La petite Nijima continue de grandir et menace sérieusement tout le Pacifique

Toutes les zones côtières du Pacifique sentent l’inquiétude grandir depuis quelques jours, après l’annonce faite par le centre d’observations et d’études en sismologie de l’Université de Tokyo. Cette annonce concerne l’évolution de la petite île toujours en formation dans les iles Bonin au sud du Japon, consécutive à une éruption sous-marine. Elle se situe à quelques encablures de la fosse des Bonin, prolongation vers le Nord de celle des Marianne et c’est justement ce qui fait l’objet des craintes, l’ile est au sommet d’une pente de 60% pour la première partie et de 100% et plus vers le fond de cette fosse.
Avec ses 200.000 m³ de lave par jour, soit l’équivalent de 80 piscines olympiques, dont l’essentiel du dépôt se fait à l’Est, soit face à l’immensité de l’océan. Si cette accumulation continue, il pourrait se produire un effondrement. Seulement voilà vu les degrés d’inclinaison de la pente, il a été estimé pour minimum, que 12 millions de m³ de matière volcanique pourrait dévaler à tout moment, mais ça ne concernerait que l’accumulation récente. Il n’a pas été tenu compte d’une forte probabilité d’un entraînement de matériau plus ancien et, encore moins la haute sismicité de la région qui somme toute, pourrait fort bien être le déclencheur.


En tout, la quantité dernièrement évaluée pourrait aisément atteindre, voire dépasser les 37 millions de m³ de matériaux. Une telle quantité qui s’accroitrait au fur et à mesure que le fond soit atteint générerait inévitablement un énorme tsunami. Pire, à la toute dernière évaluation, les chercheurs se sont rendu compte qu’une deuxième onde surviendrait quelques minutes après, simplement par l’écrasement de cette masse au fond de la fosse, en quelque sorte « un rebond ». Ce dernier étant généré quasi à la verticale et d’une extrême violence, la seconde vague qui sera ainsi générée par l’expulsion, pourrait atteindre dès le départ plus de 300 m de hauteur, l’affaissement de la gerbe générerait une troisième vague pouvant atteindre entre 250 et 300 m de haut. Leur déplacement serait peu rapide dans l’océan, mais leur vitesse ainsi que leur hauteur seront exponentiellement décuplées à l’approche des rivages.
Je vous laisse imaginer la suite … ! Et tout autour de l’Océan Pacifique !!! Les photos ci-après : au premier jour et, aujourd’hui.

 

Nijima début

Niijima maintenant

 

18 commentaires

  • Wolf-Spirit Wolf-Spirit

    en attendant ça a tout de même un p’tit côté magique de voire une île se former en temps réel

  • chamalo

    Salut les moutons,
    Phonétiquement nijima veut dire étoile en arabe.

    C’était pour faire avancer le chmilblik !

  • RusseBlanc

    En fait, les sources (institut de recherche sismique de l’université de Tokyo) parlent de même pas 2 mètres et non 300m…

    lien 1r
    lien 2r
    lien 3

    En dehors des infos, la dernière photo n’est pas actuelle, alors vraiment pas…
    En voici une du 23 juillet
    photo

    • Désolé pour le temps de validation du commentaire, l’anti-spam bloquait les liens, il était donc inutile de poster celui-ci à 5 reprises… Mais pas grave, voilà ton comm de validé. http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

  • laspirateur

    Van Rensberg aussi a prédit la disparition du Japon!

  • Mouton Resistant Mouton Resistant

    Évacuation des environs de l’un des plus grands volcans d’Islande

    Reykjavik – L’Islande a décrété mardi l’évacuation des environs d’un de ses plus grands volcans, le Bardarbunga, qui était en activité mardi pour le quatrième jour d’affilée, dans la perspective d’une éventuelle éruption.

    Le Bardarbunga est un immense volcan situé sous le plus grand glacier du pays, le Vatnajökull, dans le sud du pays.

    Les scientifiques le considèrent comme suffisamment dangereux, s’il entre en éruption, pour perturber le trafic aérien dans le Nord de l’Europe et en Atlantique-Nord avec ses projections de cendres et provoquer des dégâts importants en Islande, notamment des inondations avec la fonte des glaces.

    La Protection civile a indiqué dans la soirée dans un communiqué que la police des ports d’Husavik et Seydisfjördur avait décidé de fermer et évacuer la région au nord du Vatnajökull à la suite de l’activité sismique sur le Bardarbunga.

    La superficie de la région évacuée et le nombre d’habitants concernés n’ont pas été précisés, mais cet endroit sauvage est très faiblement peuplé.

    Les services de secours de l’île ont par ailleurs été placés en phase d’alerte.

    L’institut météorologique islandais avait relevé la veille à orange le niveau d’alerte pour l’aviation, ce qui signifie agitation élevée ou en hausse avec potentiel accru d’éruption. Au-delà, ne reste que le niveau rouge, enclenché quand commence une éruption.

    Mardi matin, l’institut météorologique, chargé de surveiller l’activité volcanique, avait recensé quelque 2.600 séismes en quatre jours dus à l’activité du volcan, et d’une magnitude allant jusqu’à 4,5.

    Bryndis Brandsdottir, géophysicienne de l’Université d’Islande, a indiqué mardi à la télévision publique Ruv que selon les dernières indications le magma ne semblait pas s’être rapproché de la surface, restant de trois à sept kilomètres en dessous.

    En 2010, l’éruption du volcan Eyjafjallajökull avait provoqué la plus grande fermeture d’espace aérien décrétée en Europe en temps de paix, avec plus de 100.000 vols annulés sur un mois et plus de huit millions de passagers bloqués.

    L’évolution du Bardarbunga dans les jours ou semaines à venir est impossible à prédire, a rappelé la Protection civile.

    La décision d’évacuer est une mesure de sûreté. Il ne peut pas être exclu que l’activité du Bardarbunga puisse entraîner une éruption volcanique. Il n’y a aucun changement dans l’activité sismique pour le moment ni de signe d’éruption mais l’expérience prouve que l’activité sismique peut se poursuivre un long moment sans qu’une éruption ne se déclenche, a-t-elle expliqué.

    (©AFP / 19 août 2014 21h34)

    Source : Romandie

  • laspirateur

    Tout le monde avait sursauté avec le séisme de 5 à Yellowstone mais au final rien ne s’est passé heureusement.

  • Pseud

    Une source pour cette histoire de 250-300m de hauteur ???

  • Guni

    Il y a apparemment des erreur dans cet article, l’ile originelle qui est en train de se faire « manger » par cette nouvelle ile se nomme Nishinoshima. Niijima est une ile habité au large de Tokyo (pourquoi ne pas l’avoir appelé « la petite Nishino?).

    Cette ile n’est pas au bord de la fosse de Bonin mais à une centaine de kilométrés de celle ci avec entre les deux une chaine de « montagne » sous-marine. J’ai donc du mal à imaginé que cette ile puisse s’effondrer dans cette fosse là.
    Après, peut être que je me trompe et que je n’y connais rien mais je trouve ça plutôt louche pour le coup…

    Tapez « nishinoshima » sur google map pour vérifier par vous même…

    • RusseBlanc

      je confirme pour les noms et en effet ce n’est pas dans la fosse du Bonin quelle risque s’effondrer.
      Mais le risque de dévalement reste réel et il est étudié par institut de recherche sismique de l’université de Tokyo.
      Cf mon commentaire précédent.
      Bien entendu, les proportions du tsunami provoqué n’a rien à voir avec celles décrites dans « l’article ». Possible que l’étude sous estime les quantités de matériaux pouvant glisser mais à moins que l’on me montre une autre étude aussi sérieuse…
      Cf mon commentaire précédent pour les liens vers la source première d’information.