Les océans du monde entier valent 24.000 milliards de dollars selon une étude publiée par le WWF

S’il faut protéger la planète, il ne faut surtout pas négliger les océans, et il y a une chose d’une très grande tristesse, c’est que pour en motiver certains, il faillent donner une valeur monétaire à cette richesse naturelle. Nous vivons réellement dans une société qui rapporte tout à l’argent, triste non?

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Les océans du monde entier ont une valeur économique de 24.000 milliards de dollars, affirme une étude publiée jeudi 23 avril par le WWF, l’organisation mondiale de la protection de la nature. Ce qui correspond à la richesse produite par les pays les plus avancés.

Cependant, avertit le WWF, dont le siège est en Suisse, la surexploitation des océans, leur mauvaise gestion et les changements climatiques sont une menace de plus en plus grande sur cette richesse économique.

Le Fonds mondial pour la nature avance « une estimation prudente » de 24.000 milliards de dollars pour la valeur des océans de la planète.

Ces océans dégagent chaque année une performance économique estimée à 2.500 milliards de dollars, ce qui les place dans le classement des 10 pays au monde qui ont le plus important PIB (produit intérieur brut).

Il s’agit des Etats-Unis (17.400 mds USD), de la Chine (10.400 mds USD), du Japon (4.800 mds USD), de l’Allemagne (3.800 mds USD), de la France (2.900 mds USD), de la Grande-Bretagne (2.900 mds USD), du Brésil (2.200 mds USD), de l’Italie (2.100 mds USD), de la Russie (2.100 mds USD) et de l’Inde (2.000 mds USD).

Le WWF se base pour ces estimations sur le nouveau rapport « Reviving the Ocean Economy », élaboré en collaboration avec le « Global Change institut » de l’Université du Queensland et avec le cabinet conseil Boston Consulting Group.

Selon cette étude, les deux-tiers de la création annuelle de richesse des océans dépendent directement de leur santé économique.

« Pour préserver cette manne, il faut protéger les océans contre la surexploitation et les répercussions négatives du réchauffement climatique », explique Alice Eymard-Duvernay, spécialiste des mers et océans au WWF Suisse.

Aujourd’hui, la moitié des coraux du monde entier ont déjà disparu. Selon le WWF, les récifs existants auront disparu d’ici 35 ans.

Par ailleurs, concernant les poissons, le WWF estime que 90% des stocks de poisson font déjà l’objet d’une surpêche ou sont en voie d’être épuisés.

Article complet sur Le Nouvel Obs

10 commentaires

  • Grand marabout Grand marabout

    La synthèse d’un large éventail de scénarios mondiaux de l’utilisation des terres et de modèles d’impacts du changement climatique sur les systèmes terrestres et océaniques montre une variabilité dans les projections de perte de biodiversité bien plus importante que dans les évaluations antérieures.

    De plus, si les émissions de gaz à effet de serre
    suivent les trajectoires actuelles, plusieurs modèles du système Terre ,prévoient que les transformations provoquées par le changement climatique dans les biomes terrestres et l’écosystème marin seront bien plus importantes que celles prévues par les évaluations précédentes.

    Les temps de réaction des facteurs socioéconomiques,climatiques et biogéochimiques
    mondiaux sous-jacents rendent inévitable l’accélération des transformations de la biodiversité au cours des prochaines décennies.

    Il faut donc prendre des mesures d’atténuation
    et d’adaptation bien avant que ne soient observés des impacts trop importants sur la biodiversité.
    …..
    SCÉNARIOS DE BIODIVERSITÉ : PROJECTIONS DES CHANGEMENTS
    DE LA BIODIVERSITÉ ET DES SERVICES ÉCOSYSTÉMIQUES POUR LE 21e SIÈCLE
    http://sciences.blogs.liberation.fr/files/sc%C3%A9narios-biodiversit%C3%A9-21%C3%A8me-si%C3%A8cle.pdf
    Rapport technique pour les Perspectives mondiales de la
    diversité biologique
    schémas ..graphiques.. études.. projections…etc

    c’est mardi ,le jour du soleil vert !

  • psyco16

    Moi, il me semblait je dit bien il me semblait que pour notre survie (et celle de la majeure partie des espèces vivantes) l’océan était inestimable… En chiffrant cela on attire que des requins (et pas du genre aquatique).

    • Norbert

      psyco,

      Voila qui est bien resume.
      L’ocean,la nature sont inestimables.

      Comme toutes les organisations humaines chargees de gerer la nature alors qu’elle sait tres bien le faire elle-meme,nul besoin de l’homme qui au contraire pollue,detruit tout ce qu’il touche.

      La WWF est une organisation merdique qui ne sert que les interets des puissants en faisant semblant de proteger la nature.
      Le fait d’estimer la valeur des oceans en est une preuve evidente,s’il y en avait besoin d’une.
      Il faut etre vicieux et pourri jusqu’a la moelle pour reduire la planete terre a de la simple comptabilite.

      En faisant ce simple constat,a mon avis, ceux qui gouvernent notre monde ne doivent pas etre humain.

  • dereco

    3000$ par homme sur terre, alors que sans océans toute vie disparait, plus d’eau, plus de pluies, tout désertique, invivable, comme sur Mars, et donc le prix est infini, comme notre vie collective !!

  • Wolf-Spirit Wolf-Spirit

    ils sont sympa au wwf ils font un audit payer par des naïfs pour que la finance en prennent totalement le contrôle.

    et dire que la connerie humaine n’a toujours pas de prix

  • Pierre L

    Chiffrer ce qui a un prix incommensurable est un signe de connerie incommensurable, surnaturelle.

    Cette connerie surnaturelle m’amène à poser la question qui s’impose : Est-ce que le WWF est dirigé par des ***** ?

  • PhildeFer

    La dette cumulée de tous les pays du monde dépasserait 200.000 milliards de $… et les engagements inter-bancaires sur les produits dérivés, + de 750.000 milliards de $…alors franchement, cette estimation des océans à 24.000 milliards de $, c’est une belle c……erie… ;-)

  • Planete bleu Planete bleu

    Si sa continue, un jour il nous front payer l’air que nous respirons, avec leur connerie de mettre un prix sur tout. La nature est généreuse, si on ne la détruit pas, elle nous donne gratuitement ce qui nous permet de vivre