Brésil : Des crédits carbone pour une entreprise “voyou” ?…

On en sort pas! 30 ans que le chef Raoni se bat pour Bello Monte, projet ajourné mais pas abandonné, et voilà qu’un autre barrage fait parler de lui en demandant des crédits carbone…. On marche sur la tête, quand on sait les milliards engendrés par la vente et la revente du « droit de polluer ». Bandes de voleurs, de pollueurs et de meurtriers, responsables du génocide des peuples premiers qui ne demandent qu’à vivre en paix et en harmonie avec la nature dont ils sont dépendants……. :no:

Quand le dernier arbre aura été abattu – Quand la dernière rivière aura été empoisonnée – Quand le dernier poisson aura été péché – Alors on saura que l’argent ne se mange pas.
Citation de Geronimo

L'ouverture des vannes de la centrale hydroélectrique de Santo Antonio a entraîné des inondations

Le consortium de l’usine hydroélectrique de Santo Antonio, en Amazonie, a fait une demande auprès de l’ONU. Il souhaite entrer sur le marché lucratif des crédits carbone. Son historique récent en matière sociale et environnementale ne plaide pourtant pas en sa faveur.

Début 2012, des images de maisons emportées par la force des eaux du fleuve Madeira ont accompagné l’ouverture des vannes de la centrale hydroélectrique de Santo Antonio. Elle est l’une des principaux ouvrages du PAC (Programme d’Accélération de la Croissance) en Amazonie.

Les impacts subis par les habitants des berges du fleuves ont été si intenses que le Ministère Public a dû intervenir. Il oblige le consortium à prendre en charge les dizaines de sans-abris.

C’est le dernier chapitre en date d’une série de problèmes environnementaux et sociaux qui s’accumulent contre l’usine. Elle aimerait vendre des crédits carbone en s’inscrivant auprès du MDL (Mécanisme de Développement Propre), instrument créé par le Protocole de Kyoto. Celui-ci incite les projets environnementaux responsables.

D’après la demande faite par Santo Antonio Energia SA, l’usine ne doit émettre aucun gaz à effet de serre, tout en améliorant la qualité de vie des populations locales.

Ceci lui donnerait le droit de négocier des crédits carbone à hauteur de 51 millions de tonnes d’émissions d’équivalents CO2.

En février 2012, le prix minimum d’une tonne d’équivalent CO2 était d’environ 30 US$ sur le marché international.

Usine hydroélectrique de Santo Antonio, sur le fleuve Madeira

Un projet contesté

La demande de certification de l’usine auprès de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCCC) est largement contestée par des ONG nationales et internationales et par des spécialistes de la question. D’après le chercheur de l’Institut National de Recherche sur l’Amazonie (INPA), Philip Fearnside, le projet de Santo Antonio Energia est un leurre d’un point de vue technique:

 » Aucune des supposées réductions d’équivalents CO2 du projet n’est réelle. L’approuver serait un recul dans la lutte contre le réchauffement climatique.  »

D’après Fearnside, la décomposition de la végétation immergée par le réservoir et la pression des eaux passant dans les turbines, émettront un grand volume de gaz à effet de serre. Pour le chercheur, les projets de MDL ne peuvent être validés que si la prétendue diminution des émissions se fait sans les financements de ce mécanisme.

Or, l’usine de Santo Antonio a été financée par des fonds publics avec l’objectif d’engendrer des bénéfices, même sans l’aide du MDL.

Un environnement mis en danger

Les opposants ont établi une liste des nombreux impacts de l’usine. Ils la tiennent responsable de l’extinction d’espèces endémiques de poissons, de menaces pesant sur les indiens isolés, et de la déforestation record enregistrée dans la municipalité de Porto Velho en 2010.

Le site Repórter Brasil a également dénoncé des infractions du code du travail sur le chantier en 2009. La construction de l’usine coïncide en outre avec une poussée de violence, de prostitution d’enfants et de consommation des drogues dans la région. Les opposants se font entendre:

 » La demande du MDL pour l’usine de Santo Antonio est clairement manipulée pour sous-estimer les impacts sociaux et environnementaux. Le projet est indéfendable et plutôt propice à augmenter que diminuer l’émission de gaz à effet de serre.

L’approbation de ce projet pourrait créer un précédent extrêmement dangereux pour le MDL.  »

Source : www.greenetvert.fr vu sur Terre-Sacrée

 

Brésil : Le barrage Belo Monte et les indiens d’Amazonie

Accapareurs, pilleurs, pollueurs et cie……

« Je reste déterminé et combattif dans la lutte contre le barrage de Belo Monte, la lutte pour la démarcation de notre territoire de Kapot Nhinore, la lutte pour nos forêts, nos rivières, et les animaux du Xingu.

Depuis si longtemps je demande aux gouvernements successifs de régulariser cette situation mais, malgré les promesses, ils ne m’ont pas écouté, voilà pourquoi j’ai sollicité votre aide pour délimiter ma terre.

Ne laissez pas mon peuple être expulsé de ses terres. Nous avons besoin de vous pour parvenir à réaliser cette démarcation et assurer la permanence de mes guerriers aux abords de notre territoire de Kapot Nhinore, ceci jusqu’à ce que cette démarcation devienne effective. »

– Cacique Raoni Metuktire, vendredi 10 février 2012 –
Après plus de 35 ans de tergiversations et de débats sur la viabilité et les conséquences sociales et écologique du projet, la construction d’une nouvelle centrale hydroélectrique à commencé en juin dernier sur la rivière Xingu.

Le barrage une fois achevé sera le troisième plus grand barrage au monde, derrière celui des trois-gorges en Chine et celui d’Itaipu, construit en 1970 par le Brésil et le Paraguay sur le fleuve Parana.

Le projet est aussi ambitieux que l’était celui du canal de Panama.

Il menace plusieurs ethnies indigènes et quelques localités qui vivaient dans une paisible précarité.

Le projet a vu le jour en 1975, alors que le Brésil était encore sous dictature militaire.

« Electronorte », une filiale d’ « Electrobas », qui est le service publique responsable de la production et de la distribution d’électricité brésilienne, a demandé au « Consórcio Nacional de Engenheiros Consultores » (CNEC) d’effectuer une étude hydrographique des sites ayant un potentiel énergétique sur la rivière Xingu.

Le projet a cependant toujours été reporté, notamment à cause des protestations des indigènes et des écologistes. En 1990 le projet a été relancé, et abandonné à la suite de nombreuses manifestations au Brésil et partout dans le monde.

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Source : cocomagnanville.over-blog.com vu sur Sauve-la-Terre

 

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