La fuite de gaz en mer du Nord « déviée » grâce à la pose d’un dérivateur.

Voici la suite des évènements quant à la fuite de pétrole en mer du Nord. Encore une véritable catastrophe écologique qui témoigne des méthodes employées par les sociétés pétrolières, ainsi que du risque encouru par la surexploitation des maigres ressources fossiles subsistante sur Terre. Même si il s’agit de Gaz, la responsabilité de la société Total ne doit pas en être amoindrie, ce n’est pas la première fois qu’ils infligent de sévères dommages à l’écosystème de notre planète. Afin de rentabiliser au maximum chaque extraction, les risques pris sont effroyables. Nul doute que les évènements de ce genre seront toujours plus nombreux lorsque l’on sait l’impératif financier ainsi que la véritable course contre la montre. que mènent les sociétés pétrolières. 

Faute d’avoir été stoppée, la fuite de gaz en mer du Nord s’est vue déviée. Total a ainsi annoncé, jeudi 26 avril, avoir installé un équipement permettant de dévier le gaz naturel qui s’échappe depuis fin mars d’un puits de la plateforme Elgin, évitant ainsi que le gaz ne s’accumule autour des installations.Selon le groupe pétrolier français, cet équipement est un « dérivateur » qui a été raccordé au sommet du puits défaillant, et « éloigne désormais le gaz de la tête de puits et de la plateforme », le gaz étant évacué à une distance non précisée via des conduites flexibles.Selon le groupe, « ce dispositif permet d’éviter toute accumulation de gaz autour de la tête du puits G4 et de la plateforme », ce qui renforce la sécurité des interventions sur les installations, et « atténue les restrictions jusqu’alors imposées » aux atterrissages d’hélicoptères sur la plateforme.

Cet équipement a pu être posé malgré des conditions météo défavorables, qui ont limité à deux le nombre de vols effectués cette semaine par Total sur la plateforme, ajoute encore le groupe français.

POURSUITE DES DEUX ACTIONS

Par ailleurs, Total poursuit deux types d’interventions pour parvenir à stopper la fuite. La première consiste à injecter des boues lourdes dans le puits défaillant. Une plateforme de forage qui servira à cette opération est en attente à la limite de la zone d’exclusion qui entoure Elgin, et la prochaine étape consistera à la rapprocher des installations afin de « débuter dès que possible l’opération d’intervention sur le puits ».
Quant à l’autre solution, qui consiste à forer deux puits de secours, le groupe assure que le forage du premier de ces puits de secours se poursuit, »conformément aux prévisions ».

Source : subsidence-info.blogspot.fr