L’aviation israélienne a lancé plusieurs raids sur des positions syriennes dans la nuit de dimanche à lundi

L’aviation israélienne a lancé plusieurs raids sur des positions syriennes dans la nuit de dimanche à lundi, en représailles à un tir d’obus dimanche qui a fait un mort dans la partie du plateau du Golan occupée par Israël.

«L’armée israélienne a ciblé neuf positions de l’armée syrienne en réponse à l’attaque émanant de Syrie et qui a tué un adolescent israélien et blessé deux autres civils israéliens», a indiqué un communiqué militaire.

«Les sites visés incluent des QG militaires syriens et des rampes de lancement. Les cibles ont été atteintes», a précisé le communiqué.

«Des résidents du nord d’Israël ont entendu des explosions du côté syrien de la frontière», a affirmé de son côté le site d’information israélien Ynet.

Un adolescent arabe israélien de 13 ans a trouvé la mort dimanche matin dans l’explosion d’un véhicule à bord duquel se trouvaient aussi son père et un autre homme, tous deux contractuels du ministère israélien de la Défense qui ont été blessés, selon l’armée et le ministère.

L’armée a évoqué «une attaque intentionnelle» contre un véhicule civil par des forces en Syrie, et selon un porte-parole, des chars israéliens ont riposté contre des positions de l’armée syrienne sans faire état de victime.

«C’est l’incident le plus sérieux à la frontière avec la Syrie depuis le début de la guerre civile», a déclaré le porte-parole de l’armée, Peter Lerner, en confirmant qu’il s’agissait du premier Israélien tué.

Des sources militaires ont pour leur part indiqué que le véhicule appartenait au ministère de la Défense et était engagé dans le cadre de la construction d’une clôture qu’Israël érige sur les hauteurs du Golan.

Des sources sécuritaires citées par la radio publique israélienne ont indiqué que le projectile avait été tiré dimanche par l’armée syrienne, ce que l’armée israélienne, interrogée par l’AFP, n’a pas voulu commenter.

«L’attaque de dimanche était un acte d’agression délibéré contre Israël», a déclaré le porte-parole militaire dans un communiqué publié après les raids aériens israéliens.

«L’armée israélienne ne tolérera pas la moindre tentative de violer la souveraineté d’Israël et agira afin de protéger la population civile», a-t-il averti.

Plateau du Golan occupé

De son côté, le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a dénoncé l’attaque sur le Golan.

«Les ennemis de l’État d’Israël ne reculent devant rien. Ils ne reculent ni devant des attaques de civils ni devant le meurtre d’enfants, comme cela s’est passé ce matin», a déclaré M. Nétanyahou, lors d’un entretien téléphonique avec le père de l’adolescent tué dimanche, selon un communiqué de ses services.

En mars, l’armée de l’air israélienne avait bombardé des positions de l’armée syrienne quelques heures après l’explosion d’une bombe ayant blessé quatre soldats israéliens sur le Golan.

Le raid aérien avait marqué la plus grave escalade sur la ligne de cessez-le-feu avec la Syrie depuis la guerre de 1973, et le ministère de la Défense avait prévenu Damas qu’il payerait «le prix fort» s’il laissait des miliciens nuire à Israël.

En 2013, plusieurs sources ont fait état d’une série de raids israéliens contre des cibles syriennes et du Hezbollah chiite libanais, mais Israël ne les a jamais officiellement reconnus.

L’attaque de dimanche a eu lieu au sud du point de passage de Qouneitra, dans le centre du plateau du Golan occupé.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a affirmé que des combats étaient en cours depuis la nuit entre l’armée syrienne et les rebelles dans ce secteur frontalier, ajoutant que les forces du régime bombardaient des villages du sud de la province de Qouneitra.

Israël est officiellement en état de guerre avec la Syrie et occupe depuis 1967 quelque 1200 km2 du plateau du Golan qu’il a annexés, même si cette décision n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Environ 510 km2 du plateau restent sous contrôle syrien.

La situation à la frontière israélo-syrienne est tendue depuis l’éruption du conflit en Syrie en 2011, mais les incidents sont restés mineurs, avec quelques tirs à l’arme légère ou au mortier auxquels l’armée israélienne a souvent répliqué.

Source: Lapresse.ca via Conscience du peuple

 

6 commentaires

  • PH7

    Inquiétante nouvelle qui, je pense, fait suite logique à la destruction des locaux des médias visant à éviter toute fuite sur les projets en cours et futurs d’Israël et probablement des U.S.A. Serait-on encore en train de nous enfumer ? Certainement ! Front en Irak et Syrie + front en Ukraine + Ruine organisée de pays comme l’Argentine + Politique Européenne et Française de mer.. + … + … + Désinformation généralisée = « Que ça va peut être pas tarder à nous tomber dessus ». Enfin, pour ce que j’en dis ..!

  • Berrurier

    Oui ça semble évident que tous ces signes sont avant-coureur de quelque chose. Sera-ce bien pour nous ou sera-ce encore de nouvelles privations de liberté et surtout de liberté d’expression. Israël et les USA sont devenus complétement paranos à moins que tout ce qu’ils font fassent partie d’un plan élaboré depuis très longtemps. Mais alors comment se fait il que parmi la population israélienne et les soldats personne ne proteste contre cet impérialisme galopant qui mène droit à des conflits qui peuvent dégénérer ?

  • Grand marabout 3.0.1 Grand marabout 3.0.1

    la guerre préventive,je balance tout ce que je peux MAIS c’est
    PRÉVENTIF!