Près de la moitié des locataires rencontrent des difficultés pour payer leur loyer

Bail de location, illustration immobilier.

Se loger devient de plus en plus compliqué pour les Français. D’après le dernier baromètre Sofinco publié jeudi, ils y consacrent en moyenne 633 euros par mois: 793 euros pour les propriétaires, contre 551 euros pour les locataires. Mais si les premiers consacrent 23% de leurs revenus pour se loger, le pourcentage atteint 37% pour les seconds.

Résultat, 60% des locataires contre 45% en 2012, un bond de 33%, estiment que le budget consacré au logement est trop important au regard de ce qu’ils gagnent, contre seulement 25% chez les propriétaires.

«Si 29 % des Français déclarent avoir des difficultés à faire face à leur loyer ou à leur remboursement d’emprunt, ce sont les locataires qui sont le plus touchés par cette situation (46 %)», signale l’étude. Pour les foyers qui déclarent consacrer plus d’un tiers de leurs revenus à leur loyer ou remboursement, 55 % éprouvent des difficultés pour payer leur loyer ou remboursement d’emprunt.

Le poids du logement est de plus en plus élevé

En effet, au-delà de la crise économique qui frappe l’Hexagone depuis cinq ans, une étude de l’Insee de 2009 constatait que le poids du logement dans le budget des ménages s’est accentué depuis vingt ans. Contrairement à l’alimentation ou encore les transports qui étaient passés entre 1984 et 2005 respectivement de 17% et 13% à 11%.

A Paris par exemple, les loyers ont flambé de 50% entre 2001 et 2011. Dans ce contexte, 73% des individus rencontrant des difficultés pour payer leur logement envisagent de réduire leurs dépenses (+3% par rapport à 2012) et 13% envisagent de déménager.

Autre solution, par rapport à 2012, les locataires accentuent les arbitrages au détriment de leur épargne (+11% par rapport à 2012), des dépenses de loisirs (+9%), des vacances (+6%) et des dépenses d’amélioration du logement (+11%). De plus, près de deux tiers des locataires déclarent que le budget logement a un impact important sur leurs dépenses alimentaires et sur celles consacrées à l’habillement. Un chiffre qui atteint 56% pour les dépenses de santé.

http://www.20minutes.fr/economie/1140299-20130418-pres-moitie-locataires-rencontrent-difficultes-payer-loyer

Via Realinfos

30 commentaires

  • WeAreAnimals WeAreAnimals

    Si c’est comme en Belgique, les propriétaires ne sont soumis à aucun règlement.
    Aucune obligation de s’accorder avec le pouvoir d’achat.
    Je présume que les banques elles, profitent de cette faille pour se calquer sur le coût moyen des loyers imposé par les propriétaires qui n’ont que faire de moraliser vu que si ce n’est pas ce locataire là qui loue la maison ou l’appartement, ce sera un autre de toute façon. Il n’est plus aussi facile de trouver un logement. Il y a plus de demande que de proposition. On fait plus d’enfant qu’avant, il faut bien les loger. Mais à quel prix?
    Alors les propriétaires s’en donnent à cœur joie et les banques les plussoient.

    • Analogique Analogique

      Il me semble que les propriétaires on un droit d’augmenter à une certaine date fixe un certain pourcentage du loyer chaque année, mais je n’en suis pas sûr.

      • winston

        un propriétaire investie dans immobilier mais rarement le loyer autofinance intégralement l’achat, la rentabilité reste médiocre une fois que tu as engraissé la banquier, l’état, l’assurance, pour mon cas mettre un locataire en place me coute 2200e annuel malgré le loyer perçu , si je revend aujourd’hui après 5ans je mange de argent vu que immobilier plonge, voila la réalité cotés bailleur

      • FanetteDesLandes

        effectivement, à la date anniversaire du contrat et chaque année.
        il y a un indice à respecter.
        ce n’est pas obligatoire mais en général les proprios en profitent bien!

      • winston

        oui fanette faudrait que le locataire prenne en charge les augmentations des assurances habitation et loyer impayé, le foncier et prévoir chaque mois une sommes pour entretien du gros œuvre c’est pas avec 1.8% augmentation que ça va couvrir le tous

      • WeAreAnimals WeAreAnimals

        Ah, on touche au but.

        Ce ne sont pas les proprio qui augmentent les loyers, mais l’association des banques et assurances.

      • WeAreAnimals WeAreAnimals

        Il y a toujours anguille sous roche.

      • winston

        objectif d’un investisseur est de gagner un peu argent sinon il reste coucher et ne prend pas le risque avoir des impayés
        si le gouvernement et les assurances ne plombaient pas les bailleurs et je compte pas les impôts qui flambe aussi les prix des loyer n’auraient surement pas flambé

      • WeAreAnimals WeAreAnimals

        tout à fait. Ces banquiers sont quand même dans tous les sales coups. On va les brûler?

      • FanetteDesLandes

        oui, le carburant est en baisse! on va quand même pas se ruiner pour eux!…c’est déjà fait!

      • Analogique Analogique

        Un effet boule de neige, je suppose que, pourquoi augmenter un pourcentage du loyer chaque année si ce n’est que l’on est soi-même augmenter en taxe ou autre ? Du profit, du profit, du profit vous me direz, ce qui n’est pas totalement faux, mais apparemment pas totalement vrai non plus. Mais bon, tout les propriétaires ne sont pas comme ça.

      • FanetteDesLandes

        il y a des proprios consciencieux et honnêtes qui n’hésitent pas à investir quelques euros pour le confort de leur locataire et d’autres gros crevards comme le mien! tu vois s’il était pas si con, je lui ferais bien quelques travaux en compensation mais je lui ai refais tous les enduits et peintures de la baraque ( 600e) et j’attends encore le mois de loyer gratos. ça fait 3 ans. par contre lui l’augmentation, il a pas attendu pour me la coller! et tu vois, je suis encore trop conne parce que sa maison je l’entretien comme si c’était la mienne parce que je connais la valeur des choses et que je respecte le bien d’autrui!

      • WeAreAnimals WeAreAnimals

        Ah toi aussi ça t’est arrivé? On a vécu dans une maison presque insalubre. On payait cher mais vu que la maison nous plaisait trop, on avait convenu de faire les travaux, de garder les tickets et le proprio devait les décompter des loyers. Que nenni ! On a du partir après l’avoir humilier en justice de paix, c’est lui qui nous attaquait :D Culotté.

        Sinon on est pas là pour faire la guerre aux connards, il y en a partout.
        Mais là on se rend compte que c’est le procès des banques et assurances, pas celui des bailleurs ou des locataires

      • Analogique Analogique

        Ces gens là le payeront un jour ou l’autre et j’espère qu’ils se rendront compte de leur faute et seront emplis de honte. Apparemment, la justice a été faite pour toi. (:

      • FanetteDesLandes

        tout à fait d’accord! les bailleurs aussi sont des vaches à lait comme les locataires et une fois de plus…divisons pour me régner!

      • Kiline Kiline

        Y a des bons proprios, comme j’ai aujourd’hui, mais il y a aussi, hélasn des cons et des profiteurs, comme les sociétés civiles immobilières qui se chargent de vous louer des appart ou des commerces, et n’hésite pas à te mettre devant le juge pour même pas 1 mois de retard et ainsi vous fout en l’air votre commerce, une main devant une main derrière et tu te retrouves vite fait bien fait sous les ponts( c’est du vécu)

        De plus en plus ces groupes ( l’on peut y voir sous couvert les banques) achetent, construisent…vous voyez où je veux en venir?

      • FanetteDesLandes

        je crois qu’on a vraiment tous eu notre dose de galère!
        il est temps que la roue tourne!

      • Kiline Kiline

        j’en rêve depuis trop longtemps que la roue tourne!!

  • winston

    moi j’augmente pas le loyer de mon locataire s’il fait un bon entretien par contre si c’est un mauvais locataire je le plombe pour qu’il parte, je suis plus gagnant de fidélisé un bon locataire qui entretien plutôt que de faire de la rotation ou je risque de perdre un mois de loyer et refaire les peintures entre chaque changement

  • romulus

    On assiste en effet en ce moment à un palier: les locataires les plus fragiles ne s’en sortent plus et je dirais qu’il y a des raisons économiques (qui sautent aux yeux):chômage, hausse des charges, fixes notamment) et des raisons socio-économiques (éloignement du lieu de travail générant des surcouts, et sociologiques (séparations, divorces en grand nombre)générant des frais de réaménagement ou/et des tailles de logement adaptées à l’accueil des enfants issues de séparation. Si l’on creuse encore un peu plus, on se rend compte de l’effet « société individualiste de consommation »: frustration même provisoire inenvisageable, « la consommation crée vos emplois, etc,… ». Comment résister en effet à ce glissement des valeurs…Je me garderai toutefois de raisonnements/jugements trop simplistes genre « c’était mieux avant » car en y réfléchissant, cette pente est souvent savonneuse. Toutefois, inexorablement, et parce qu’essentiellement toutes les limites deviennent franchissables (en plus de la non-redistribution des richesses, je crois fermement que sans changement important sur ce dernier point, une méga catastrophe se prépare; sans bouée de secours cette fois ci, les bailleurs n’ayant plus de marge de manoeuvre, ni les aidants institutionnels non plus (ou celles qu’on veut bien leur laisser plutôt). Il reste donc les changements sociologiques volontaires (je n’y crois pas car ils se seraient déjà produits)ou l’explosion des expulsions; ce que je prévois, le côté social des offices HLM étant désormais de l’affichage et trop lié aux résultats économiques (ou comment le fric pervertit tout). Tout va dépendre de la réaction du pouvoir notamment incarné par les préfets, garants de la paix sociale et au-dessus du pouvoir politique lui-même (restera t-il inféodé totalement aux « forces de l’argent » ou pourra t-il réformer (surtout par peur)? Je pense que cette problématique sera un point CRUCIAL du proche avenir, les choses se précipitant actuellement; mais comme je suis à un poste modeste, je connais finalement assez peu de choses; en tout cas il y en a une que je vais dire, c’est que le pognon contamine toutes les sphères de la société y compris désormais largement celle ou j’exerce professionnellement et c’est bien à nous de résister; c’est bien pour cela que je suis sur ce site et que je l’apprécie.

  • lumpenproletariat

    En Allemagne l’argent des retraites est systématiquement investi dans l’immobilier, résultat: loyer peu cher, pas de difficulté à trouver un logement, rendement financier autour de 4% ( les loyers qui rentrent créent la plus value).
    En France, l’argent des retraites est placé sur les marchés financiers avec un taux de rendement(si ma mémoire est bonne) autour de 1,5% voilà le résultat.
    Ce qui me fait bien marrer quand on entend les discours du genre qu’il faut bouger partout à travers la France pour trouver un taf et quand on voit les hallucinantes garanties exigées pour louer un appart.

    En bref, quand une pseudo élite de débiles mentaux incapables vous gouverne…

  • laspirateur

    Mais qui sommes-nous pour construire des maisons sans cesse, que croyez-vous qu’il advienne lorsque l’on a comblé toute une planète de routes, de lotissements et de supermarchés? Il n’ y a plus assez de terre cultivables en Bretagne à cause de la surconstruction. Lorsque j’entend une jeune femme dire qu’elle veut des enfants, je me demande si elle connaît l’ampleur des dégâts de notre société, l’immense fragilité de notre patrimoine génétique mis à mal par tant d’années d’industrialisation débile. Mourrons ensemble, regardons-nous muter lentement vers notre nouvel évolution : l’abominable homme-poubelle! Faites-vous belles, faites vous beaux tant qu’il vous reste un peu de peau! Mais sommes-nous déjà trop cruels?

  • lumpenproletariat

    On peut malgré tout attendre de nos gentils ministres millionnaires de gooooooche qu’ils nous prêtent une piaule de leur maisons secondaires …

  • Yhan Hamar

    Les normes à respecter posent aussi des problèmes car il y a plein de vielles baraques pas modernes mais loin de tomber en ruine qui pourraient être habitées. Pas de fosse sceptique ? Utilisons des toilettes sèches. Si le locataire est ok avec le propriétaire c’est possible. Mais c’est sans compter le zèle des services d’hygiène, de la mairie et de tous les gratte-papiers qui ont leur mot à dire.
    La vie serait simple sans cette faune de casse pieds.

  • Marie25 Marie25

    Les Français ont toujours investis dans « la pierre », c’est une vieille habitude qui n’est pas si mauvaise ! Notre histoire nous prouve que les changements de société font que les ‘petits’ sont souvent floués. Un bien immobilier même en mauvais état est toujours préférable à de l’argent placé en banque. Je pense que l’avenir va encore une fois nous le démontrer.
    En ce qui concerne les proprios, il y en a de tous les types. Les pires sont ceux qui ont hérité d’un bien (gratuit donc) qui ne veulent pas l’entretenir (pas de travaux pour améliorer la vie du locataire) et qui demande un loyer exhorbitant.
    Mais il y a d’autres proprios, en ce qui me concerne, nous louons pas cher (bien en dessous du prix du marché), nous faisons des travaux si les locataires en font la demande(à nos frais), par contre nous exigeons le respect du bien loué(entretien intérieur et extérieur). Nous gardons longtemps nos locataires ce qui évite des biens vides (sans loyer) et des frais de bail exhorbitants à chaque changement (l’état se sucre) et comme les loyers sont bien payés, nous n’avons pas besoin d’assurance loyers impayés.
    Je précise également que nous avons construits nos biens de nos propres mains et les avons payés avec nos salaires en nous serrant la ceinture (vacances, voitures…. Nous remboursons encore des crédits qui sont le double du montant des loyers. C’est un choix !

    • rouletabille rouletabille

      comme si payer un loyer n’est pas une soumission ?
      je me mare MARIE,si vous trouver normal de s’enrichir sur les gens qui souvent sans moyens d’existences vivent le long de la senne dans des boittes en cartons,VISIBLES et ne payent pas de loyer,vous êtes du genre à préférer chacun son tour.

    • rouletabille rouletabille

      de toute facon si vous remboursez des crédits ,c’est que vous êtes PIÉGÉE ,à moins d’avoir du fric qui vous semble important ?
      Bref,rembourser un prêt est la satisfaction ,une superbe ascension de notre idiotie car ils disent que les remboursements de notre hypothèque à servis aux payements des intérêts,pas au PRINCIPAL.En conséquences l’état dois aux connards plus qu’il n’a emprunter et moins cons c’est QUOI ?

  • Marie25 Marie25

    Cher Rouletabille,
    Je n’ai pas eu la chance de naître avec une petite cuillère en argent dans la bouche. Ce que nous avons, a été gagné à la sueur de notre frond. Evidemment, les crédits sont des pièges, mais de tout temps ils ont existé et ce qui a permis de construire notre société. Il faut bien se loger et si on aime la pierre, on peut aussi loger décemment les autres, sans les exploiter.
    Je n’ai pas vos grandes idées : « payer un loyer est une soumission », ah ah… et vivre sous les ponts c’est quoi ? un choix, un refus d’appartenir à la société…
    Rembourser un prêt c’est encore le seul moyen que j’ai trouvé pour ne pas participer à la société de consommation. Je sais qu’une partie de l’argent que nous gagnons va dans le solide et pas dans le futile. Ma voiture à 17 ans, mon portable 8 ans, j’achète mes frigues d’occasion, je fais du jardin, mon mari fait du bois de chauffage… Et nous en seommes très heureux.
    Le jour où je quitterai cette terre, je le ferai sans rien, comme au jour de ma naissance. J’aurai au moins la satisfaction d’avoir « construit » quelque chose et pas d’avoir engraissé les banquiers (juste un peu) ou l’état qui me prendra ce que j’ai sur mes comptes. L’argent j’en ai rien à foutre ce n’est qu’un moyen, pas une fin en soi !
    Et dans ma façon de vivre je ne me sens pas si idiote que ça. Ce qui me gère se sont surtout les envieux, toujours entrain de critiquer tout et n’importe quoi.
    Ne juge pas si tu ne veux pas être jugé à ton tour.
    Fin de la discussion.