Les maladies alimentaires tuent 420 000 personnes par an

Éduquer les personnes et tenter de leur apprendre à mieux consommer, cela semble tellement illusoire que beaucoup jugent ce combat perdu d’avance. Pourtant, il faut bien lutter contre cette malbouffe qui nous est généralement proposée, que cela soit tous les additifs qui n’ont pas grand chose de naturel, les rayons gammas utilisés pour ioniser certains produits, les pesticides, les OGM… Pour les OGM, Marie-Monique Robin, journaliste d’investigation et réalisatrice du « Monde selon Monsanto », lance ce jeudi, avec un collectif de juristes et d’ONG, un tribunal international pour juger la mutinationale pour « écocide ». S’il faut lutter contre la psychopathie, autant s’attaquer à ses principaux outils, et Monsanto en est un.

Il devient donc urgent de revoir son alimentation, et même de devenir un locavore, tant qu’à faire…

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Par année, les maladies d’origine alimentaire font 420’000 victimes. Un tiers de celles-ci sont des enfants.

Selon la première estimation mondiale publiée jeudi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), quelque 420’000 personnes en décèdent chaque année, dont près de 30% sont des enfants de moins de cinq ans.

Pour la première fois, des données ont pu être rassemblées par région, pas par pays, après huit ans de travaux de plus de 150 experts, dès 2007. Près d’une personne sur dix tombe malade chaque année après avoir ingurgité de la nourriture contaminée, soit 600 millions de cas en 2010, révèle le rapport de l’OMS présenté à Genève.

Et 33 millions d’années de vie en bonne santé sont perdues. Mais ces estimations sont basses. En l’absence de certains chiffres, la statistique réelle est assurément «plus élevée», ont souligné devant la presse le directeur de la sécurité alimentaire à l’OMS Kazuaki Miyagishima et le président du groupe d’experts sur cette question, Arie Hendrik Havelaar.

Quelque 220 millions d’enfants touchés

Au total 31 agents pathogènes à l’origine de 32 maladies ont été analysés. Ils regroupent 2 virus, 12 bactéries, 14 parasites et 3 produits chimiques. Certains provoquent des maladies à court terme, mais d’autres seront à l’origine de cancers ou de complications neurologiques jusqu’à plusieurs décennies après la consommation.

Les troubles les plus fréquents, mais aussi les plus modérés sont les maladies diarrhéiques, dues à la viande crue ou mal cuite ou encore aux produits frais ou laitiers contaminés. Elles atteignent 550 millions de personnes et provoquent malgré tout 230’000 décès. Quelque 220 millions d’enfants en souffrent. Et près de 100’000 des 125’000 décès d’enfants en raison de maladies alimentaires y sont liés.

La fièvre typhoïde et l’hépatite A figurent parmi les autres maladies. Les produits chimiques comme les dioxines ou les alfatoxines posent aussi problème. Ils sont à l’origine de quelque 20’000 décès. Globalement, les régions les plus affectées sont l’Afrique et l’Asie du Sud-Est, où les taux de mortalité sont plus élevés. Mais aucun territoire n’est épargné.

Article en intégralité sur La tribune de Genève

 

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