient autres, et, en voyant se prolonger cette préoccupation nouvelle de la Femme qui lui créait un amour dont il n’était pas l’objet, un commencement de jalousie naquit et ce fut le germe de discordes futures.
    L’instinct, en effet, c’est l’abandon de soi-même aux impulsions de la Nature. Or, depuis le moment où les sexes se séparent, le mâle est poussé par le besoin qu’il ressent d’éliminer l’élément sensitif, à s’enfoncer dans une voie décroissante qui lui donne des caractères physiques qui le rapprochent de l’animal, de l’Anthropoïde. (C’est alors qu’il affirme que le singe est son ancêtre, pour justifier cette ressemblance).
    Cette jalousie des premiers hommes a laissé sa trace atavique dans l’âme de nos jeunes gens. C’est ce sentiment qui met au fond de leur caractère un germe de tourment intime qui se révèle dès la première jeunesse par la taquinerie. Le jeune garçon qui sent entrer en lui « l’esprit malin » cherche à blesser ou à vexer sa petite sœur, à lui infliger des souffrances qui lui font verser ses premières larmes. Cette tendance grandit avec le développement de la sexualité masculine et aboutit à cette jalousie sombre, la misogynie, dont les manifestations ont rempli l’histoire.
    Toutes les traditions nous retracent l’histoire de la « chute » de l’homme, partout il est représenté comme un « ange déchu », devenant par cette déchéance « l’esprit du mal ».
    Rappelons pour conclure que parmi les sept péchés capitaux nous trouvons la colère.
    La colère est l’expression violente de la révolte de l’homme contre tout ce qui gêne les manifestations de son instinct.
    La susceptibilité est le premier mot de la colère. L’homme susceptible se fâche quand il a tort, et quand on lui prouve qu’il a tort ; il se blesse surtout quand il s’aperçoit qu’on le prend pour ce qu’il est, c’est-à-dire quand il voit qu’on n’accepte pas le masque, dont il se couvre, comme le représentant réellement.
    L’impatience, l’emportement, l’irascibilité viennent d’une impulsion motrice non coordonnée. Ce qui équivaut à dire que ce sont des manifestations qui ne sont pas guidées par le raisonnement ; elles sont spontanées et se produisent chez les individus dont l’intellectualité n’intervient pas dans la direction des actes. On les appelle des impulsifs, ils ne savent ce qu’ils font, leur violence prouve ce qu’ils veulent nier : leur déchéance.
    La colère est donc le fait de l’homme qui a perdu presque toute sa vie intellectuelle en la dépensant dans la vie sexuelle.
    Les caractères physiques de ces hommes les rapprochent des anthropoïdes.
    Loin d’être irresponsables de leurs actes, ils ont une immense responsabilité ; celle de leur déchéance, qui devrait, dans une société bien organisée, les priver de toutes espèces de droits, c’est-à-dire, comme dans l’antiquité, les mettre à l’interdit.
    L’impulsivité a ses degrés. Elle commence à l’impolitesse et finit au crime.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/

  • Avatar engel

    Cela fait plaisir,
    Enfin le sujet est abordé.
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