Comment les systèmes s’effondrent ? D’abord en ralentissant

Lorsqu’il y a trop de dettes, que celles-ci sont trop importantes, et que les moyens utilisés ne se reposent que sur l’argent de la population, alors c’est le chaos assuré, et c’est exactement ce qu’il va arriver dans l’avenir! Car l’argent n’est pas pris aux grandes multinationales, ou si peu, la fraude n’est pas combattue lorsqu’il s’agit de milliards qui s’envolent, il vaut mieux fliquer le petit citoyen d’en bas, plus facile… Avec le Luxleaks et les Panama papers, les USA font tout pour rediriger les flux financiers vers leur territoire, cette nation spécialisée dans la fraude et la triche, il suffit de voir combien de milliards sont détournés chaque année: « Les cinquante plus grandes entreprises américaines, dont Apple, Wal-Mart ou General Electric, ont stocké quelque 1400 milliards de dollars entre 2008 et 2014 dans des paradis fiscaux afin de réduire leurs impôts, affirme une étude d’Oxfam-USA publiée jeudi« . Les plus graos fraudeurs seraient notamment Apple, Microsoft et General Electric, rien de bien étonnant, de quoi arrêter de les soutenir… (Passez à Linux Mint plutôt!)

chevaliers apocalypse

Quant aux dettes des grands blocs, celles-ci sont tellement colossales que cela en est indécent, jugez par vous-même: « la dette cumulative de la Chine au troisième trimestre de l’année 2015 était de 259% de son PIB contre 248% du PIB pour les Etats-Unis et 270% du PIB pour la zone euro, rapporte le journal Financial Times. »

Et encore, ces pays font figure de petits joueurs comparés au Japon et à la Grèce, respectivement 379% et 300% du PIB. Comment voulez-vous que le système soit financier sachant tout cela???

Difficile de mettre en doute l’ensemble des analyses sur la réalité de la situation, comme c’est le cas avec la dernière vidéo de Martin Prescott, mais également avec Charles Sannat qui jusqu’à présent ne nous a jamais déçu au niveau analyses.

Si je suis parfaitement d’accord avec cet article qui explique que les systèmes s’effondrent d’abord en “ralentissant” – ce qui est évidemment le cas de nos systèmes depuis des décennies maintenant –, je partage nettement moins l’avis concernant le risque que font peser les “crypto-monnaies”.

Encore une fois, pour qu’une monnaie fonctionne, il faut qu’elle soit utilisée et reconnue par une masse critique d’acteurs économique. Si je lance demain ma crypto-monnaie, je n’arriverai à rien ou presque.

Bref, aucune crypto-monnaie privée n’émergera réellement et durablement ; néanmoins, ce qui est fort probable, c’est que la technologie actuelle soit récupérée par les banques centrales pour supprimer définitivement le cash et nous faire évoluer vers des monnaies 100 % digitales.

Ceux qui contrôlent actuellement la monnaie ne comptent pas du tout perdre leur monopole légèrement lucratif sur cette immense manne !

Charles SANNAT

Article de Charles Hugh Smith, publié le 29 avril 2016 :

« La vérité inavouable est que les jours des systèmes financiers, que l’on pense éternels, sont comptés. Une façon d’évaluer le déclin de la résilience de ces systèmes est d’observer le temps qu’il leur faut pour récupérer lorsqu’ils sont mis sous pression, ou encore de jauger la vigueur du redressement.

Pour y parvenir, on peut aussi se pencher sur les extrêmes atteints avant le retour « à la normale ». Par exemple, les taux d’intérêt, qui au lieu de se normaliser après 7 années de répression, sont poussés en territoire négatif par des banquiers centraux de plus en plus désespérés.

L’idée la plus importante ici est de comprendre que les systèmes financiers et les économies fonctionnent comme des systèmes naturels. La planification centrale et les manipulations des banquiers centraux semblent contrôler le système, mais ce contrôle occulte la réalité de la fragilité grandissante du système, de plus en plus sujet à l’effondrement et pas uniquement en raison de ses dynamiques internes, mais en résultante des manipulations des banquiers centraux.

Les signaux d’avertissement d’une résilience qui se fissure sont visibles tout autour de nous. (…) Les systèmes dominants n’opèrent pas en vase clos. En dessous de la surface d’un système dominant cohabitent de nombreux autres systèmes, réprimés par le système dominant.

Alors que le système dominant s’affaiblit/ralentit, d’autres systèmes occupent les places laissées vides dans l’écosystème. À un moment donné, l’équilibre de l’écosystème est bouleversé ; c’est alors qu’un nouvel équilibre composé de nouvelles dynamiques devient dominant.

Dans l’univers des devises, la montée en puissance des crypto-monnaies est un parfait exemple d’un système naissant qui gagne du terrain alors que le système dominant ralentit, ou se décompose.

Dans le système financier, ce processus peut être au moins conscient : nous pouvons voir le paradigme dominant s’affaiblir et voir d’autres systèmes se développer, qui seront en concurrence pour occuper le vide laissé par le système principal. (…) »

Source: Insolentiae

Il est déjà trop tard, bien sur, mais peut-être pas encore pour réagir, alors sachez investir pour mieux vous préparer, sachez vous diriger vers les bonnes solutions, éteignez votre télévision et explorer les différents scénarios qui se proposent afin de mieux affronter le tsunami financier qui arrive.

 

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