Le FMI suggère de ne pas trop payer les réfugiés en Europe

Ne soyez pas critiques, on va vous accuser de racisme! Les migrants sont une chance pour nos pays, et une richesse mais….pour qui en fait? Pour les grands patrons qui voient arriver là une main d’oeuvre à bas prix tout simplement!

Il y a un fait indiscutable, François Hollande l’a annoncé, il faut lutter contre le chômage, et le parti boboïaliste le fait, pas vraiment contre le chômage des résidents de longue date sur le territoire, mais contre le chômage dans les autres pays, il faut être solidaires puisque nous sommes un pays riche. Il faut ajouter de plus que toute critique est à l’heure actuelle anti-républicaine et donc malvenue, et dire que les migrants peuvent prendre le travail des nationaux, c’est un argument éculé largement repris et utilisé par l’extrême-droite qui est officiellement totalement totalement mensonger. Pourtant, non seulement le patronat allemand s’est réjouit de cette arrivée de travailleurs-esclaves destinés à une paye de misère, mais en plus, le FMI vient de déclarer que pour les migrants, il ne fallait pas de salaire minimum, et donc que les payer « peau de chagrin » était autorisé! Alors, entre le versement d’un smic et deux jetons de ferraille (voir de quelques euros), que vont choisir certains patrons?

Fers_esclave

Le Fonds monétaire international suggère de ne pas accorder le salaire minimum aux réfugiés. L’organisation souligne également l’effet positif des dépenses pour les réfugiés sur le PIB européen.

Le FMI se penche dans un rapport publié le 20 janvier sur le défi économique posé par l’afflux de réfugiés en Europe. Un pensum au sein duquel il recommande un traitement différencié des réfugiés et des ressortissants des pays de l’UE.

Cette vaste migration, alimentée à la fois par la crise syrienne, mais aussi par les conflits en Afghanistan en Iraq et en Érythrée, inquiète en Europe, où la question de l’intégration économique, mais surtout sociale et culturelle a pris un tournant inquiétant depuis les événements de Cologne.

 

 

Entre janvier et octobre 2015, 995 000 réfugiés qui ont déposé une demande d’asile en Europe. Pour faire face à ce défi, le ministre allemand des Finance, Wolfgang Schauble, a récemment mentionné l’idée de la mise en œuvre d’une taxe sur l’essence en Europe, destinée à financer ce vaste chantier social.

Emploi fondamental

Mais selon le FMI, l’intégration économique des réfugiés dans leurs pays d’accueil passe avant tout pour l’emploi. Pour accélérer leur intégration, le FMI recommande la mise en œuvre « des dérogations temporaires et limitées au salaire minimum pour les réfugiés ».

 

La proposition du FMI tend à corriger le déséquilibre initial qui existe entre les immigrants et les ressortissants du pays d’accueil sur le marché du travail.

 

 

Les immigrants ont généralement des taux d’emploi et des salaires inférieurs à la population du pays d’accueil. Une vérité qui est variable en fonction du niveau d’éducation et du niveau de langue, mais qui se vérifie globalement.

En Allemagne, où le FMI a mené une étude sur l’intégration des étrangers sur le marché du travail, les migrants gagnent en général 20 % de moins qu’un allemand à travail et compétence égale. Cette différence grimpe à 30 % sans maitrise de la langue allemande. Et en 2013, le taux de chômage des immigrants était deux fois plus élevé que celui des Allemands.

 

 

Flexibilité

 

La flexibilité sur le salaire minimum existe déjà dans certains pays, comme en Allemagne. En effet, les réfugiés peuvent y être assimilés aux chômeurs de longue durée, qui peuvent être temporairement exclus du salaire minimum pour les six premiers mois d’emploi.

Autre avantage d’une telle mesure, « diminuer le ressentiment possible » des citoyens du pays qui risquerait de percevoir les réfugiés comme des concurrents directs sur le marché du travail plutôt tendu en Europe.

Une crainte plutôt illégitime selon l’organisation, qui souligne qu’une très large majorité d’études a régulièrement pointé du doigt l’impact très faible des vagues migratoires sur les marchés de l’emploi.

 

 

Impact positif évident des dépenses pour les réfugiés

Les projections du FMI, si elles restent incertaines, pointent de manière plus générale un impact économique positif même à court terme. L’augmentation de dépenses publiques en faveur des réfugiés devrait « augmenter la demande intérieur et le PIB » souligne le rapport.

En effet, l’argent donné aux réfugiés est immédiatement dépensé, ce qui a un impact positif sur la demande. Selon le FMI, les dépenses en faveur des réfugiés dans les pays européens devraient augmenter de 0,05 point de PIB en 2015, et de 0,1 point en 2016 par rapport aux dépenses enregistrées en 2014.

Mais les disparités sont nombreuses entre les différents pays. La France, où le nombre de demandeurs d’asile en 2015 a augmenté de 22% selon l’Office française de protection des réfugiés et apatrides, le coût de prise en charge des réfugiés resterait plutôt stable. Il ne progresse que de 0,01 point de PIB entre 2014 et 2016.

 

 

Source et suite sur Euractiv.fr

 

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