La victoire de « l’or du pauvre », le petit prix qui bouleverse tout

Une femme examine un bijou en or

Le monde de la bijouterie-joaillerie vit une petite révolution: avec la crise et le renchérissement du cours de l’or, les ventes de bijoux en or de moindre qualité explosent, et le « 375 millième » est entré dans les moeurs en France plus vite que nul ne l’imaginait.

Les mauvaises langues l’appellent « l’or du pauvre ». Certains bijoutiers refusent catégoriquement d’y toucher. Il n’empêche que le succès fulgurant des bijoux en or 375 millième (9 carats) bouleverse désormais le paysage.

Il s’en est vendu en France en 2012 près de trois fois plus qu’en 2011, alors que ces produits en étaient encore au stade de développement embryonnaire il y a quatre ans. De 100.000 unités en 2008, les ventes sont passées à 1,6 million en 2011 puis 4,1 millions en 2012.

« L’or 375 millième est aujourd’hui devenu la référence. C’est le segment numéro un des ventes de bijoux en or en nombre de pièces », a commenté jeudi Hubert Lapipe, directeur de Société 5, en présentant le bilan annuel du comité professionnel Francéclat (bijouterie-joaillerie-horlogerie-orfèvrerie).

En valeur, le 9 carats ne fait certes pas le poids face au 18 carats, qui a encore généré en 2012 les quatre cinquièmes des ventes de bijoux en or en France, soit 1,9 milliard d’euros – contre 400 milions pour le « petit » or.

Mais la rapidité avec laquelle il a conquis son public en sidère plus d’un dans le secteur, désormais contraint de s’adapter.

Un bijoutier qui avait ainsi « raté » son chiffre d’affaires de Noël fin 2011 faute de stocks de bijoux en or 9 carats a vite corrigé le tir en 2012.

« La raison du succès du 375 millième est simple, c’est le prix », dit à l’AFP Guy Subra, le président de la fédération HBJO (horlogers, bijoutiers, joailliers, orfèvres) et fondateur des bijouteries Le Donjon.

Article complet: Boursorama.com

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