Sécurité sociale: Cri d’alarme de la Fédération hospitalière de France

Ce que je redoute se rapproche! 20 000 emplois en moins dans les hôpitaux français, et moi avec mon poste qui n’est pas indispensable, cela risque de faire couic comme je le redoutais dans les mois à venir… Il me faut vraiment préparer cela, optimiser la rentabilisation du blog pour que cela en devienne mon salaire principal, et déménager dans une petite maison loin d’ici!

20 000 emplois supprimés ! C’est la menace brandie par le président des hôpitaux publics, Frédéric Valletoux. Ce n’est encore qu’une menace, justifiée par « l’impasse » budgétaire. Mais la réduction des déficits ne pourra pas ignorer les établissements.

« Les hôpitaux sont dans une impasse ! » Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF) Frédéric Valletoux tire la sonnette d’alarme : « Les charges augmentent, les revenus diminuent… C’est devenu impossible ».

La FHF, qui regroupe l’ensemble des établissements publics, a fait ses comptes. D’un côté, des charges en hausse mécanique de 3,5 %, notamment avec l’ancienneté des personnels. De l’autre, une tarification que le ministère de la Santé veut diminuer de 1,7 %. Au total, estime Frédéric Valletoux, « cela fait 900 millions d’euros qui vont manquer dans les caisses. Ce qui représente 20 000 emplois ! »

Le chiffre a semé l’émoi, surtout accompagné de la promesse de la ministre de la Santé, Marisol Touraine : « Ne plus supprimer d’emplois dans les hôpitaux publics ». Car l’emploi avait commencé à diminuer sous la présidence de Nicolas Sarkozy : après des décennies de hausse régulière, et un bond de plus de 40 000 emplois avec l’instauration de la RTT dans les hôpitaux, les effectifs se sont tassés.

Puis ils ont baissé pour la première fois en 2010, avant que le gouvernement d’alors ne découvre une autre manière de compter débouchant « heureusement » sur une hausse…

Marisol Touraine a donc pris sa plume pour répondre au président de la FHF. Et expliquer que tout le monde doit faire des efforts, que la prochaine tarification est encore à négocier, et que les moyens attribués aux hôpitaux vont augmenter de 1,6 milliard d’euros. Certes, répond la FHF, mais cela ne fait que couvrir l’augmentation de l’activité, pas les charges nouvelles.

Un pacte de confiance

Reste ces 20 000 emplois en balance. « L’emploi ne peut pas et ne doit pas être la variable d’ajustement », tempère Frédéric Valletoux. Et il n’est certes pas question de licencier des personnels sous statut.

Mais d’autres voies se profilent : le président de la Fédération hospitalière de France évoque ainsi la possibilité « d’aménager le temps de travail au niveau de chaque établissement », avec des « équivalents des accords de compétitivité pour l’hôpital ». Autre piste, pointée par un responsable régional : la pyramide des âges fait que les départs à la retraite vont se multiplier dans cinq prochaines années, offrant une fenêtre pour une réduction « en douceur » des effectifs…

Le débat devrait rebondir début mars avec la publication du rapport d’Édouard Couty, censé fonder un « pacte de confiance » à l’hôpital. Mais le conseiller d’un grand groupe privé met en garde : contraint de réduire les déficits publics, le gouvernement devra s’attaquer aussi au secteur de la santé. Et la prochaine loi de financement de la sécurité sociale, à l’automne prochain, sera « sanglante ».

Source: DNA via les brindherbes

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