Nucléaire: les dernières infos dans le domaine (mis à jour)

Pas un jour ne passe sans qu’il y ait de réelles nouvelles (souvent mauvaises d’ailleurs) sur le nucléaire. Commençons avec une triste nouvelle, la disparition de Pierre Pellerin qui n’aura connu aucune peine de prison pour son méfait, avoir menti au français sur la gravité quand à Tchernobyl! Vous savez, le nuage qui s’arrête à la frontière, digne d’un conte de Walt Disney, hé bien c’était lui! Autre article, Tepco à peut-être retrouvé du corium dans le réacteur N°2.

pellerinPour les jeunes générations, ce nom de Pierre Pellerin ne dit pas grand-chose.
Il faut revenir en arrière, en 1986 : suite à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, cet homme transmet un communiqué à l’AFP, le 30 avril :
« Situation dans l’ensemble stationnaire. On note cependant, sur certaines stations du sud-est une légère hausse de la radioactivité atmosphérique, non significative pour la santé publique »
Pour beaucoup de Français, il reste celui qui a affirmé aux Français que la radioactivité provenant de Tchernobyl n’aurait aucune incidence sur leur santé.
« Ca ne menace personne actuellement, sauf peut-être dans le voisinage immédiat de l’usine, et encore, c’est surtout dans l’usine… »
Les Corses ne sont pas de cet avis. Surtout les centaines de Corses qui ont un cancer de la thyroïde. Pourtant, avant que cet homme ait été définitivement mis hors de cause par la justice en novembre 2012, la collectivité territoriale de Corse avait lancé une enquête épidémiologique.
Pierre Pellerin est mort à l’âge de 89 ans, sans avoir été condamné. Il a bien vécu, défendant l’idée que l’on peut vivre avec le nucléaire. Pour lui, c’est vrai, il a eu une belle et longue vie. Mais il a laissé aux Français des centaines de cancers à gérer (reconnus par Georges Charpak), alors qu’ils auraient pu être évités avec des mesures de précaution qui n’ont pas été données à l’époque, ni par lui, ni par le gouvernement Chirac (dont Michèle Barzach, ministre de la santé). Il a laissé aussi l’idée que les faibles doses, ce n’est pas dangereux. Enfin, il a laissé les déchets nucléaires aux générations futures. L’énergie est consommée, les déchets restent pour des milliers d’années.
L’article complet avec une carte des radiations réelles en France est disponible sur fukushima.over-blog.fr
Quand au corium, on peut espérer, sait-on jamais…
Tepco à peut être retrouvé une partie du corium du réacteur N°2 . les gaines des sondes TIPs sont bouchées par quelque chose qui pourrait bien être du corium, il n’ont donc pas pu introduire un nouveau thermocouple par la voie des gaines de sondes TIPs .
Source: Scoop.it
Maintenant, je vous propose un petit ajout, une simulation intéressante pour savoir à quel point nous sommes concernés par les risques nucléaires, édifiant!
Risques nucléaires, tous concernés !

Super jeu :

Tu cliques sur là où tu habites (sauf Corse) et tu regardes ce qui se passe si la centrale nucléaire la plus proche pète.

Un article de Greenpeace, publié par greenpeace.fr et relayé par SOS-planete

Une mise à jour avec un article proposé par e-mail par Françoise, un grand merci à elle donc car c’est important, cela concerne la centrale de Tricastin.

FRANCE : Nouvel incident à la centrale nucléaire du Tricastin

Le nouvel incident – une explosion précédée d’un immense flash bleu – qui s’est produit jeudi 28 février 2013 vers 20h à la centrale nucléaire du Tricastin, l’une des plus vieilles centrales nucléaires, n’est pas clos.

A ce jour les investigations indépendantes menées en dehors de la parole officielle et de l’exploitant EDF révèlent :

– le parasurtenseur (parafoudre) de sortie du transformateur principal du réacteur nucléaire n° 1 est touché et git à 45 ° vers le sol, des techniciens sont en intervention

– les bâtiments annexe « phase 3 » du réacteur nucléaire n°1 , celui des turbines et condensateurs, crachent de la “vapeur” de tous les côtés. D’importantes coulures de liquide se répandent au long de l’assise en béton. Ce qui peut laisser supposer une difficulté de régulation de la pression.

– le mistral soufflant entre 80 et 90 km/h rend impossible des prélèvements d’échantillons significatifs de présence ou non de radioactivité

Des rejets radioactifs possibles, une vétusté inquiétante

Lors de l’arrêt d’urgence d’un réacteur, tel aujourd’hui ce qui affecte le réacteur n°1 du Tricastin, il y a impossibilité de stopper instantanément la réaction nucléaire (blackout). En conséquence le refroidissement et la production de vapeur par l’échangeur du circuit primaire doivent être assurés. Cette continuité peut engendrer des “soulagements” qui peuvent nécessiter en urgence des rejets gazeux radioactifs et chimiques par la cheminée (et non par les tours de refroidissement dont ce n’est pas la fonction).

Le réacteur n°1 est celui qui présente le plus de vétusté dont de nombreuses fissures de plus de 1 cm et il apparaît que sa maîtrise de conduite relève de la danse de Saint-Guy. L’ASN l’a placé particulièrement sous surveilllance tout en lui ayant octroyé un prolongement de durée de fonctionnement plutôt contradictoire.

D’autres incidents dans les mois et années passées

– le 2 juillet 2011 : un incendie avait déjà touché le transformateur de l’unité du réacteur n°1 à l’arrêt. Incendie, flammes, fumées noires dans le ciel, intervention des pompiers, périmètres de « sécurité ». Explication officielle à l’époque : « Une borne en porcelaine s’est fissurée et a explosé. De l’huile a coulé, provoquant l’incendie. »

– février 2011 : Un incident concernant les groupes électrogènes de secours à moteur diesel de la centrale nucléaire du Tricastin a été déclaré par EDF le 16 février 2011. Les groupes électrogènes de secours à moteur diesel permettent d’alimenter les systèmes de sûreté du réacteur en cas de perte de l’alimentation électrique par le réseau national. L’ASN a classé au niveau 2 sur l’échelle INES cet incident.

– mardi 10 avril 2012 au petit matin, un incendie dégageant une importante fumée s’est déclaré dans la salle des machines, cette fois-ci du réacteur n° 4. La quasi totalité des voies de circulations situées à l’extérieur du site nucléaire ont du être fermées par les forces de gendarmerie.

Source: mondialisation.ca

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