Kenya : une famille de 11 éléphants massacrée par des braconniers…

Avec la récession qui nous frappe de plein fouet (quoi qu’en disent nos dirigeants) cette info peut paraitre un brin incongrue car elle ne touche pas directement notre porte monnaie. Pourtant,  pour ceux qui s’inquiète pour notre planète des ravages causés par les « humains », elle a de quoi faire mal au cœur. Evidemment ce n’est pas la fuite d’un énième riche, racketté par le pouvoir en place, malgré cela c’est encore une question de fric qui pourri la vie d’êtres qui n’ont de tort, que d’avoir des attributs prisés par des collectionneurs… Vu l’intérêt et les nombreux commentaires suscités par ce genre d’article, ( pas plus intéressant que de savoir qu’on puisse enfouir les déchets radioactifs sous vos pieds. ) je me dis qu’il restera des photos et des vidéos à montrer aux générations futures, quand la Terre sera devenue un désert……………Cours mouton inconscient! cours! c’est le début des soldes……….

Au Kénya, des braconniers ont commis un des pires massacres que le pays ait connu. Un troupeau de 11 éléphants a été décimé pour servir au trafic d’ivoire -pourtant interdit- en direction de l’Asie.

Une famille de onze éléphants a été tuée au Kenya par des braconniers, a annoncé mardi le Service de la Faune kényane (KWS). Il affirme être à la poursuite des auteurs de ce qu’elle décrit comme le plus important massacre de pachydermes au Kenya depuis plus de deux décennies.

« Nous n’avons pas perdu autant d’éléphants en une seule et unique tuerie depuis le début des années 1980 », a estimé Patrick Omondi, chef du programme Eléphants au KWS, « c’est un signal clair que les choses empirent ». 

Les corps criblés de balles des éléphants, dont un éléphanteau de deux mois, ont été découverts samedi, dans le Parc national de Tsavo, dans le sud-est du Kenya. Leurs défenses avaient été tranchées.

« Nos premières constatations montrent que les braconniers étaient au moins dix », a poursuivi M. Omondi. Le KWS a affirmé dans un communiqué être « aux trousses » du gang. Selon M. Omondi, la hausse de la demande d’ivoire en Asie -où elle est utilisée dans la médecine traditionnelle et dans la fabrication d’objets décoratifs- a conduit à une augmentation importante du braconnage d’éléphants d’Afrique.

Commerce interdit

« Un kilo d’ivoire peut atteindre jusqu’à 2’500 dollars au marché noir, un argent qui finance des gangs extrêmement organisés dotés d’armes sophistiquées », a-t-il souligné.

En 2012, environ 360 éléphants ont péri sous les balles des braconniers, contre 289 l’année précédente, selon KWS. Au moins 40 braconniers et six « rangers » (gardiens armés des parcs) du KWS ont été tués en 2012, dans le cadre de la lutte anti-braconnage.

Le commerce international de l’ivoire est, sauf rares exceptions, interdit depuis 1989. A la fin des années 1980, il ne restait plus qu’environ 600’000 éléphants en Afrique, contre plusieurs millions au milieu du XXe siècle.

Espèce menacée

L’éléphant d’Afrique est inscrit sur la liste des espèces menacées de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction): sa population actuelle est estimée à environ 472’000 individus, menacée par le braconnage et la destruction de leur habitat naturel.

Début janvier, les douanes de Hong Kong avaient saisi plus d’une tonne de défenses d’éléphants en provenance du Kenya, d’une valeur d’un million d’euros, la troisième prise de ce type en provenance de ce pays ou de Tanzanie voisine en moins de trois mois.

Le braconnage des éléphants est à son pire niveau depuis une décennie et le volume des saisies d’ivoire enregistrées a atteint celui de 1989, indiquait la Cites dans un rapport publié en juin.

 

Un article publié par arcinfo.ch et relayé par SOS-planete

Auteur : ATS

Source : www.arcinfo.ch

Article relayé par : kannie

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