Novartis supprime 2000 emplois aux États-Unis

Si même les laboratoires pharmaceutiques virent du monde maintenant… En fait, leur médicament vedette voit arriver la fin de son brevet et pourra donc être fabriqué en générique, et les médicaments censés assurer la relève ne sont pas aussi efficaces que prévu (on doit être étonnés?), donc, ça vire!

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Le laboratoire suisse s’adapte en particulier à l’extinction du brevet qui protège son médicament vedette Diovan contre l’hypertension artérielle.

Nouvelle cure d’austérité pour Novartis. Après avoir annoncé la disparition de 2000 postes en octobre, le laboratoire helvétique supprimera encore 1960 emplois, sur un total de 121.000 salariés dans le monde, aux États-Unis en 2012.

Novartis va également provisionner 1,2 milliards de dollars (933 millions d’euros) de charges sur le dernier trimestre 2011 et le premier trimestre 2012. Le troisième laboratoire mondial par la capitalisation boursière se prépare ainsi à affronter «deux années délicates pour la division pharmaceutique», a indiqué le directeur de la division David Epstein.

Le brevet protégeant son médicament vedette contre l’hypertension artérielle Diovan, qui a généré 4,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur les neufs premiers mois de 2011, vient d’expirer en Europe et s’éteindra en novembre aux États-Unis.

Produits moins performants que prévu

L’avenir à moyen terme est d’autant plus morose pour le laboratoire de Bâle que les produits censés assurer la relève sont moins performants que prévu. Son antihypertenseur Tekturna/Rasilez, distribué depuis 2007 et actuellement en cours d’examen par l’Agence européenne du médicament, est accusé d’entraîner des problèmes rénaux. Ses ventes, qui s’élevaient à 449 millions de dollars vont baisser, pronostique le laboratoire.

L’ensemble des marges vont souffrir, prévoit d’ailleurs Martin Voegtli, analyste financier chez Kepler Capital Markets à Zurich, car «les nouveaux produits ont des marges inférieures à celles du Diovan». Les mesures mises en œuvre par Novartis entraîneront des économies annuelles de 450 millions de dollars à partir de 2013, assure le groupe pharmaceutique.

Source: lefigaro.fr

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