Pr Omar Aktouf sur RadioM: « Le gaz de schiste est la prochaine bulle financière américaine ! »

L’Algérie a récemment pris une décision très dangereuse, celle d’autoriser l’exploitation du gaz de schiste sur son territoire, avec les conséquences évidentes que cela incombe. Bien sur, en y réfléchissant un peu, on peut penser que le pays n’a pas eu d’autres choix, et que celui-ci a été ouvertement menacé s’il montrait un éventuel refus face à cette technique d’exploitation sur son sol. Un exemple en particulier laisse penser que l’Algérie n’a pas eu d’autres choix: Avril 2013: un grand quotidien marocain a expliqué que le gouvernement de Mariano Rajoy a autorisé diligemment les USA à déployer sur le territoire espagnol, une force d’intervention rapide, en prévision d’un chaos généralisé prévu en Algérie.

Et en Septembre 2013: l’Algérie veut mobiliser 300 mds USD sur 50 ans pour produire 60 mds m3/an de gaz de schiste.

L’analyse du Professeur Aktouf est donc intéressante à juste titre, puisqu’elle prouve l’ampleur de la catastrophe à venir.

aktouf-papierPour Omar Aktouf, le gaz de schiste n’est pas la solution pour rallonger la durée de vie des réserves algériennes d’hydrocarbures.

Omar Aktouf, professeur titulaire en Management à HEC Montréal, explore le modèle américain d’exploitation du gaz de schiste, explique pourquoi il n’est pas soutenable, aux Etats-Unis même. Alors de là à l’amener en Algérie… (entretien RadioM).


RadioM. Le modèle nord-américain est le modèle gagnant, que l’on oppose à chaque fois que les réserves sur l’exploitation du gaz de schiste sont émises. Vous vivez en Amérique du Nord, est-ce vraiment un modèle gagnant ?

Omar Aktouf : Le modèle nord-américain est un effet d’annonce, il ne marche pas aussi bien qu’on le dit. Le gaz de schiste est rentable à très court terme. Pendant les quelques premiers mois, un puits de gaz de schiste peut payer les investissements et générer quelques profits, mais au bout d’un an, le taux de récupération d’un puits de gaz schiste perd jusqu’à 90 %. Il faudrait alors creuser un autre puits. Or creuser un puits de gaz de schiste tous les ans, c’est énorme. Les grandes firmes multinationales Exxon, Haliburton, ou GSP Energy creusent  environ 1.000 puits par an, ce qui coûte entre 12 et 15 milliards de dollars. Si on multiplie ce chiffre par l’ensemble des exploitations en USA, on va obtenir l’équivalent de ce que l’on a dépensé pour sauver la planète de la crise de 2008.

 

Pourtant, l’arrivée des hydrocarbures non conventionnels a permis aux Etats-Unis de devenir autonomes en matière de gaz, ce qui a eu des impacts sur le marché mondial. De plus, leur niveau de production de pétrole a atteint au mois d’octobre 2014 celui de la Russie. Spectaculaire tout de même ?

C’est effectivement spectaculaire mais de court terme. C’était d’ailleurs inscrit dans leur stratégie qui consistait à aller très vite dans la production, et j’ignore s’ils savaient ce qu’ils faisaient à ce propos. En effet, lorsque nous lisons les revues spécialisées en pétrole, à l’instar de Petroleum Review ou Nature, on déduit que cette industrie accélérée n’est, en réalité, qu’une bulle financière et spéculative, un effet d’annonce pour dire au monde entier qu’on a le gaz de schiste, et cela nous permettra de récupérer 3, 4, et même 5% d’huile, chose, qui permettra d’équilibrer les pertes de gaz de schiste qui viennent du mode d’exploitation, de production, et de l’acheminement de ce gaz non conventionnel. Des processus de production qui sont infiniment plus chers que ceux du conventionnel.

 

Vous voulez dire que ce modèle économique du non-conventionnel est une supercherie, qu’il s’est soutenu par des subventions, des crédits ?

Le modèle économique du non-conventionnel tient par des crédits d’impôts. Les entreprises qui se sont lancées dedans (Les américaines Haliburton,  Exxon, et les européennes Royal Dutch Shell, GB Energy, etc.) disent qu’elles sont dans le rouge et qu’elles sont obligées de fonctionner sur crédits d’impôts: des subventions et sur un effet d’annonce, à court terme. Ils ont pu mettre sur le marché des quantités de gaz supplémentaires qui ont suffi pour faire baisser le prix du charbon et, par conséquent, le prix de l’électricité qu’on produit encore avec beaucoup de charbon aux Etats-Unis. Cela a restauré une compétitivité de court terme et permis de gagner la paix sociale dans un contexte de crise.

 

Vous diriez donc que le premier obstacle devant l’exploitation du gaz de schiste est de type économique ?

Tout à fait. C’est totalement différent de creuser un puits conventionnel et un autre dans le schiste. Dans le conventionnel, on creuse un puits de manière verticale, dans le non- conventionnel, on creuse un puits verticalement, puis horizontalement, sur un ou deux km minimum, de façon beaucoup plus profonde. Pour le conventionnel, on creuse à 2.000 à 3.000 mètres de profondeur, tandis que pour le non-conventionnel, il faudrait aller de 3.000 à 10.000 mètres pour, soi-disant, ne pas contaminer la nappe phréatique, qui finira par être contaminée. Quand on creuse à l’horizontal après avoir creusé à la verticale, on produit beaucoup plus de coups sur les roches que dans les puits conventionnels. En plus, il faudrait injecter de l’eau à très haute pression, entre 500 et 900 produits chimiques différents dont on ignore les entités (toxiques, meurtriers, cancérigènes). En Pennsylvanie par exemple, on a assisté à la perte de la couverture végétale et du bétail. L’eau courante est devenue toxique. En Arkansas, la nappe phréatique a été contaminée. Il faudrait rajouter à cela les effets de sismicité induite, provoqués par la fracturation des roches : une petite explosion dans le tuyau horizontal chaque 10, 20, 15 cm, rend la roche plus perméable et provoque des effets sismiques sur toutes les roches environnements. Cela s’étend sur des centaines de mètres, voire des kilomètres, ce qui fait que les roches qui étaient imperméables deviennent perméables. C’est ainsi qu’on a pu observer en Arkansas, par exemple, des tremblements de terre 4 à 5 sur l’échelle Richter. De ces effets sismiques s’échappe le gaz méthane des roches poreuses. Ce gaz méthane, comme on le sait, est 10 fois plus producteur d’effet de serre que le carbone.

 L’intégralité de l’entretien en vidéo : http://bit.ly/1ucvDGJ

 

En dépit de toutes ces nuisances, le gaz de schiste est perçu comme un succès aux USA. L’écosystème économique américain a profité de ce gaz non conventionnel, c’est ce qui a permis de soutenir un tel modèle?

C’est juste, mais la question, maintenant, est de savoir jusqu’à quand on va continuer à le soutenir. C’est une des stratégies qu’on leur prête. Les Etats-Unis attendent l’ouverture d’autres marchés du gaz de schiste dans le monde pour les subventionner, car ils ont la maîtrise et la technologie. Tout autre pays qui aura envie de se lancer dans l’industrie du schiste aura besoin du savoir-faire américain en priorité, et les USA pensent subventionner la technologie des marchés du schiste. Cette technologie exige des coûts faramineux. Pour le jet de l’eau par exemple, il faudrait entre 10 et 20 mille litres pour creuser un puits de schiste contrairement à un puits conventionnel. C’est énorme ! Une personne consomme 1 mètre cube d’eau en moyenne dans les pays développés. 20 milles mètres cubes, représente donc l’équivalent de la consommation de 20.000 personnes ! En Algérie, cette quantité d’eau représentera  l’équivalent de la consommation de 100.000 personnes. Où est-ce qu’on veut aller chercher toute cette eau ? Surtout s’il faut aller creuser un puits supplémentaire tous les ans.

 

Que pensez-vous quand vous écoutez les partisans du gaz du schiste dire qu’il faudrait maintenir une veille technologique car peut-être sur les 20 prochaines années, il y aura de nouvelles méthodes de fracturation de la roche ?

On est là dans le « peut-être », car la technologie dans ce domaine-là est le grand trou noir. On ne sait pas. Tout ce qu’on sait est qu’il faut fracturer ces roches, les rendre perméables alors que la nature les a faites imperméables, les rendre poreuses alors que la nature les a faites non poreuses. Il faut absolument injecter du sable, des billes de métal, etc., pour maintenir les fissures ouvertes. En plus des dissolvants, des diluants, des produits chimiques etc. Quelles technologies va-t-on inventer ? On parle d’hélium, de chauffer les roches par arc magnétique, mais ça reste de simples hypothèses.

 

Mais il y a 25 ans, par exemple, on ne pensait pas pouvoir faire de l’off-shore en profondeur, ni utiliser la banquise de l’Arctique pour extraire du pétrole…

Tout a fait, mais cela ne veut pas dire qu’on maîtrise ce qu’on fait. Regardez les dégâts naturels comme ceux causés qui dans le Golfe du Mexique (la plateforme Deepwater Horizon de BP qui a explosé en avril 2010, NDLR). Je vous assure qu’aujourd’hui, on ne sait absolument pas comment pallier à ces dégâts. On n’arrive même pas à contenir le pétrole dans de l’eau dans les profondeurs. On joue avec le feu.

Qu’est-ce que vous pensez en écoutant le Ministre de l’Energie dire que le gaz de schiste sera l’alternative pouvant permettre de rallonger la durée de vie des réserves énergétiques algériennes ?

Dans l’état actuel des choses, c’est un pari fou, dangereux. Et je dirais même à la limite criminel.

Vous attendez-vous à ce que le modèle nord-américain de gaz de schiste s’écroule dans les prochaines années ?

Il s’est déjà écroulé. Il est déjà en faillite. Il y a quelques mois, le patron d’Exxon était devant une commission sénatoriale ; il pleurait et disait : « Nous sommes dans le rouge, on est fini ». Il a même utilisé l’expression, « On a bouffé nos chemises ». Si Exxon dit en avoir bouffé sa chemise avec le gaz de schiste, que ferions-nous alors ?

Source+audio: Maghrebemergent.com

L’Algérie aurait-elle pu être menacée ou confrontée à un printemps arabe tel qu’en ont connu d’autres pays? Possible, sachant que certains des pays ayant connu bouleversement du style printemps arabe le doivent non à la colère de leurs populations, mais à l’intervention de nations pas vraiment amicales:

Si les informations citées dans le nouveau livre français intitulé «Le vilain petit Qatar, cet ami qui nous veut du mal», sont authentiques, cela signifie que toute l’histoire du «printemps arabe» n’est qu’un complot, ourdi minutieusement dans les chambres noires.

qatar

C’est une histoire de relation étroite entamée entre «Israël» et le Qatar depuis les années 90 du siècle dernier, sous le patronage des Etats-Unis et la France. Selon le livre français, «Doha, gouverné par l’émir Hamad qui a décidé en 1993 de vendre le gaz à l’entité sioniste, ne pouvait faire partie du cercle des amis de Washington, que par le biais de la relation directe avec Tel-Aviv».

 

Le navire Loutfallah

Le livre renferme une série de renseignements, de secrets et d’interviews, dont une relative au navire «Loutfallah» chargé d’armes destinées aux rebelles syriens et saisi par l’armée libanaise depuis un an.

«Avec le début du printemps syrien, la communauté internationale a fermé les yeux sur les navires chargés d’armes à partir du Qatar et de la Libye et passant via le Liban vers la Syrie. Cependant, le trafic a augmenté de manière à inquiéter le Mossad israélien. Ce dernier s’est empressé d’y renseigner la Finul et l’armée libanaise. De ce fait, le navire Loutfallah fut intercepté le 27 avril 2012, au large des côtes libanaises. Ce fut un avertissement à Doha pour mener ses opérations en secret et réduire son soutien aux «jihadistes». Tout le monde a découvert que le Qatar avait aidé ces «jihadistes» par des conseillers, dont Abdel Karim Belhaj, ancien leader d’Al-Qaïda, devenu plus tard un des responsables politiques en Libye».

Le livre écrit par deux célèbres journalistes d’enquête français, Jacques-Marie Bourget et Nicolas Beau, a révélé que «depuis l’ouverture à Doha d’un bureau de représentation diplomatique israélien, la capitale qatarie s’était habituée à recevoir Shimon Peres et Tzipi Livni, présidente du parti de droite, Kadima. Cette dernière trouvait du plaisir à faire du shopping dans les grands magasins climatisés et à visiter le palais du prince».

Selon le livre, le premier ministre qatari, cheikh Hamad Ben Jassem, en pleine concurrence avec le prince héritier cheikh Tamim, n’est guère un sympathisant des Palestiniens. Les deux auteurs rapportent les propos d’un homme d’affaires proche de Ben Jassem, selon lesquels ce dernier avait un jour crié en regardant des responsables palestiniens à la télévision : «Ces imbéciles nous agaceront-ils longtemps?»

«Al-Jazeera» une idée juive

Les deux auteurs évoquent les raisons qui furent derrière la fondation de la chaine satellitaire Al-Jazeera, ou «la télévision qui possède un Etat», comme ils la nomment.

«Contrairement à ce qu’on dit, le lancement de la chaine Al-Jazeera n’était pas l’idée ingénieuse de l’émir Hamad, bien qu’il soit un homme intelligent. La chaine fut le résultat naturel de l’assassinat du premier ministre israélien Isaac Rabine en 1995. En effet, au lendemain de l’assassinat, les deux frères juifs français, David et Jean Freedman, ont déployé des efforts pour relancer le processus de la paix entre «Israël» et la Palestine… Ils ont contacté leurs amis américains membres de l’AIPAC, qui avaient aidé l’émir du Qatar à renverser son père. Ils lui ont proposé la fondation de la chaine télévisée et de soutenir leurs efforts.

Cheikh Hamad fut enthousiaste à l’idée, qui sert ses parrains d’une part et ouvre les portes du monde arabe à «Israël» de l’autre… ».

Les deux auteurs précisent que l’émir a été convaincu par l’idée des deux juifs, avant de les écarter, à la suite des accusations de Riyad à son encontre de vouloir fonder une chaine télévisée juive.

Parmi les importantes informations citées par les deux auteurs, la nomination du libyen Mahmoud Jibril comme conseiller et puis important responsable du projet. À rappeler que Jibril est devenu après 15 ans, le président du Conseil transitoire en Lybie. Ce fait prouve que l’objectif de la chaine était de changer la donne au Moyen Orient.

«Le printemps» une fabrication occidentale-qatarie

Mahmoud Jibril n’est pas le seul pion américain sur la scène du «printemps arabe», évoqué par les deux auteurs français. Les informations publiées dans le livre sont tellement dangereuses, qu’elles suscitent le doute autour de tous les évènements des deux dernières années.

L’histoire a commencé depuis des années. Les Etats-Unis avaient décidé de transformer le monde arabe par le biais des révolutions douces, via les médias sociaux.

En septembre 2010, la compagnie Google a organisé «le forum de la liberté de l’internet» à Budapest. Au lendemain de ce forum, la secrétaire d’état américaine Madeleine Albright a lancé «le réseau des bloggeurs du Maghreb et du Moyen Orient». Une série de forums se suivirent au Qatar, sous le thème des «nouvelles démocraties». Bill Clinton, sa fille et Condolizza Rice avaient pris part à un de ces forums, tenu en 2006. C’est alors qu’un document secret intitulé «les projets pour le changement dans le monde arabe», fut convenu. A la base de ce document, le gendre de cheikh Youssef Qaradaoui, l’Egytien Hicham Morsi, a fondé «l’Académie du changement». Cette fondation regroupe un nombre de bloggeurs et de Hackers.

En décembre 2012, fut lancée l’opération «Tunisie», dirigée directement à partir des Etats-Unis.

Dans le contexte du «printemps arabe», les deux auteurs citent le nom de «Gene Sharpe», initiateur de l’idée de «la révolution sans violence». Une révolution basée sur l’internet et «la vidéo de l’insurrection», laquelle retransmet des séquences, même fabriquées, dans le but de susciter la sympathie du public. Sharpe est le fondateur de «l’institut Einstein», supervisé par les Services de renseignements américains. Il est assisté par le Serbe Bobovitch, activiste dans le contexte des révolutions de Géorgie et d’Ukraine.

Sharp recevait dans son institut les apprentis envoyés par le Qatar et les Etats-Unis. Dans cet institut, fut entrainé Mohammad Adel, membre de «l’Académie du changement» de Qatar et principal héros du printemps arabe en Egypte.

Les deux auteurs expliquent les méthodes de la fabrication dans les médias. Ils donnent des exemples concrets, dont, les images des cormorans, tués selon les medias américains en 1991 par le mazout du président irakien. Alors qu’en vérité, ces images étaient relatives au naufrage du pétrolier Torrey Canyon, au large des côtes britanniques.

Le livre fait état d’informations dangereuses sur l’occupation de la Lybie et le meurtre de Mouammar Kadhafi. Il pose des interrogations et des doutes autour du meurtre de trois des personnalités au courant de «la générosité excessive de Kadhafi» à l’égard de l’ancien président français Nicolas Sarkozy. Parmi ces figures l’ex-ministre du Pétrole, Chukri Ghanem, mort noyé en Suisse.

Des énormes intérêts financiers étaient derrière la guerre en Lybie, dont les dépôts financiers de Kadhafi au Qatar et le désir de cet émirat de se substituer à Kadhafi en Afrique, nouvelle scène des opérations financières, politiques et sécuritaires qataries, sous des prétextes humanitaires.

Les deux auteurs n’omettent pas de relater, avec quelque moquerie, la fureur de Sarkozy contre Kadhafi, pour avoir tenté de séduire sa première épouse Cecilia, lors de sa visite en Lybie pour libérer les infirmières bulgares, accusées par les autorités d’avoir sciemment transmis le virus du Sida à 426 des enfants libyens. Ils signalent un incident similaire avec l’épouse de l’émir du Qatar.

Bien que Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget aient détaillé l’ampleur des investissements qataris en France, expliquant comment les responsables qataris avaient soudoyé la majorité des politiciens, les deux auteurs signalent un début d’irritation française à cause de la découverte des réseaux de financement qatari aux «jihadistes» et terroristes au Mali et ailleurs.
En effet, les énormes intérêts financiers du Qatar en France ont permis à cet émirat de contrôler la décision française. L’épouse de l’émir du Qatar, Mozah, avait même sauvé de la faillite une célèbre usine française, située dans la circonscription électorale du président français François Hollande. Toutefois, des changements dans l’attitude française pointent dans l’horizon. Hollande, a évité de se rendre à Qatar, lors de sa première visite à l’étranger, durant laquelle il s’est rendu en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis.

Le livre évoque un exemple qui illustre les transactions politico-financières. Il relate que la compagne du président français avait offert à l’épouse du président américain un sac de la marque «Le tanneur», produite par l’usine sauvée par l’épouse de l’émir qatari ; Ce qui a provoqué une hausse des ventes de cette usine.

Qaradaoui s’était-il rendu en «Israël»?

Les deux auteurs ont rencontré durant la rédaction du livre, des dizaines de figures françaises, américaines et arabes, dont l’ancienne épouse de cheikh Youssef Qaradaoui. Cette dame algérienne, devenue membre du Parlement algérien, a déclaré : «Je considère que Qaradaoui est un moyen de pression. Il avait secrètement visité Israël en 2010 et puis il a reçu un certificat d’appréciation du Congrès américain. Ce qui me confirme qu’il est un collaborateur, c’est que son nom ne figure pas à la liste des «persona non grata» aux Etats-Unis».

On prévoit que le livre suscite un tollé en France et à l’étranger. C’est l’un des livres disponibles dans les librairies françaises, écrits dans le but de révéler les dessous de plusieurs décisions politiques prises par le Qatar et la France, sur fond de grands intérêts financiers. Ces livres exposent, en outre, le projet dangereux derrière le printemps arabe.

L’argent a prévalu sur les éthiques politiques en France durant les dernières années. N’est-ce pas une infortune pour le pays de la liberté, de la fraternité et de l’égalité ?

Source: Afrique-Asie

 

2 commentaires

  • Maverick Maverick

    Ben … C’est sur qu’il y a de quoi avoir de gros doutes, sur la rentabilité comme la viabilité de l’exploitation des hydrocarbures de schiste … Mais le pétrole à bas prix, non seulement ça embête Poutine, mais ça permet aussi de baisser la (sur)valorisation des réserves estimées. Et donc de réduire la bulle discrètement ?