Centrafrique: La France sur le pied-de-guerre

Abominable de voir cela! Et ils osent nous dire que c’est pour éviter un génocide entre autres raisons fumeuses, mais s’ils s’inquiétaient réellement de cela, l’ONU et la France (pour ne citer qu’eux) n’enverraient-ils pas de militaires au Darfour? Il n’y a pas de richesses là-bas, rien à prendre, c’est un génocide silencieux dont tout le monde se fout qui se déroule depuis des années, alors quelles sont les véritables raisons pour envoyer nos soldats payés au lance-pierre dans ce nouveau conflit?

Face au chaos qui règne en République centrafricaine, qui pourrait devenir le «théâtre d’un génocide» selon l’ONU, Paris presse la communauté internationale d’intervenir sans délai pour rétablir l’ordre dans son ancienne colonie…

La guerre au Mali est à peine derrière elle que la France s’apprête à ouvrir un nouveau front en République centrafricaine (RCA). Ce serait une question de jours, selon Le Monde. Il s’agirait d’«une opération coup-de-poing, limitée dans le temps, pour rétablir l’ordre et permettre une amélioration de la situation humanitaire», a indiqué au quotidien une source au ministère de la Défense.

Depuis le renversement, le 24 mars, du régime de François Bozizé par Michel Djotodia, le pays est en proie au chaos. Il y a quelques mois, la fracture entre chrétiens, largement majoritaires, et musulmans, n’existait pas encore dans ce pays où les deux communautés ont toujours vécu en bonne intelligence.

Mais les exactions à répétition de l’ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, qui a porté Michel Djotodia au pouvoir en mars, ont rapidement généré des tensions, poussant des populations chrétiennes à former des «groupes d’autodéfense» pour s’en prendre aux musulmans.

A suivi un cycle de représailles et contre-représailles meurtrières entre milices d’autodéfense et ex-rebelles. Ces violences ont provoqué la fuite de dizaines de milliers de villageois chrétiens et musulmans, et font craindre des massacres à grande échelle.

«Pays au bord du génocide»

«Le pays est au bord du génocide, a asséné jeudi dernier le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Aujourd’hui c’est le désordre absolu. (…) Un million et demi de personnes qui n’ont rien, même pas à manger, et des bandes armées, des bandits, etc.», a-t-il souligné. La veille, François Hollande avait pressé la communauté internationale «d’agir» pour mettre fin au «chaos». «Si les choses ne sont pas remises en ordre, il y a un risque de dissémination à partir de foyers terroristes», assure Laurent Fabius.

La France compte actuellement en Centrafrique – son ancienne colonie – un peu plus de 400 militaires, essentiellement pour contrôler l’aéroport de Bangui et protéger ses ressortissants. François Hollande l’a annoncé jeudi dernier: Paris «s’apprête à augmenter sensiblement (son) contingent» et est « prêt à accompagner» le processus que les Nations unies sont sur le point d’engager. L’ONU doit en effet voter une résolution – attendue début décembre – pour «donner une permission d’intervenir aux forces africaines (des pays alentour), à l’Union africaine et également à la France», a affirmé le chef de la diplomatie.

Objectif encore flou

Quel est exactement l’objectif de la France? Il est encore flou à l’heure actuelle. «On est encore dans le temps de la diplomatie et de la politique», explique le colonel Jaron, porte-parole de l’état-major des armées.

La France tient toutefois à distinguer les objectifs qui étaient visés au Mali de ceux recherchés en Centrafrique. «La situation est très différente de celle qui prévalait au Mali, a ainsi assuré Laurent Fabius lors de son déplacement à Bangui le mois dernier. Au Mali, il s’agissait de libérer un pays du terrorisme – nous l’avons fait.

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Je ne peux m’empêcher de vous faire un rappel sur le Darfour, pour ceux qui ne connaitraient pas encore la situation là-bas:

Les affrontements tribaux et les combats entre rebelles et troupes gouvernementales au Darfour ont poussé à la fuite au moins 460’000 personnes cette année. La province de l’ouest du Soudan est en proie à une recrudescence des violences, a annoncé jeudi l’ONU.

Le gouvernement soudanais semble impuissant face à ces tribus qu’il a lui-même armées pour lutter contre la rébellion agitant la région depuis dix ans. Elles se battent désormais entre elles pour la terre, l’eau et les droits miniers.

« Selon les organisations humanitaires, au moins 460’000 personnes ont fui leurs foyers au Darfour depuis le début 2013, à cause de violences tribales et de combats entre les Forces armées soudanaises et les mouvements armés », a indiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dans son bulletin hebdomadaire. Un nombre supérieur à ceux de 2011 et 2012.

Depuis 2003 et le soulèvement de rebelles contre le pouvoir central et les élites arabes accusés d’accaparer les richesses, le Darfour est le théâtre de violents affrontements entre armée et tribus, d’un côté, rebelles de l’autre.

Combats tribaux

Mais depuis plusieurs mois, les combats entre tribus ont connu un regain de violence, devenant même, selon les autorités, la principale menace à la sécurité de la région.

« Les heurts entre tribus sont le plus gros défi et la menace la plus sérieuse pour la sécurité du Darfour, davantage que les mouvements rebelles », a déclaré le ministre soudanais de la Défense Abdelrahim Mohammed Hussein devant le Parlement mardi.

Ces heurts ont fait des centaines de morts dans la région, déjà durement éprouvée par les dix années de combats entre milices pro-régime et rebelles.

Ce long conflit a fait au moins 300’000 morts et près de deux millions de déplacés au Darfour, selon l’ONU. Khartoum évoque seulement 10’000 morts.

Profonde inquiétude

La mission conjointe ONU-Union africaine au Darfour (Minuad) s’est dite lundi « profondément inquiète de l’escalade des combats entre tribus », après avoir reçu des informations sur des violences entre les Salamat, les Taïsha et les Misseriya au Darfour-Centre.

Source: Agence de presse via Romandie

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