La vérité sur le financement des think tanks

Haaaaa le joli sujet que voilà, les think tank, des « laboratoires de pensée » la plupart du temps privés censés faire évoluer le système avec dans ceux-ci nombre de personnes qui n’ont pour la plupart jamais réellement travaillé dans leur vie, du moins, pour la plupart de ces centres de recherche. Et qui finance une partie de ceux-ci? Mais nos impôts pardi, et certains sont relativement néfastes et trop peu connus. Je vous en cite un en particulier que j’ai dans la viseur, le think tank « En temps réel » qui s’apparente plus à un nid de prédateurs financiers qu’à un groupe souhaitant le meilleur pour la France avec comme membre, un certain Emmanuel Macron, celui qui souhaite détruire toutes les normes et protections des travailleurs en France, dont avec la loi El Khomri…

Comme l’explique l’OJIM pour les think tanks américains, ce sont des lobbys, purement et simplement, car réfléchir sur un sujet est une chose, imposer ses idées en est une autre, et comment font les think tanks français? ils ne doivent pas être bien différents…

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Des subventions distribuées arbitrairement, des moyens insuffisants: les laboratoires d’idées français sont des nains sur la scène internationale.

Michel Rousseau est en colère. Cet ancien haut fonctionnaire, président de la Fondation Concorde qui réunit patrons et universitaires, dénonce « l’arbitraire » dans la distribution de l’argent public aux think tanks et aux fondations politiques. « Nous ne recevons que 50.000 euros, alors que d’autres obtiennent plus d’1 million. Ils ne sont pas plus utiles que nous. On fait le même métier : produire des idées. Mais eux font partie de l’establishment, ce qui leur permet d’obtenir ces subsides. »

Dans le viseur de Rousseau : les fondations politiques, comme Fondapol, Jean Jaurès ou Robert Schuman, subventionnées par l’Etat. Ainsi, la très libérale Fondapol tire 75% de ses ressources des aides publiques, contre moins de 10% pour Concorde. Explication : en 2004, elle a été créée par Jérôme Monod, alors conseiller de Jacques Chirac à l’Elysée, qui avait imposé un financement public. « On demande un rééquilibrage. L’Etat doit arrêter de verser ses subventions sans rapport avec la production intellectuelle de ces organismes », peste Michel Rousseau.
« Réseau et copinage »

Avec sa fougue, le patron de Concorde dit tout haut ce que beaucoup de dirigeants de ces « réservoirs d’idées » pensent tout bas : l’Etat verse ses deniers à l’aveugle. C’est le chef de cabinet du Premier ministre qui, chaque année, attribue une enveloppe de 7 millions d’euros aux think tanks et à diverses associations. Par exemple, en 2013, il a versé 520.000 euros à Res Publica, la fondation présidée par Jean-Pierre Chevènement, qui organise un colloque par mois et a publié une seule note en 2015 (trois en 2014).

A l’inverse, il n’a rien donné à Terra Nova, pourtant proche du PS, hyperactif dans la dernière campagne présidentielle, avec une centaine de notes par an. « Il y a une opacité sur les critères d’attribution des subventions. Cela pose la question du réseau et du copinage pour accéder à ces financements publics », dénonce Olivier Urrutia, le délégué général de l’Observatoire des think tanks. « Vu nos moyens, nous ne pouvons pas payer les auteurs des études, même les jeunes experts qui y consacrent beaucoup de temps. Je n’en suis pas très fier », regrette Thierry Pech, le directeur général de Terra Nova.
Léger rééquilibrage

A Matignon, on est conscient du problème. « Nos subventions n’ont cessé de se réduire, alors que le nombre de bénéficiaires potentiels a augmenté, nous confie Sébastien Gros, le chef de cabinet de Manuel Valls. C’est vrai, il n’y a pas de critères objectifs d’attribution. Mais nous lançons une réflexion pour les établir, notamment en fonction de la production intellectuelle. » Une réflexion qui ne devrait pas aboutir avant 2017. En attendant le résultat de cette gamberge, Sébastien Gros a (un peu) rééquilibré les subsides en octroyant, cette année, 150.000 euros à Terra Nova.

Source et article en intégralité sur Challenges.fr

 

4 commentaires

  • Un think tank français a besoin de nous, et pas de sous.
    Framasoft.

    http://framablog.org/2016/02/09/chatons-le-collectif-anti-gafam/

  • ROY

    Think tank…?…Encore une expression tirée du jargon des ricains, pourquoi ne pas parler de club de réflexion tout simplement ?
    La France non seulement est un pays de moutons mais aussi un pays de c..s dans sa grande majorité…Aucun respect de la langue française, allez voir au Québec si ils vont emprunter des mots aussi horribles et dénaturant notre langue.
    Quant aux c..s nous avons un exemple flagrant: la politique menée par le gouvernement qui va à l’encontre des valeurs de la république et surtout qui va contre les intérêts du peuple dans son ensemble. Il est vrai que : « Les cons ça ose tout, et c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnait » (Michel Audiard).
    Ceci écrit : think tank émane au niveau de son origine d’une expression militaire (US bien évidemment). « Le think tank était une sorte de bunker où l’état-major faisait ses plans. »Et, les plans ne manquent car ils ont tous autant une seule préoccupation : comment s’en mettre plein les poches qu’importe si le peuple devient de plus en plus pauvre, qu’importe si les libertés sont de plus en plus menacées, qu’importe si les biens de notre pays sont « vendus » à de riches salopards dont certains bénéficient de la légion d’honneur aujourd’hui, ils osent tout, tant que la guillotine ne sera pas remise sur la place publique par le peuple.
    La république est en danger c’est aujourd’hui une évidence, alors les clubs de pensée feraient bien d’avoir un peu plus de réflexion sur l’avenir à venir et aux conséquences désastreuses d’une politique d’oligarques, de bourgeois de m…e… de truands etc …l’histoire il est vrai est un éternel recommencement.

    Une définition des clubs de pensée :
    http://www.huyghe.fr/actu_446.htm