Comment Bruxelles triche sur les comptes de la Grèce

A un mois des élections européennes, les citoyens de l’union, de plus en plus sceptiques face à la machine à détruire les peuples et les économies que représente maintenant l’UE, ont besoin de  nouvelles optimistes pour venir contre balancer la litanie des désastres sociaux et économiques causés par les politiques d’austérité, comme  par exemple le taux de chômage des jeunes Grecs ou Espagnols supérieur à 50%, ou la fameuse « inversion de la courbe du chômage » en France qui décidément, refuse de s’inverser, malgré l’avalanche de cadeaux fiscaux au patronat et les efforts de la presstitute et des éditorialistes pour parler de « stabilisation » comme ici ou …  Il semblerait d’ailleurs que le journal de Serge Dassault y mette de la mauvaise volonté depuis que son patron a été mis en examen… Et oui ma bonne dame, si on ne peut plus acheter les votes c’est à vous dégoûter de faire de la politique, et il n’y a donc plus de raison de demander aux journalistes de faire des efforts pour participer à leur manière à la réalisation des promesses de campagne

Face à la crise de foi eurosceptique montée du pessimisme, les autorités Bruxelloises ont donc décrété qu’il était temps que les choses s’arrangent, et ont décidé de faire un miracle exemple avec la Grèce, de loin le cas le plus désespéré. Et c’est ainsi que de par la sainte magie d’eurostat et de la comptabilité publique, les autorités ont sorti le chiffre magique qui montre que la Grèce est tirée d’affaire : 1.5 milliards d’excédent budgétaire !

Le seul problème, comme le souligne Charles Sannat dans son éditorial de ce matin, c’est que la magie n’existe pas, et que derrière chaque tour de passe-passe il y a un trucage. Les chiffres miraculeux de la Grèce sensés ramener dans le droit chemin les brebis électorales égarées sur la pente de l’extrémisme, ont en réalité été bidonnés par eurostat. La Grèce est ainsi passée de 15.8 milliards de déficit primaire à 1.5 milliards d’excédents, de par la sainte magie d’une nouvelle méthode de calcul budgétaire qui permet notamment « d’ôter du calcul plusieurs éléments. D’abord, les dépenses d’aide aux banques grecques ». Garcimore n’aurait pas fait mieux…

Depuis quelques semaines, sans doute parce que les élections européennes approchent à grands pas, il est de bon ton d’acclamer le retour du beau temps après la pluie dans des pays comme l’Espagne (qui va beaucoup mieux et qui n’est plus en récession), comme le Portugal (qui croule sous l’argent et la richesse) ou encore évidemment comme la Grèce qui n’a jamais été aussi en forme. La preuve d’ailleurs, la Grèce est même retournée se financer toute seule comme une grande sur les marchés financiers ! Elle a réussi à lever 3 fois plus de fonds que prévu, quel succès tout de même !! Mais ce n’est pas tout. Elle va tellement mieux que bien la Grèce qu’en plus, des « zinvestisseurs » suffisamment fadas ou crétins (à vous de choisir) ont même prêté massivement à un taux largement inférieur à 5 % à ce pays surendetté à plus de 178 % du PIB…

Évidemment, rien de tout cela n’est vrai. Il s’agit d’une grande illusion orchestrée par ceux qui nous dirigent et qui sont dans une forme de fuite en avant. L’un de ces aspects à cette fuite est évidemment la communication et la manipulation. Comme de toutes les façons, on est bien incapable dans le cadre actuel de pouvoir apporter des solutions crédibles à la crise multifactorielles que nous traversons, autant aller au bout du mensonge et faire croire que tout va mieux en espérant qu’à force de le répéter les gens finiront bien par le croire… Voilà à quoi se résume la politique économique à peu de chose près depuis 3 ans partout dans le monde. Faire croire que tout va bien en espérant que ces incantations deviendront autoréalisatrices.

Alors autoréalisatrices, ce n’est sans doute pas gagné pour nos amis Grecs qui se débattent dans la misère économique et sociale la plus dramatique.

Votre bébé retenu en otage jusqu’à ce que les parents paient les frais d’accouchement !

Vous pourrez voir ci-dessous un extrait d’un reportage de France 5 consacré à la Grèce où un médecin grec témoigne de la réalité et du quotidien des Grecs face à la crise.

Il y a dans cette réalité rien de moins que les conséquences d’une déflation et d’une crise économique profonde. Il n’y a, dans ce que vous allez voir, que ce à quoi vous devez vous préparer car nous y allons tout droit tant nos dépenses sociales ne sont plus finançables avec une économie qui patine et patinera encore des années. Ne venez pas me dire qu’il y a beaucoup d’argent dans notre pays car c’est non seulement simpliste (mais ce n’est pas grave) mais surtout c’est faux.

N’oubliez JAMAIS que l’épargne, votre épargne, ou celle des riches que toutes les bonnes âmes sont en général prêtes à ruiner sans sourciller n’EXISTE plus. Je répète : même le pognon du riche n’existe plus. Pour une raison simple : c’est qu’il est placé. S’il est placé c’est pour qu’il rapporte. Pour qu’il rapporte, il n’y a aucun secret il faut le prêter. À qui on prête ? À celui qui a besoin de fric. Qui a besoin de sous ? Les États ! Pourquoi faire ? Pour financer leurs déficits… En clair, les sous que les épargnants donnent aux États à travers leurs placements servent à financer des dépenses non couvertes par les impôts. Si demain tous les épargnants exigent le remboursement à la France de ses 2 000 milliards d’euros de dettes, croyez-vous sérieusement une seule seconde que la France peut rembourser ? Donc l’argent des riches n’existe plus. CQFD.

Une fois que vous aurez compris cela, ou que vous l’aurez admis si vous êtes atteint de déni chronique, alors vous commencerez à regarder la situation de la Grèce comme la direction que prend notre pays et donc la direction que va prendre votre niveau de vie dans les prochaines années. Nous ne valons guère mieux que les Grecs et nous sommes certainement beaucoup moins courageux qu’eux, même s’ils ne paient pas leurs impôts ! (C’est d’ailleurs faux en grande partie mais on vous le fait croire pour que vous pensiez que justement vous ne deviendrez pas Grecs non plus)…

À propos de mensonges justement, un superbe article de La Tribune (que m’a envoyé notre camarade contrarien Hakim que je remercie au passage) nous explique comment la Commission européenne de Bruxelles est en train d’empapaouter tout son petit monde en grugeant dans les grandes largeurs les statistiques des finances grecques (à côté, Goldman Sachs c’était de la petite bière) afin de pouvoir affirmer que la Grèce présente un « excédant » primaire donc que tout va vachement mieux que super bien tellement c’est top !

« Comment Bruxelles a créé l’illusion de l’excédent primaire grec »

Voici le titre de cet article de La Tribune qui est déjà tout un programme en soi ! Et il commence fort !

« Hourrah ! Mercredi, Eurostat a confirmé que la Grèce avait dégagé en 2013 un «excédent primaire» de ses comptes publics. Un excédent de 1,5 milliard d’euros qui représente 0,8 % du PIB hellénique. Aussitôt, les sectateurs de la politique menée depuis 2010 y ont vu une preuve du succès de cette stratégie de réduction radicale et rapide des déficits puisque la troïka s’attendait encore à un déficit pour l’an dernier. L’austérité aurait donc fait preuve d’une efficacité redoutable et l’idée selon laquelle en détruisant la croissance elle rend la consolidation budgétaire plus difficile serait donc battue en brèche… » Sauf qu’évidemment, tout le reste de l’article va vous prouver que tout cela n’est que de l’habillage comptable et que c’est complètement bidon ! Ceux qui veulent tout savoir iront lire en entier cet article et je vous mets le lien en bas de page.

Disons que pour résumer, l’essentiel dans l’histoire c’est de tout simplement ne pas prendre en compte certaines très grosses dépenses de la Grèce.

Une nouvelle façon de calculer le solde primaire

« Selon ce critère, la Grèce affiche un déficit de 15,8 milliards d’euros, soit 8,7 % de son PIB puisque, selon les données mêmes du ministère hellénique des Finances, le déficit budgétaire grec était de 23 milliards d’euros et les intérêts de la dette de 7,2 milliards d’euros. Comment alors Athènes a-t-elle pu dégager ce fameux excédent ? En appliquant une méthode statistique pour «mieux refléter la position budgétaire structurelle» de la Grèce selon un porte-parole de la Commission européenne citée par le Wall Street Journal.

Du coup, Eurostat a ôté du calcul plusieurs éléments. D’abord, les dépenses d’aide aux banques grecques, ce qui réduit le déficit «primaire» de 10,8 % du PIB. L’effet «positif» du transfert des bénéfices de la BCE sur le rachat d’obligations grecques (1,5 % du PIB) a été également exclu du calcul. Au final, le solde «corrigé» donne un excédent de 0,8 %. »

Et voilà la belle entubade ! Pour afficher un excédant alors que l’on est en déficit, il suffit juste de gommer suffisamment de pertes en disant que finalement, eh bien… elles ne comptent pas ! C’est beau la comptabilité publique tout de même. Là, nous atteignons quand même des sommets dans la bêtise et finalement personne ne dit rien ni n’y trouve rien à redire. Et vous savez pourquoi ?

Personne ne veut que tout s’effondre !

Et comme personne ne veut que tout s’effondre, eh bien tout le monde est complice consentant d’un système aux abois prêt à tout et n’importe quoi pour continuer à tourner comme si de rien n’était encore un peu, encore un peu plus longtemps.

En vous disant cela, je sais que j’ai profondément raison et d’ailleurs ce n’est ni une critique ni assentiment. C’est juste une constatation de la façon dont se passent les choses. En fait, pour être plus précis, disons que moi non plus, vous non plus, aucun d’entre nous n’a vraiment envie que tout cela s’effondre. Alors, ma foi, nous préférons majoritairement croire que finalement tout finira sans doute par s’arranger…

Sauf que ce ne sera pas le cas. Nous nous effondrerons ou pas. Peu importe. Car ce qui est certain c’est que nous allons à un moment ou un autre vivre des bouleversements monumentaux y compris de notre niveau de vie. Pour beaucoup d’ailleurs, ceux que l’on appelle les chômeurs, cela a déjà commencé.

Ce que je veux juste vous montrer, c’est qu’un individu raisonnable doit aujourd’hui agir comme si la France, demain, allait devenir comme la Grèce d’aujourd’hui. Et d’ailleurs vous savez quoi ? En Grèce, la misère est vraiment profonde, et pourtant… la Grèce ne s’est pas effondrée mais les Grecs, eux, oui.

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

9 commentaires

  • SOFTCONTACT

    CONSTAT ACTUEL DES PAYS EN FAILLITE & RECAPITULATIFS DE LA DETTE DE LA GRECE EN 2008 DE 200 MILLIARDS MALGRE DE NOMBREUX RENFLOUEMENT TOTALISANT 219 MILLIARDS + (((( un abandon par les banques privées de 50 % de la dette publique qu’elles détiennent sur la Grèce))))) OU EN SONT IL??????

    Mr Arfeuille a vu les dernières statistiques d’Eurostat, et elles sont édifiantes. « Eurostat publie les chiffres de la dette publique du quatrième trimestre 2013. Dans l’Union Européenne, neuf pays sont en faillite. Quand ces 9 pays vont-ils se déclarer en défaut de paiement ?  » En effet, mais le problème est que le 25 mai 2014 il y a les élections européennes, et ce que ce n’est pas une bonne idée que d’aborder ce sujet. Ne comptez pas sur BFM-WC et sur son service économique pour vous en parler non plus, ha ha ha. Je rapelle que ce sont les chiffres officiels. Alors imaginez les vrais chiffres.

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 318,703 milliards d’euros, soit 175,1% du PIB.
    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2069,216 milliards d’euros, soit 132,6 % du PIB.
    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 213,631 milliards d’euros, soit 129 % du PIB.
    4- Irlande : dette publique de 202,920 milliards d’euros, soit 123,7 % du PIB.
    5- Chypre : dette publique de 18,442 milliards d’euros, soit 111,7 % du PIB.
    6- Belgique : dette publique de 387,159 milliards d’euros, soit 101,5 % du PIB.
    7- Espagne : dette publique de 960,676 milliards d’euros, soit 93,9 % du PIB.
    8- France : dette publique de 1925,292 milliards d’euros, soit 93,5 % du PIB.
    9- Royaume-Uni : dette publique de 1460,975 milliards de livres sterling, soit 90,6 % du PIB.

    PREMIER PLAN DE SAUVETAGE DE LA GRECE DETTE INITIAL EN 2008 DE 200 MILLIARDS SOIT 200 MILLIARDS OU 80% DU PIB !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Le 23 avril 2010, la Grèce requiert l’aide du FMI et de l’UEM. Après négociation un accord est trouvé le 2 mai 2010. Athènes obtient des crédits de l’Union européenne et du FMI à hauteur de 110 milliards d’euros sur trois ans (80 milliards d’euros prêtés par les pays de la zone euro et 30 milliards par le FMI)40.

    En contrepartie, la Grèce prend une série de mesures dont l’application sera étroitement surveillée41 par les bailleurs de fonds : le FMI et les pays de la zone euro. Parmi les mesures faisant partie de l’accord, nous pouvons citer :

    la suppression des 13e et 14e mois dans la fonction publique compensée par une prime annuelle de 1 000 euros pour les fonctionnaires gagnant moins de 3 000 euros41 et gel des salaires des fonctionnaires pendant trois ans42
    si le treizième mois est maintenu dans le secteur privé, la flexibilité du marché du travail sera renforcée41
    la durée de cotisations retraites sera portée de 37 annuités à 40 annuités en 201541
    ouverture de professions fermées43
    taxe sur les résidences illégales43
    nouvelle hausse de la TVA qui doit être portée à 23 %41

    DEUXIEME PLAN DE SAUVETAGE DE LA GRECE

    Le jeudi 21 juillet, les Européens et le FMI ont adopté les grandes lignes d’un second plan de sauvetage.

    Au niveau financier, le pays va bénéficier de 109 milliards d’euros de fonds publics : 79 venant du FESF et du FMI et 30 des privatisations. Par ailleurs, le secteur privé doit participer pour 49,7 milliards d’euros. Les taux des prêts du FESF sont ramenés de 4,5 % à 3,5 % et leur durée de remboursement est allongée90.
    Au niveau structurel, il est créé une « task force » destinée à soutenir la Grèce dans la mise en œuvre des réformes votées et à essayer de redynamiser la croissance en Grèce en employant au mieux les Fonds européens (aides régionales notamment) non encore utilisés91.

    ET DE PLUS

    Après d’âpres négociations, liées notamment à la volonté exprimée lors d’un vote au Bundestag de la quasi-totalité des partis allemands de limiter les garanties allemandes aux pays en crise et de ne pas « faire payer » uniquement les contribuables, mais également les banques, un accord est trouvé le 27 octobre au matin. Il prévoit :

    un abandon par les banques privées de 50 % de la dette publique qu’elles détiennent sur la Grèce (la BCE et le FMI ne sont pas concernés). Cet accord a été particulièrement difficile à atteindre du fait de la résistance des banques. Il a fallu que Charles Dallara, directeur de l’Institut de la finance internationale y soit incité par Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde et Herman Van Rompuy92 ;
    les banques doivent être recapitalisées pour un montant de 106 milliards d’euros (30 milliards pour la Grèce, 26,1 milliard pour l’Espagne, 14,7 milliards pour l’Italie, 8,8 milliards pour la France et 5,1 milliards pour l’Allemagne)93. La recapitalisation sera faite soit par appel à l’épargne, soit par les États, soit, en dernier ressort, par le FESF ;
    le FESF n’est pas autorisé à devenir une banque mais un effet de levier va être recherché par « un rehaussement de crédit pour de nouvelles émissions par les États membres » et/ou en faisant appel de façon complémentaire à des investisseurs privés ou souverains, en coopération avec le FMI94.

    Le premier ministre Georges Papandréou, face au mécontentement populaire et à ce qu’il perçoit comme des abandons de souveraineté décide de soumettre l’accord à référendum95. Il abandonnera l’idée quatre jours plus tard quand, la classe politique grecque prenant conscience que les autres pays envisagent sérieusement la sortie de la Grèce de la zone euro96, se prononce contre ce projet et envisage un gouvernement d’union nationale97.

    http://www.jpchevallier.com/article-dette-de-la-grece-200-milliards-80-du-pib-49429463.html

  • Barbourz

    Ils vont sans doute se servir de la France pour déclencher le chaos économique mondiale tant attendu … Pour masquer les mensonges des USA, ne soit pas humilié et garde un rôle important dans le monde.

  • gentil bombus

    bonjour

    les yeux pleins de merde
    les oreilles remplies de purin

    je m’en vais faire mes achats au grand magasin, je regarde tf1, fr3, …..et tous les matins j’achète mon quotidien ….. pour avoir sous les yeux ce que j’ai entendu hier aux désinformations nationales……vivement ce week end que je puise regarder le match…. l’amour est dans le pré……. tout en sirotant mon coca cola…..ha!!! bientôt les élections….vêtu de mon plus beau costume je vais de ce pas déposer mon bulletin (umps) dans l’urne ….et la conscience tranquille je retourne à mes moutons.. merde c’est déja lundi…..

    que la chute va être raide pour beaucoup!!!!!!!!

  • ConscienceU12 ConscienceU12

    « Personne ne veut que tout s’effondre ! » OH QUE SI ; …moi chaque jour je souhaite de voir ce système immonde s’effondrer au plus vite.

    Bientôt 9 ans déjà que j’ai totalement arrêté de travailler pour ce système criminel. Et comme c’est bizarre je suis toujours vivant, comme quoi !

  • Michele DRAYE

    Les gros bras Gates et Rasmussen tentent un nouvelle extorsion de fonds
    par Lucille Baume

    http://www.voltairenet.org/article170480.html

    Extrait de l’article :

    Rappelons le contexte : en 2010, un État membre de l’OTAN, de l’UE et de la zone euro (la Grèce) ne parvient plus à rembourser ses emprunts.

    Pour le sauver, il a été convenu non pas de réduire sa dette, mais de l’accroître. Les Etats-Unis, l’Allemagne et la France l’ont renfloué, par le biais de l’UE et du FMI,

    tout en le contraignant à acheter des avions de combat et des sous-marins pour se défendre contre un autre État membre de l’OTAN (la Turquie).

    Alors qu’Athènes ferme ses services publics et brade ses entreprises d’État, il se voit obligé d’entretenir un budget de Défense délirant, presque double (en proportion) de celui de la France.

    Résultat : un an après le pays implose.

    Sur le fond, les choses sont limpides : l’OTAN ne protège pas ses membres, mais les rackette —la preuve par la Grèce face à la Turquie—. Et en cette période de crise économique occidentale, le racketteur est plus violent encore

  • Michele DRAYE

    Je re poste cet article (dans ma colère)

    Trop , c’est trop !! J’accuse

    http://realinfos.wordpress.com/2012/06/23/trop-cest-trop-jaccuse/

    Par MARIE CAROLINE PORTEU

    La Grèce a visiblement dans ses eaux maritimes des gisements pétroliers et gaziers d’une importance et d’une richesse exceptionnelles.

    Cette nouvelle devrait faire la une de tous les journaux et un article remarquablement détaillé a été écrit sur le sujet par F. William Engdahl , journaliste américain, spécialiste des questions énergétiques et géopolitiques.

    Depuis des millénaires , les richesses d’un sous sol ou des eaux territoriales d’un pays appartiennent au pays lui-même et à son peuple . Il n’y a même pas besoin de se référer à une quelconque doctrine idéologique pour le savoir et le constater ..

    Ces gisements seraient visiblement totalement suffisants pour permettre à la Grèce de se désendetter .

    Foskolos déclare qu’ il y aurait 22 milliards de barils de pétrole au sud de la Crète; il estime les perspectives de développement en la matière à 2016-2017, et déclare que le sud de la Crète est aussi riche que l’Iran.

    Les lois édictées par la Commission européenne en 2007 , concernant la libéralisation du marché de l’énergie et la possibilité de privatiser les entreprises publiques exploitant et distribuant ces ressources ont permis aux banques d’investissement américaines de s’approprier en toute impunité , en profitant d’un marché totalement déstabilisé par la soi-disant Crise des dettes souveraines Européennes , d’une partie des infrastructures européennes de transport d’énergie ..

    L’europe colonisée est en train de franchir une étape de plus , puisque la Société Noble Energy , qui n’a même pas été à l’origine des découvertes des gisements grecs (c’est l’état grec lui même qui a fait visiblement faire ces recherches) , revendique 60% de cette future production .

    Selon un rapport de l’analyste politique Aristote Vassilakis publié en juillet 2011, l’objectif de Washington en poussant ainsi la Grèce et la Turquie à unir leurs forces sur le pétrole et le gaz réside dans le partage prévu des revenus de ces exploitations.

    Selon son rapport, Washington propose que la Grèce obtienne 20 % du chiffre d’affaires, la Turquie 20 % et la société états-unienne Noble Energy, société qui a déjà assuré le forage dans les eaux israéliennes et au large des cotés grecques, obtiendrait la part du lion, c’est à dire 60 % [12].

    Bill, l’époux de la secrétaire d’État Hillary, est lobbyiste à Washington pour le compte de Noble Energy. [13]
    Je crois qu’il n’est pas nécessaire d’ajouter beaucoup de commentaires à cet invraisemblable escroquerie dont le peuple Grec risque de se retrouver une fois de plus la victime ..sachant que récemment , l’Allemagne , par la voix du PDG de la Deutsche Bank demandait l’accélération des privatisations de services publics Européens .

    L’omerta médiatique ne devient rien d’autre qu’une complicité active de crimes insensés . Je ne sais plus qui parlait de génocide financier concernant la Grèce ou l’Europe .. mais on peut désormais ajouter le terme de colonisation et d’occupation , favorisée par nos médias et bien sûr par les membres de la commission Européenne .

    L’allemagne avait d’ailleurs prévu un plan de relance pour la Grèce, incluant des zones franches favorisant les investissements étrangers avec une dérégulation totale du marché de l’emploi Grec.. :

    nouveaux camps de travail européens ?

    Si cette information avait été un minimum relayée par les médias , les taux d’emprunt de l’Etat Grec seraient sans doute au même niveau que ceux de la France et de l’allemagne

    . Les intérêts financiers prélevés sur les grecs , comme les plans d’austérité , ne sont donc que les conséquences d’une immense escroquerie , à laquelle les médias ont participé par leur silence .

    La Grèce est le pays le plus riche de toute l’Europe !!! Ses taux d’emprunt d’état devraient être inférieurs à ceux de l’Allemagne !!!!

    La prochaine étape : ce sera une taxe perçue par les entreprises américaines sur l’air qu’on respire ?? La taxe carbone étant déjà dans leurs mains comme le montre les acteurs financiers du Carbone Disclosure Project .. qui sont :
    HSBC, JPMorgan Chase, Bank of America, Merrill Lynch, Goldman Sachs, American International Group, and State Street Corp.

    Ne vous demandez d’ailleurs pas qui a intérêt à la nouvelle campagne de désinformation sur la pollution des diesels .

    Trop c’est trop .. et je pense qu’il n’est pas besoin de beaucoup de mots pour montrer que la seule priorité est de mettre fin à cette colonisation et à ce hold up inadmissible , qui se fait de plus avec la complicité de ceux qui sont supposés servir les intérêts des européens ..

    Je n’appellerais pas mon billet l’Europe des Vendus , mais je pense que ce titre serait tout à fait pertinent .

    Une information était sortie le 13 Janvier 2012 sur ces découvertes … AUCUN MEDIA n’a trouvé jugé utile de la relayer alors qu’elle était d’une importance capitale . Ou sont les appels d’offre ??

    Alors Oui :*

    J’accuse nos technocrates de brader les intérêts des Européens

    J’accuse les politiques élus de leur faciliter la tâche

    j’accuse nos médias , par leur silence indigne, de participer activement à ce dépeçage .

    Et je ne dirais pas : Bon appétit Messieurs .. !!!! MAIS plutôt , l’heure est venue de rentrer en Résistance .

    P.S. n’oubliez pas de recommander ce billet pour qu’il ait la plus large diffusion possible . Merci

    Sources
    Article original de F. William Engdahl
    http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=29609
    Traduction par le réseau Voltaire : Découverte des gisements gaziers et pétrolifères Grecs
    http://www.voltairenet.org/Tensions-croissantes-pour-l
    Décolonisons l’Europe de l’occupation Financière
    http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/190312/decolonisons-leurope-de-loccupation-financiere
    Ceci n’est pas un complot mais une stratégie
    http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/100512/ceci-nest-pas-un-complot-cest-une-strategie-reposant-sur-des-

  • Michele DRAYE

    Nous nous devons d’aider nos concitoyens GRECS

    car la GRECE n’est qu’un laboratoire de ce qui nous attend

    si nous nous taisons

    ET QUE REVIVE LA GRECE!

    Michèle