Heurts au Caire, tentative de paralyser le canal de Suez

Catastrophe! Une paralysie du canal de Suez aurait un impact international car c’est la principale voie de navigation pour la circulation de pétroliers, c’était d’ailleurs une des menaces de l’Iran dans les mois passés.

Des manifestants égyptiens ont incendié des bâtiments au Caire (photo) et tenté en vain de perturber le trafic sur le canal de Suez, après les décisions rendues par la justice en liaison avec le drame survenu en février 2012 dans le stade de Port-Saïd. /Photo prise le 9 mars 2013/REUTERS/Amr Abdallah Dalsh LE CAIRE/PORT-SAÏD (Reuters) – Des manifestants égyptiens ont incendié des bâtiments au Caire et tenté en vain de perturber le trafic sur le canal de Suez, après les décisions rendues par la justice en liaison avec le drame survenu en février 2012 dans le stade de Port-Saïd.

La confirmation par la justice de la peine de mort rendue à l’encontre de 21 supporters de Port-Saïd pour leur rôle dans l’émeute et la bousculade qui ont fait 74 morts a indigné les habitants de cette ville au débouché du canal de Suez.

Mais le tribunal cairote a également provoqué la fureur de supporters de l’équipe cairote qui était allée à Port-Saïd disputer un match, en acquittant 28 personnes qu’ils auraient aimé voir condamner.

Parmi ceux-ci figurent sept membres de la police, institution honnie pour la dure répression sous l’ancien président Hosni Moubarak.

De source proche des services de sécurité, on indiquait que deux personnes au moins étaient mortes au Caire après avoir inhalé des gaz lacrymogènes ou avoir été atteint par des balles en caoutchouc, et que 65 personnes avaient été blessées.

Les supporters cairotes en colère ont incendié un club de la police et les bureaux de la Fédération égyptienne de football, près de là, sur les bords du Nil.

« Ce qui se passe aujourd’hui au Caire, c’est le commencement de la colère. Attendez, et vous verrez, si toute la lumière n’est pas faite sur ce massacre (dans le stade) », ont déclaré dans un communiqué les Ultras, frange la plus dure des supporters d’Al Ahly.

Plusieurs organisations islamistes, dont le parti salafiste Al Nour, ont mis en garde contre toute dégradation des conditions de sécurité et appelé leurs militants à former des comités populaires de protection pour assurer l’ordre dans la rue et protéger les bâtiments publics en cas de défaillance de la police.

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