Paul Watson, le Robin des mers cloué au sol

Le défenseur intraitable des océans et des baleines, pourchassé par le Japon et le Costa Rica, vit en exil en France, consigné à terre
Un pirate cloué au sol est-il encore un pirate?
Réfugié en France depuis juillet 2015, après un séjour en prison en Allemagne, une fuite en catimini par la Hollande, et quinze mois d’exil en mer, le remuant fondateur de Sea Shepherd a, au moins provisoirement, jeté l’ancre.
Objet d’une notice rouge d’Interpol à la demande du Japon et du Costa Rica, sous le coup de deux mandats d’arrêt, il sait que s’il reprend le large, il court le risque d’être arrêté.
Ce n’est donc pas en haute mer mais à quai, au bord du tranquille clapotis de la Seine, qu’on le retrouve. Même de dos, impossible de le louper: tignasse blanche, éternel sweat noir siglé de la mythique tête de mort de l’ONG, impression générale de force tranquille. De face, paupières lourdes, barbe taillée, l’allure d’un capitaine échappé d’un bouquin de Jules Verne.
À 65 ans, Paul Watson ne s’accommode pas trop mal de sa mise au sec forcée, sous protection officieuse des autorités françaises.

«J’ai été sur l’eau pendant cinquante ans, alors bon!»

À fond de cale peut-être, mais le harpon toujours haut: «S’ils pensent qu’en m’obligeant à rester au sol, ils vont stopper Sea Shepherd, ils se trompent!»

Il faut dire qu’il a trouvé comment adoucir le retour au port. Il y a un an, il s’est marié, à Paris, avec la très blonde et très jeune Yana, Kazakhe de 34 ans amarrée en France depuis une quinzaine d’années. Le vieux loup de mer a chaviré pour sa sirène, comme lui 100% vegan et militante de la cause animale. C’est sa quatrième épouse, et la première avec laquelle ce père d’une fille découvre la conjugalité au quotidien.

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