France Télé annonce une perte de 42 millions en 2013, épilogue d’une mauvaise semaine

Dans la rubrique « on s’en fout un peu », il y a la perte de France Télévision! Y’a plus de sous, à la limite on pourrait penser qu’ils n’avaient qu’à pas supprimer la publicité, pour cela, il faut se retourner sur le l’américano-traitre Sarkozy. Le pire, le plan de départs volontaire qui serait prévu d’ici 2015: entre 700 et 900 salariés. Si même l’opium du peuple est maintenant bancale…

Le logo du groupe audiovisuel public France Télévisions

France Télévisions, contraint par l’Etat à une violente cure d’austérité, a prévenu que ses comptes plongeraient dans le rouge l’an prochain, épilogue d’une semaine qui a vu une grève générale bien suivie et une rencontre sous tension entre la ministre de la Culture et le PDG Rémy Pflimlin, accusé de ne pas avoir de stratégie.

Alors que cette année encore, France Télévisions table sur des comptes à l’équilibre, le groupe a annoncé vendredi soir qu’il escomptait une perte opérationnelle de 42 millions d’euros en 2013, sous le double coup d’une baisse des recettes publicitaires et des dotations publiques.

France Télévisions, contraint par l’Etat à se serrer la ceinture en ces temps de crise, compte réaliser 60 millions d’euros d’économies l’an prochain.

Mais parallèlement, il lui faudra faire face à une « une diminution de 91 millions d’euros des recettes publicitaires » et une baisse de « 36 millions d’euros » des dotations publiques par rapport à 2012, précise le groupe dans un communiqué.

Dans un contexte « amélioré » par le relèvement de la redevance (+6 euros en 2013) mais néanmoins « marqué au total par une baisse de 4,3% de ses recettes prévisionnelles, soit près de 130 millions d’euros », la perte attendue par le groupe d’audiovisuel public est « contenue » à 42 millions d’euros, résume le groupe qui compte 10.000 salariés.

Selon France Télévisions, dont le conseil d’administration s’est tenu vendredi, les « moyens alloués aux priorités stratégiques sont préservés ».

Parmi celles-ci figurent « l’information et le sport » dont « les moyens sont maintenus », « la création et les oeuvres audiovisuelles » avec « un niveau d’engagement de 400 millions d’euros », « la proximité » avec un « léger accroissement des moyens » régionaux et de l’outre-mer, ainsi que « le numérique ».

Vendredi, le quotidien Les Echos assurait que France Télévisions prévoyait un plan de départs volontaires qui devrait concerner « entre 700 et 900 salariés d’ici à 2015 ». Aucun chiffre n’a été avancé dans ce domaine lors du conseil d’administration, a réagi France Télévisions.

Semaine difficile

Ces mauvaises nouvelles viennent clore une semaine difficile pour le groupe.

Mardi, les programmes de France Télévisions avaient été très perturbés par un mouvement de grève de 24 heures visant à protester contre le plan d’économies « drastique » décidé par la direction et « la gestion défaillante » du groupe, selon les termes des syndicats.

Avec un taux de grévistes d’environ 23,8%, ce mouvement avait été « significatif », avait reconnu la direction du groupe, qui négocie toujours avec l’Etat un avenant à son contrat d’objectifs et de moyens (COM).

Rémy Pflimlin a protesté à maintes reprises contre la réduction de son budget, assurant qu’elle faisait peser des menaces sur l’emploi et la création.

La veille, Aurélie Filippetti avait reçu le président de France Télévisions, une rencontre délicate alors que six jours plus tôt, dans des termes fermes jamais utilisés jusque-là, la ministre avait sommé le PDG de lui présenter « un plan stratégique avec des missions de service public qui soient claires en matière de soutien à la création, d’augmentation des programmes en direction des enfants et notamment les programmes éducatifs, d’information, de qualité de l’information ».

La ministre n’avait pas goûté les récentes annonces de France Télévisions, portant sur la refonte des grilles de France 2 et France 3, entraînant la suppression de cases dédiées à la diffusion de documentaires ou de fictions, tout en maintenant la « scripted-reality », ce format bon marché et de qualité médiocre qui n’a pas « sa place » sur le service public, selon elle.

Un simple communiqué commun a clos cette rencontre, centrée notamment « sur la stratégie d’ensemble » et « les grandes orientations en matière de programmes ».

Source: Boursorama

Un commentaire