Caisse d’Epargne. Un ex-trader condamné à rembourser 315 millions d’euros

Caisse d’Epargne. Un ex-trader condamné à deux ans de prison avec sursis et à rembourser 315 millions d’euros.
Caisse d’Epargne. Un ex-trader condamné à deux ans de prison avec sursis et à rembourser 315 millions d’euros. Photo : Reuters

Un ancien trader de la Caisse d’Epargne, accusé d’avoir fait perdre 315 millions d’euros à la banque, a été condamné lundi à deux ans de prison avec sursis pour abus de confiance, par le tribunal correctionnel de Paris. Il devra aussi rembourser l’intégralité des pertes, au titre des dommages et intérêts à la banque.

Trois mois après la condamnation en appel de Jérôme Kerviel à une peine de trois ans de prison ferme assortie d’une facture de 4,9 milliards d’euros à rembourser à la Société générale, la justice a condamné un ancien trader de la Caisse d’Epargne.

Accusé d’avoir misé secrètement

La banque avait porté plainte contre le trader en octobre 2008, l’accusant d’avoir pris, en secret, des positions « hautement spéculatives » sur les marchés des dérivés actions.

Après que son trader eut informé la direction de ses pertes et présenté sa démission, la banque avait débouclé ses positions en urgence sur des marchés en chute libre, ce qui avait fait grimper les pertes à un montant estimé à 751 millions d’euros à la fin octobre 2008.

L’affaire avait permis au grand public de découvrir que l’établissement emblématique du placement de père de famille se livrait à des activités spéculatives de marché avec ses fonds propres.

La banque demande « une partie symbolique » des 315 millions

Lors du procès, qui s’est tenu en décembre devant le tribunal correctionnel de Paris, le procureur avait requis « au moins deux ans de prison avec sursis » contre l’ancien trader, âgé de 37 ans.

Il écope donc de deux ans avec sursis et devra également rembourser 315 millions d’euros, au titre des dommages et intérêts.

Me Jean Reinhart, l’avocat de la banque, a indiqué que la Caisse d’Epargne pratiquerait « le recouvrement avec tact, intelligence et discernement », en demandant une « partie symbolique » de la somme au trader.

Ce dernier n’a pas souhaité s’exprimer après le verdict. Lors de l’audience, il avait admis une faute professionnelle, mais pas d’infraction pénale, estimant que ses opérations avaient été approuvées par sa hiérarchie.

Source: Ouest-France

5 commentaires

  • robertespierre

    Allez voir chez Jovanovic ses derniers posts
    pour commencer:une banque italienne et suivront
    la bnp et la société générale
    le trader c’est un écran de fumée pour détourner l’attention!

  • Maverick Maverick

    Bientôt, on ne dira plus « Trader », mais « Fusible ». Faudra être burné ou suicidaire pour faire ce job …

  • engel

    Pauvre homme, pauvre bouc-émissaire!

    Tu as bien servi tes maîtres banquiers.
    Maintenaint, une dernière fois, ton sacrifice non consenti doit servir à détourner et à apaiser la juste colère du peuple dégénéré.

  • Quand on joue avec le le diable ou accessoirement le feu…
    Faut s’attendre à se bruler les doigts et surtout le reste… son âme !!!

    Sa vie que je sache n’est pas fini, il n’a pas été crucifié… bien au contraire ! (le pauvre)

    Icare est le fils de l’architecte Dédale et d’une esclave crétoise, Naupacté. Il est connu principalement pour être mort après avoir volé trop près du Soleil.

    « Par Dieu, en dehors duquel il n’est pas d’autre dieu, l’un de vous n’a de cesse d’accomplir des actes des gens du Paradis au point qu’il ne reste plus entre lui et le Paradis qu’une coudée; c’est alors que le Livre du destin le devance et qu’il se met à commettre des actes dignes des gens de l’Enfer, le conduisant ainsi au Feu. Par contre, il se peut que l’un de vous accomplisse des actes des gens de l’Enfer au point qu’il ne reste plus entre lui et l’Enfer qu’une coudée ; c’est alors que le Livre du destin le devance et qu’il se met à accomplir des actes dignes des gens du Paradis, qui l’y font entrer »

  • Nevenoe Nevenoe

    Prendre des positions en secret n’est pas possible ou alors la Caisse d’Epargne est en grave violation des règles de contrôle les plus élémentaires, ce qui m’étonnerait beaucoup.

    Il est plus probable qu’il ai obéit à des ordres oraux ou à des sous entendus l’encourageant à prendre des risques.