La Fondation Nobel réduit la dotation de ses prix

Crise oblige, les dotations des Nobel sont revus à la baisse! Pas grave puisque cette récompense à une part bien sombre, certaines récompenses ne sont pas si méritées que cela, même là il y a de la magouille…

La Fondation Nobel a décidé lundi que les lauréats des prestigieux prix en 2012 recevraient une dotation pécuniaire inférieure de 20% à celle allouée à leurs prédécesseurs. Elle explique cette décision par la crise économique et financière actuelle.

« Lors d’une réunion le 11 juin 2012 le conseil de direction de la Fondation Nobel a fixé le montant de la rémunération des prix Nobel 2012 à 8 millions de couronnes (1,1 million de francs) par prix », annonce la Fondation dans un communiqué, rappelant que la récompense était de 10 millions de couronnes par prix depuis 2001.

La raison de cette révision à la baisse « est une mesure nécessaire pour éviter de mettre en péril le capital (de la Fondation) sur le long terme » compte tenu de la crise financière, explique la Fondation Nobel basée à Stockholm.

La dotation de ces prix de Médecine, Physique, Chimie, Littérature, Paix et Economie est prélevée sur les rendements du capital laissé à cet effet par le physicien suédois Alfred Nobel, fondateur des prix.

Corrigé de l’inflation, le montant de 8 millions de couronnes attribué à chaque prix 2012 est équivalent aux 150’782 couronnes remises aux premiers lauréats des prestigieux prix en 1901, selon le président de la Fondation, Lars Heikensten.

Source: Reuters

Quand à la magouille que j’ai évoqué plus haut, je faisais référence au prix Nobel de la paix, mais est-ce réellement la seule catégorie concernée? J’en doute un peu… Regardons juste quelques récents prix Nobel de la paix, juste voir quelles sont les raisons des attributions:

  • 2003: Shirine Ebadi: Pour faire monter la pression contre l’Iran
  • 2004: Wangari Muta Maathai: Pour faire monter la pression contre le Kenya et les Etats africains qui se rapprochent de la Chine
  • 2005: AIEA et Mohamed ElBaradei: Pour avoir neutralisé Hans Blix et avoir permis la guerre contre l’Irak
  • 2006: Muhammad Yunus et la Grameen Bank: Pour avoir financiarisé la pauvreté en prêtant aux personnes non solvables à un taux double du marché
  • 2007: GIEC et Al Gore: Pour avoir inventé le bogue de l’an 2000 et pour justifier la financiarisation de l’écologie et la Bourse des droits d’émission de CO2
  • 2008: Martti Ahtisaari: Pour avoir fait capoter les négociations avec la Serbie et avoir justifié la guerre du Kosovo
  • 2009: Barack Obama: Pour avoir relooké les USA tout en continuant leurs guerres impériales
  • 2010: Liu Xiaobo: Pour faire monter la pression contre la Chine

4 commentaires

  • Maverick Maverick

    Le Nobel, c’est pas pour l’Argent, c’est pour la Gloire …

  • engel

    Faut-il rappeler, que Mr Alfred Nobel est « l’inventeur » de la dynamite!

    Tout un symbole en ces temps obsurs et explosifs…

  • boris

    Si vous lisez « Prix Nobel de la paix », comprenez « Prix Nobel de la Guerre ». On peut donc y espérer BHL pour l’ensemble de son oeuvre … après la Syrie bien sûr ^^

  • kikaha

    Bienvenue au Québec !
    Publié par Marc Lafontan | Libellés : La Cage, ~Regard sur : Le Canada

    Ma journée en prison pour avoir lu 1984 dans le métro

    En ce dimanche 10 juin 2012, j’ai tenté de participer à une manif-action consistant à me déplacer pendant quelques heures du métro Berri au métro Jean-Drapeau en vue de manifester pacifiquement mon désaccord face au Grand Prix de Formule 1, évènement qui prône ce que je considère comme étant des idéologies sexistes.

    Vêtue d’une robe fleurie et d’un sac rempli d’objets dangereux tels qu’une pomme, une bouteille d’eau et trois livres, j’ai voulu pointer du doigt la haute présence policière et l’attitude frôlant le terrorisme du SPVM depuis le début du conflit gouvernemental en lisant calmement 1984 de George Orwell, un roman d’anticipation présentant une société prise avec un régime policier totalitaire.

    Après m’être faite fouiller par un policier à mon arrivée au métro Berri-UQAM, j’ai pris place dans un wagon en direction de la station Jean-Drapeau, mon livre à la main. Lors de mon retour vers le centre-ville, j’ai lu face à un policier et une femme a lu avec moi, par-dessus mon épaule. Nous avons été prises en photographie et le policier, voyant que nous étions deux dangereux personnages, a appelé son équipe en renfort pour nous accueillir en bonne et due forme à Berri. Avec les autres passagers du wagon, nous avons été placés face contre mur et nous avons ensuite été amenés à l’extérieur, par les sorties de secours, où on nous a dit de ne pas revenir sous peine d’être arrêtés. Aucune réponse lorsque j’ai demandé ce qu’il y avait de mal à lire dans le métro.

    J’ai commis un acte irréparable de désobéissance civile en redescendant dans la station et en retournant lire dans un wagon. Lorsque les policiers m’ont vu manger ma pomme, ils m’ont crié qu’ils reconnaissaient mes tatouages et m’ont interceptée. J’ai demandé ce que j’avais fait de mal, autre que de lire pacifiquement, et j’ai eu pour réponse que j’avais désobéi à leurs ordres. J’ai reposé ma question, à savoir ce qu’il y a de mal à être dans le métro à lire, et je n’ai pas eu de réponse. On m’a mise en état d’arrestation et les deux policiers se sont fait un chaleureux high five pour se féliciter de leur bon travail. On m’a amenée, telle une criminelle, au centre de détention du SPVM au centre-ville de Montréal, où on m’a prise en photographie sous toutes mes coutures. Après avoir enregistré tous mes effets personnels, les policiers m’ont conduite à la cellule 52 où étaient présentes trois autres femmes. J’ai passé la journée derrière les barreaux, autour d’une toilette sale, couchée sur un banc, sans savoir quand j’allais être relâchée, pour avoir lu dans un wagon de métro et pour avoir récidivé à cet acte révolutionnaire. Vers 15h30, j’ai été libérée avec un constat d’infraction me disant que tout ce cirque avait eu lieu pour un refus de circuler.

    État policier ? J’ai honte de mon Québec.

    Marilyne Veilleux, étudiante à la maîtrise en sciences de l’information à l’Université de Montréal.