Leverage des banques systémiques mondiales, 3° trimestre 2014

Il ya plusieurs informations économiques intéressantes aujourd’hui, certaines plus que d’autres, notamment le Congrès américain a accusé les banques Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley d’avoir « potentiellement » manipulé les prix des matières premières, dont ceux de l’aluminium (et de l’or surement), ou encore PSA-Peugeot qui va conbtinuer à réduire ses effectifs en France après les 8000 emplois détruits par les États-Unis avec l’histoire iranienne, cela fait donc 3 450 emplois qui sautent et autant de familles qui seront confrontées au chômage!

Mais ce qui nous intéresse réellement ici, ce sont les leverages des banques, ce qui nous montre bien à quel point la situation est critique. Pour ceux ne connaissant pas le terme, un leverage défini un effet levier, par exemple, si une banque à un effet levier de 12, cela signifie que pour 1 euro dans les coffres de la banque, il y en a 12 qui sont dans la nature et qui ne pourront être récupérés par les clients en cas de bankrun, du Monopoly en plein qui ne peut mener qu’à la banqueroute! Il ne faut pas s’étonner après cela qu’il y ait autant de banquiers qui décèdent depuis quelques temps, le dernier en date étant un responsable mondial de Citygroup

banqueroute

Les grandes banques systémiques mondiales faisant partie de la liste des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les G-SIBs (Global Systemically Important Banks) précédemment connues en tant que SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS) ont publié leurs résultats de ce dernier trimestre…

En ne retenant pas les banques asiatiques (japonaises et chinoises), ni Nordea (qui présente peu d’intérêt), ni Royal Bank of Scotland qui est en dehors de toute logique de banque, en comptabilisant correctement les capitaux propres à leur juste valeur de marché, cette liste de banques confirme que les grandes banques des Etats-Unis respectent mieux les règles prudentielles d’endettement (définies par la BRI et la directive européenne dite CRD IV qui donnent une image fidèle de la réalité) que les banques européennes dont certaines sont en grand danger,

Document 1 :

Rank Banks 2014 Q3 Liabilities Tangible equity Leverage Core Tier 1
1 Citigroup 1 712,41 170,436 10 10
2 Wells Fargo 1 398,78 128,238 10,9 9,2
3 Goldman Sachs 845,106 66,894 12,6 7,9
4 Bank of America 1 952,78 149,489 13,1 7,7
5 Morgan Stanley 782,184 149,489 15,7 6,4
6 JP Morgan Chase 2 274,91 140,781 16,2 6,19
7 State Street 229,44 13,851 16,6 6,04
8 Standard Chartered 636,457 37,923 16,8 5,96
9 BBVA Bilbao 603,184 34,515 17,5 5,72
10 HSBC 2 582,64 146,002 17,7 5,65
11 Bk New York Mellon 356,424 17,886 19,9 5
12 Unicredit Group 819,221 38,792 21,1 4,7
13 Santander 1 190,76 50,223 23,71 4,2
14 ING Bank 799,205 32,795 24,4 4,1
15 Credit Suisse 919 35 26,1 3,83
16 Crédit Agricole Group 1 668,50 63 26,5 3,78
17 BNP Paribas 1 998,19 70,441 28,37 3,53
18 Banque Populaire CE 1 674,95 58,9 28,44 3,52
19 Barclays PLC 1 324,29 41,441 32 3,13
20 Deutsche Bank 1 657,51 51,68 32,1 3,12
21 UBS 1 019,21 30,047 33,9 2,95
22 Société Générale 1 255,00 36,7 34,2 2,92

Le leverage moyen de ces 22 banques est de 21,7 (correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 5,2 %) loin des exigences de ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %, sans pondérer les actifs.

Seules Citigroup, Wells Fargo et Goldman Sachs respectent donc d’une façon acceptable les règles prudentielles d’endettement, du moins les règles dites du ratio Core Tier 1 tel qu’il a été défini dans les années 80 par la BRI.
Les banques européennes présentent des risques encore trop élevés, ce qui est dangereux en cas de retour de grandes turbulences, et toujours possible avec la crise provoquée par le maintien de l’euro et l’hypertrophie monétaire dans cette zone.

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