Ces milliards de dollars générés par les multinationales du crime….

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Traite d’êtres humains, trafic de drogue, contrefaçon… Le crime paie plus que jamais. Dans le monde, la criminalité transnationale organisée rapporte quelque 870 milliards de dollars par an (715 milliards d’euros), selon l’ONU. Un fléau contre lequel l’organisation internationale lance ce lundi une nouvelle campagne d’information.

Elles sont présentes sur tous les continents, brassent des milliards chaque année, mais n’ont pas de nom et rarement des visages. Ces organisations criminelles transnationales engrangent 870 milliards de dollars par an de chiffre d’affaires selon l’ONU, soit environ 715 milliards d’euros.

Cela représente l’équivalent de près de 31% du produit intérieur brut français en 2011 ou 1,5% du PIB mondial, ou « six fois le montant de l’aide publique au développement » note l’Office de lutte contre la drogue et le crime organisé (ONUDC) dans le cadre d’une campagne d’information contre le crime transnational organisé lancée ce lundi.

2,4 millions de victimes de la traite des êtres humains

Dans le détail, l’organisme publie également ses estimations « secteur par secteur ». Le plus rémunérateur, sans surprise, est le trafic de drogue, qui rapporte 320 milliards de dollars de recettes par an (environ 262 milliards d’euros). Vient ensuite, la contrefaçon avec 250 milliards de dollars (205 milliards d’euros) puis la traite des êtres humains.

Au sens large, cette dernière représente selon l’ONU un chiffre d’affaires de 32 milliards de dollars par an (26,2 milliards d’euros) dont 7 milliards (5,7 milliards d’euros) pour les seuls « passeurs » de migrants. En tout, 2,4 millions de personnes seraient victimes de ce trafic qu’ils soient migrants, destinés aux réseaux de prostitution ou autres individus réduits à l’état d’esclaves modernes.

Atteintes à l’environnement

D’autres types de revenus d’origine criminels sont également comptabilisés comme le commerce illicite d’armes à feu, qui représentent un chiffre d’affaires de 170 à 320 millions de dollars (139 à 262 millions d’euros).

Enfin, d’autres activités sont regroupées sous la dénomination d’atteintes à l’environnement. Parmi elles : le commerce de l’ivoire provenant des défenses d’éléphant ou bien encore les cornes de rhinocéros. En tout, ces trafics correspondent à un chiffre d’affaires de 75 millions de dollars par an (61,6 millions d’euros).

Des clips vidéo ont été réalisés dans plusieurs langues qui mettent en scène comme dans un thriller ces milliards générés par la criminalité organisée. Notons qu’ici, les gangsters se sont convertis à l’euro… En voici la version française.

Auteur : Marina Torre

Source : www.latribune.fr

Article relayé par : jacques pour Sos-Planète

13 commentaires

  • Bigpit

    Bientôt, on ajoutera « vente de graines bio illégales » à la liste…

  • Jean-Christophe

    Quelle différence pourrait on voir entre la mafia de Al Capone des années 1930 et celle d’aujourd’hui ?
    Aucune sur le fond.
    Ce n’est que la forme qui a changé.
    La Mafia c’est mondialisée.
    Elle a intégré tous les organes qui composent le monde.
    La finance, l’agroalimentaire, le commerce des armes, la drogue, l’administration, la police, la politique etc … .
    Je dirai même qu’elle s’est fondue dans les gouvernements par le droit, créant des lois fiscales, environnementales, commerciales pour leur permettre de faire transiter l’argent le blanchir et l’investir.
    Elle s’organise autour d’un noyau solide qui réunis chaque année des petits soldats pour leur donner les directives.

    Ce noyau, on le retrouve au travers de réunion internationales, G20, sommets en tous genre.

    Ils ont pignon sur rue, et sont même arrivés à nous demander par le vote, de mandater leurs propres serviteurs.

    Voilà la Mafia, celle qui aujourd’hui par son intégration et son adaptation au monde tient la masse.

  • morphéus morphéus

    Une question me taraude:
    comment connaît-on ces chiffres??
    comment peut-on savoir le montant des transactions qui se font dans le dos des pouvoirs publics, sans savoir dans quelles mains, ou dans quels comptes en banque elles finissent?
    ça me rappelle la phrase du philosophe tonton David:
    « mais je suis sur, sur qu’on nous prends pour des cons »

    • nemandi nemandi

      C’est du même genre que ces journalistes qui réussissent à infiltrer des réseaux de trafics divers, et variés, et nous montrent le chemin d’approvisionnement.
      Alors que les polices emploient des gonzes, 24h/24, pour ça; et que le journaliste, en 6 mois « d’enquête », il décortique tout le réseaux… mmmhh c’est c’la oui…

  • fotoulavé fotoulavé

    Ce sont juste des gens comme nous qui lutte contre la mafia Rock feller and Co.
    Les vrais mafieux sont ceux qui la dénoncent…

  • hopix

    trafic de drogue, 262 milliards d’euros
    contrefaçon, 205 milliards
    traite d’huamains, 26,2 milliards
    commerce illicite d’armes à feu, 139 à 262 millions
    commerce de l’ivoire, 61,6 millions…

    On n’a rien oublié là ?

    les banques c’est honnête, jamais la moindre embrouille, qu’on se le dise… pas d’estimation, donc.
    Le nucléaire ? blanc comme neige !
    Le commerce d’armes dit « licite » ? humanitaire bien sûr.
    Les atteintes aux écosystèmes ? Jamais réparées ni indemnisées (ou alors au compte-goutte, 20 ans après)
    L’évasion fiscale ? dépénalisée, pas de problème. Parisot trouve que c’est même moral et sain.

    Les prédations sur les systèmes de santé, retraites, éducation, etc. c’est pour les bonne oeuvres du bien public ?

    La liste n’est pas finie, j’en oublie

    • hopix

      On n’aura jamais le total de l’expropriation qui est faite sur l’humanité. Mais quand on sait les sommes colossales dépensées juste pour les armements + les guerres : on a déjà compris la règle du jeu.
      Quelle rigolade. Ah oui, c’est « La Tribune ».