Le jour où l’Islande a dit « allez vous faire voir » à l’Europe!

Ils l’ont fait, ils ont abandonné toute idée d’adhésion à l’union européenne, officiellement pour une histoire de quotas de pèche, mais il ne faut pas oublier non plus que l’Islande depuis longtemps refuse de jouer le jeu de ces politiques européens non-élus, ni même celui des financiers! Ils ont laissé les banques privées s’effondrer sans même les sauver, ils ont confié la législation au peuple qui a pu bénéficier d’une véritable démocratie ainsi qu’à des référendums, et ils ont foutu les banquiers en taule. N’oublions pas le plus important quand même: l’Europe n’est en aucun cas une solution d’avenir pour un pays, juste un moyen d’être totalement asservi, il suffit de regarder en Grèce, en Espagne, au Portugal notamment pour s’en rendre compte, ce sont les banquiers et Bruxelles qui dirigent…

Le ministre des Affaires étrangères islandais Gunnar Bragi Sveinsson a annoncé jeudi avoir suspendu pour toute la durée de la législature les négociations d’adhésion à l’Union européenne.
«Nous avons dissous l’équipe et les groupes de négociation, et plus aucun sommet n’aura lieu. L’UE a décidé qu’il n’y aurait plus de dotation IAP», a affirmé M. Sveinsson lors d’un discours au Parlement.

L’UE avait accordé à l’Islande 5,8 millions d’euros pour 2013 au titre de l’Instrument d’aide de pré-adhésion (IAP), après la candidature lancée par Reykjavik en 2009. En avril, une coalition de centre droit eurosceptique a remporté les élections législatives avec la promesse de mettre fin à ce processus.

«Le gouvernement est à l’unisson sur ce sujet. Le processus a été suspendu, rien n’a été fermé, et nous voulons améliorer notre communication et renforcer nos liens avec l’UE sans y adhérer», a expliqué M. Sveinsson.

Le sujet le plus crucial en vue d’une éventuelle adhésion, la pêche, n’a jamais été abordé. Si un gouvernement devait relancer les négociations, il se heurterait à la forte opposition de l’opinion publique islandaise à l’intégration de l’île dans une politique européenne commune.

Reykjavik et Bruxelles cherchent avant cela à régler un différend sur la pêche au maquereau, où l’UE a menacé l’Islande de sanctions commerciales si elle ne réduisait pas son quota. Une nouvelle rencontre dimanche sur le sujet à Reykjavik n’a pas permis de trouver de compromis.

Source: Le Figaro

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