Finance européenne, un pas de plus de franchit vers une finance centralisée.

Un seul gouvernement, un seul pouvoir, un seul budget, c’est en quelque sorte le sort qui nous est réservé, tout serait dirigé par Bruxelles, les pays ne pouvant même plus réellement décider de leur avenir et des budgets sous tutelle. Le vote des présidentielles ainsi que celui des législatives ne vient que de confirmer cette position en France, et notre premier ministre Mr Ayrault se dit d’ailleurs pour une finance européenne « non totale » en refusant que la BCE ait un contrôle total. Quand à Madame Lagarde qui a posé son cul au FMI et qui veut voir les grecs payer leurs impôts alors qu’elle n’en paye pas elle-même, elle souhaite souhaite « qu’une nouvelle « étape forte » de la construction de la zone euro soit rapidement franchie, avec la mise en commun des politiques budgétaires et des mécanismes de supervision et de résolution des crises bancaires ».

NANTES (Reuters) – Un « gouvernement économique » de l’Union européenne ne pourrait voir le jour sans un « contrôle démocratique » renforcé des parlements nationaux, a estimé dimanche le Premier ministre français, déniant à la Banque centrale européenne tout rôle dans le contrôle du budget des Etats.

« Si on passait à une autre étape, d’intégration plus forte, ce serait une souveraineté partagée, ce n’est pas la BCE qui va dicter aux gouvernements leurs conduites », a déclaré Jean-Marc Ayrault à des journalistes après avoir voté à Nantes pour le second tour des élections législatives.

Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, a prévu de s’exprimer lundi sur le rôle de l’institution dans la crise de la dette qui ébranle la zone euro.

« S’il faut travailler plus en commun, ce qu’on appelle le gouvernement économique, il faut aussi qu’il y ait un contrôle démocratique, qui ne peut être limité à mes yeux au seul Parlement européen », a dit dimanche le chef du gouvernement français.

« Il faut qu’il y ait de la place pour les parlements nationaux : l’Europe, ça reste et restera une fédération d’Etats-nations, pour reprendre l’expression de Jacques Delors ».

Jean-Marc Ayrault a par ailleurs appelé les dirigeants européens à émettre un « message fort et net » à la faveur du conseil européen des 28 et 29 juin prochains, d’où pourrait émerger un calendrier posant les fondations d’une union budgétaire.

François Hollande et Angela Merkel ont eu samedi une discussion « fructueuse » sur la Grèce, le sommet du G20 de lundi et mardi et ce sommet européen, selon l’Elysée.

La chancelière allemande s’est livrée vendredi à une critique en règle de l’état de l’économie française au moment même où l’entourage de François Hollande faisait assaut d’optimisme sur les chances d’un accord franco-allemand pour relancer la croissance.

« Du point de vue de la relance du projet européen, Mme Merkel a fait des propositions qui, si l’on raisonne à moyen terme, vont dans le bon sens, comme une plus grande solidarité politique », a jugé dimanche Jean-Marc Ayrault.

« Mais, en même temps, cela ne peut être crédible que si l’on traite les questions d’aujourd’hui », a-t-il ajouté.

« Si on ne se projette que dans l’avenir et qu’on ne traite pas l’urgence, comme sortir de la domination des marchés financiers ou relancer la croissance, l’étape de relance du projet européen sera contrariée », a dit le Premier ministre.

Source: Reuters

 

PARIS (Reuters) – La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, souhaite qu’une nouvelle « étape forte » de la construction de la zone euro soit rapidement franchie, avec la mise en commun des politiques budgétaires et des mécanismes de supervision et de résolution des crises bancaires.

L’ancienne ministre française des Finances s’exprime dans un entretien publié samedi par Libération, avant l’ouverture lundi d’un sommet du G20 qui sera presque exclusivement accaparé par la crise en Europe.

« Ce qu’il faut, c’est une détermination collective pour avancer vers une étape forte de la construction de la zone euro », déclare Christine Lagarde.

« Il faut dépasser l’union monétaire pour mettre en commun les politiques budgétaires, avec aussi des instruments de supervision du secteur financier au sens large et des mécanismes de résolution des crises bancaires. Le tout sous une autorité de la zone euro, et non pas des banques centrales nationales. »

La directrice générale du FMI se dit favorable à la création d’un poste de ministre des Finances européen. Interrogée sur l’idée de créer un Trésor européen, qui lèverait de la dette pour l’ensemble de la zone euro, elle répond : « Cela ne peut pas se faire du jour au lendemain, mais il est important d’affirmer ce principe collectif. »

Les discussions sont vives dans l’optique du conseil européen des 28-29 juin d’où pourrait émerger un éventuel calendrier posant les fondations d’une union budgétaire.

Angela Merkel s’est livrée vendredi à une critique en règle de l’état de l’économie française au moment même où l’entourage de François Hollande faisait assaut d’optimisme sur les chances d’un accord franco-allemand pour relancer la croissance.

La chancelière a de nouveau rejeté la proposition française de lancer des euro-obligations pour mutualiser la dette, ce qui « mènerait l’Allemagne à la médiocrité », a-t-elle dit.

Selon Christine Lagarde, « dans un délai court, peut-être moins de trois mois, il est nécessaire que les Européens, en particulier au sein de la zone euro, donnent des indications fortes sur leur volonté collective de renforcer leur union monétaire ».

Source: Reuters

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