Partager: l’UPR contre Linky….

J’ai été surprise de recevoir hier ce billet, qui aurait eu sa place bien avant les élections, son contenu étant à rajouter aux engagements de l’UPR. Mon correspondant m’a fait remarquer, qu’il n’était pas trop tard pour diffuser, compte tenu, du manque de médiatisation des petits partis en présence, qui n’ont pu s’exprimer. Qu’importe les résultats, le combat contre Linky continue, avec Annie Lobé et avec l’UPR. C’est donc une lettre qui nous explique pourquoi l’UPR est contre ce compteur dangereux, qui va coûter cher aux usagers, car rien n’est gratuit, malgré ce que l’on peut entendre .

linky-3

Chère Madame ou Monsieur,

La diffusion des compteurs Linky répond à plusieurs logiques qu’il est essentiel de décortiquer afin de comprendre à quoi précisément nous faisons face.

La privatisation des fournisseurs d’électricité et de gaz, l’ouverture du marché de détail de l’électricité au 1er janvier 2016 ainsi que l’abandon des tarifs réglementés du gaz imposés par l’Union Européenne, la commission européenne et les GOPE impliquent une évolution du réseau d’électricité d’un système de production centralité vers un système de production décentralisé. La connaissance des données des consommations personnelles devient alors un élément décisif dans ce nouveau marché.

Les compteurs Linky rentrent donc dans la problématique du Big Data (l’échange de volumes importants de données) dont les dérives évidentes concernent la récupération et l’utilisation de données personnelles et notamment la faiblesse de protection de la vie privée des utilisateurs.

Les éléments que les électeurs doivent connaître :

1-   1. Le coût financier : le renouvellement du matériel est toujours facturé aux usagés et le coût pour 35 millions de foyers est de l’ordre de 4 milliards d’euros. (120 à 150 € par compteurs).

2-    2. L’automatisation des relevés, détruirait à coup sûr plusieurs dizaines de milliers d’emplois et la fin d’une mission de service public de présence et de convivialité avec les citoyens

3-    3. L’absence totale de garanties quant au fait qu’ErDF (l’entreprise de distribution de l’électricité) ne revende pas les données personnelles des utilisateurs.

4-    4. Certaines associations de consommateurs tirent déjà la sonnette d’alarme, notamment « UFC Que Choisir ».

5-    5 . Pour finir, beaucoup s’inquiètent des retombées nocives sur la santé humaine quant à l’exposition constante à ces fameux compteurs.
La société médicale n’a pas le recul nécessaire pour apporter une réponse quant aux risques encourus.
De plus en plus de personnes se déclarent allergique, hypersensibles aux ondes radio, wifi et autres signaux électromagnétiques.
Cette « maladie » à été reconnue récemment comme un  » handicap grave » par un tribunal français.

Fidèle à son programme de libération nationale présenté aux Français le 3 décembre 2011, l’UPR prend position sur :

–      – l’arrêt des privatisations des entreprises du secteur public, et la renationalisation d’EDF et GDF. En effet, il est inadmissible que les ressources naturelles nationales, et notamment, la production, le transport et la distribution de l’Energie tombe entre les mains du secteur privé, alors que ces entreprises font partie de l’héritage direct du CNR de 1944 et auxquelles les Français sont attachés. L’Energie et les réseaux d’exploitation qui lui sont associés doivent demeurer une compétence exclusive de l’Etat.

–      – La protection des données de la vie privée des citoyens.

Par conséquent, l’UPR s’oppose à la diffusion des compteurs Linky, qui répond à des logiques autres que celles de l’intérêt du citoyen.

Cordialement,

Arnaud

19 commentaires