Gilets jaunes : « La grève générale illimitée, c’est la seule façon de gagner dans l’Histoire »…

L’appel est lancé pour le 5 février. Combien vont répondre à cet appel ? Partagez ! Volti

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Simon Gouin pour BastaMag

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Quelles revendications mettre en avant ? Comment s’organiser ? Entre les marches du samedi, les actions coup de poing et les discussions internes, les gilets jaunes normands tentent de se structurer autour de François Boulo, une figure locale et nationale, qui semble faire l’unanimité. L’avocat très médiatisé ne voit désormais qu’une possibilité pour faire avancer le mouvement et obtenir de nouvelles élections : la grève générale illimitée. Récit d’un débat hors du « grand débat national », alors que l’exaspération des gilets jaunes est de plus en plus forte. « Il y a beaucoup de manifestants qui, aujourd’hui, tendent à une fermeté d’action et de propos, alors qu’à la base, ce n’était pas le cas », s’inquiète l’un d’eux.

« Est-ce que le président de la République a un cœur qui bat ? Des oreilles qui entendent notre détresse ? On ne peut pas gouverner contre le peuple. Il faut revenir aux urnes. Pour le contraindre, nous n’avons qu’une stratégie : la grève générale illimitée. » Les applaudissements fusent après les mots de François Boulo. Cet avocat de 32 ans est devenu une figure des gilets jaunes normands. C’est autour de lui qu’ils se sont rassemblés, ce samedi, dans la Maison de quartier, au milieu des petites tours HLM du quartier La Pierre-Heuzé, au nord de Caen. « La grève générale illimitée, c’est la seule façon de gagner dans l’Histoire », estime François Boulo qui appelle à soutenir en parallèle les commerces proximité. De brefs « Macron, démission » sont lancés, avant que les débats ne reprennent.

L’avocat rouennais arrive d’Évreux, où se déroulait ce samedi 26 janvier une manifestation régionale. 300 gilets jaunes l’accueillent sous les applaudissements. À 100 mètres, sept cars de CRS sont positionnés autour de l’entrée principale du quartier, au bord du périphérique de Caen. Entre l’église Saint-Bernard et la salle, une équipe de « médics » est assise sur un banc, après la désormais traditionnelle manifestation du matin, pendant qu’à l’intérieur, les prises de parole se succèdent. À quelques kilomètres, le mémorial de la Seconde Guerre mondiale accueille un concours international de plaidoiries pour les droits humains. Pendant que les élèves avocats et les avocats y défendent la cause des opprimés, dans la Maison de quartier, c’est le « peuple » qui s’exprime directement. Parfois avec éloquence, parfois sans filtre, toujours avec énergie et conviction.

Où va l’argent ?

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Source BastaMag

L’avocat François Boulo recadre un économiste pro-Macron

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