2012: la valse sur les métaux continue…

2011 a été une année riche en rebondissements au niveau du prix des métaux, et ce sont l’or et l’argent qui ont montré le plus d’intérêt auprès des ré-informés, mais il y a d’autres métaux dont les cours risquent de beaucoup bouger en 2012… Les métaux? Une valeur refuge, surtout avec cette économie qui est devenue un « en-fer! »

leadimg Le secteur des métaux industriels continue d’évoluer en bas de cycle. Et ce n’est pas le petit rebond de Noël du CAC 40 qui a permis au secteur de sortir de l’ornière.

Le FTSE 350 Mining, un tracker regroupant les minières cotées à Londres, tourne toujours autour de ses plus bas depuis deux ans, à 20 000 points. Inquiets, les traders observent que le marché est encore bien loin de ses plus bas de 2008. Pour rappel, le FTSE 350 Mining avait touché les 7 984 points lors d’un morne vendredi de décembre 2008.

Pourtant plusieurs signes ont indiqué ces dernières semaines que la chute des cours pourrait être terminée.

L’Indonésie et l’Inde ont décidé de mettre en place une taxe sur leurs exportations de minerais. L’irruption d’une version “émergente” du patriotisme économique pourrait amener les cours des minerais à se redresser plus rapidement que prévu.

Ainsi le timing n’a jamais été aussi bon pour se positionner sur certains marchés des matières premières. Car cette leçon de patriotisme économique doit nous indiquer une chose : le cours de certains métaux ne tombera pas plus bas.

C’est en particulier le cas avec le fer.

Après avoir perdu jusqu’à un quart de sa valeur en 2011, les cours du fer devraient se reprendre en 2012. Car ses fondamentaux sont plus que solides.

Les producteurs pourraient ainsi rapidement retrouver des couleurs.

La Chine casse la dynamique du fer
Les cours du fer sont passés de 180 à 120 $ en 2011, avant de légèrement remonter en fin d’année.

Plusieurs explications peuvent être données à cette chute. Cependant, elles partagent le même point de départ : la Chine.

Au côté du ralentissement de l’activité industrielle chinoise, les importantes pénuries d’électricité qui ont frappé diverses aciéries ont également pesé sur la demande de la Chine.

Ensuite, le relèvement des taux d’intérêt dans les pays émergents ont réduit les liquidités disponibles pour financer les infrastructures. Par exemple, sur les 11 premiers mois de 2011, les investissements dans de nouvelles voies de chemin de fer ont baissé de 30% en Chine.

Depuis, la Chine a fait remonter les cours de 120 $ à 135 $, grâce à son mouvement de restockage.

En 2012, la situation va changer… toujours du fait de la Chine.

La Chine va relancer en 2012
Le débat sur l’atterrissage en douceur ou brutal de la Chine début 2012 est en train d’être dépassé.

Car il fait de moins en moins de doute que la Chine va assouplir sa politique monétaire. Comme le rappelle Eric Fishwick, chef économiste du CLSA (courtier spécialiste de l’Asie), dans le magazine Usine Nouvelle, “le gouvernement chinois sera probablement obligé d’intervenir en 2012 pour soutenir l’économie. [Les autorités] devraient probablement augmenter les quotas de prêts autorisés pour les banques, et les grands programmes d’infrastructures devraient s’accélérer dans les 18 prochains mois“.

Et gardez bien en tête que les infrastructures que veut financer le gouvernement sont nécessaires !

Comme je le rappelle souvent, la population chinoise vit encore à 50% dans des zones rurales. La poursuite de l’exode rural augmentera ainsi la demande en logement et en mobilité.

Des programmes d’infrastructures déjà sur les rails
Le gouvernement vient ainsi de lancer un vaste programme de construction de logements sociaux. 36 millions d’appartements vont être construits d’ici 2015. Ce programme pourrait loger l’équivalent de la population allemande.

Or le fer est indispensable au bâtiment.

Alors que la Chine consomme déjà autant de fer que les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne, ce programme va pousser la Chine à se jeter sur n’importe quelle cargaison de fer dans les mois à venir.

Goldman Sachs anticipe une pénurie de fer
La banque Goldman Sachs anticipe également une accélération de la Chine.

Comme elle le rappelle, il est probable que la Chine “accélère à nouveau” en 2012. Si les cours des matières premières seront ainsi soutenus, la banque anticipe en particulier une hausse des cours du fer.

Car pour la banque américaine, le marché pourrait être en déficit en 2012 et 2013. En 2012, les prix pourraient tourner autour de 150 $ la tonne. En 2013, le prix moyen serait de 165 $.

Cette hausse attendue de la demande va tendre les prix, et ce d’autant plus que l’offre est en voie de raréfaction.

L’offre en voie d’assèchement
L’Inde s’est donc convertie récemment au patriotisme économique. Plus radicale que François Bayrou et plus efficace que Nicolas Sarkozy, l’Inde a décidé de taxer à 50% ses exportations de fer.

L’objectif est simple :

– Inciter à transformer le minerai sur place

– Inciter le pays à consommer ce minerai sur place

Or rappelez-vous, l’Inde est le troisième exportateur mondial de fer après l’Australie et le Brésil !

Conclusion : l’ère du minerai à bas coût est révolue.

En retirant du marché de larges quantités de minerai, le marché va obligatoirement se tendre. Les grands gagnants de ces mouvements devraient être les miniers géants qui règnent sur le marché du fer.

Les miniers dans les starting-blocks
Aucun minier ne semble être inquiet pour la demande à long terme pour le fer.

Tous ont investi des milliards ces derniers mois dans de nouvelles capacités. Ainsi Anglo American a consacré 1/5e de ses investissements pour développer des mines de fer. De même, BHP Billiton y a consacré 8,4 milliards de dollars. Rio Tinto a également largement investi dans des mines de fer récemment.

Un cas emblématique a été celui du golfe de Guinée. Cette région a reçu 10 milliards d’investissements de la part des leaders ces dernières années, comme Vale, BHP Billiton ou encore Chinalco. Les miniers se pressent dans cette région qui pourrait bientôt produire 10% du fer mondial.

Confiant dans le marché, la hausse de la demande et des prix devrait cependant profiter avant tout au leader incontesté du marché : Vale.

Après l’annonce indienne, la valeur a d’ailleurs bondi de plus de 10% ce lundi ! Matières à Profits vous donne toutes les clefs pour investir sur cette valeur d’avenir.

Vale, un grand du fer
Au regard de ces données, un producteur comme Vale ne mérite pas le mauvais traitement que le marché lui a infligé.

Alors que la compagnie a doublé ses bénéfices en 2011, la valeur a perdu 30% depuis début 2011.

Surtout 2012 annonce une nouvelle ère pour le minier. Après de longues négociations, Vale a finalement réussi à faire débarquer sa nouvelle génération de barge extra-large, dites “ValeMax”, en Chine. Sa barge “Berge Everest” vient de livrer 350 000 tonnes de minerai de fer à la Chine ce lundi.

Ce mouvement va permettre à Vale de concurrencer l’Australie dans les exportations de fer à la Chine. Ces nouvelles barges vont notamment considérablement réduire ses coûts de transports.

Plus que jamais, le vent semble tourner pour le producteur.

Alors que la valeur vient de commencer à remonter, il est grand temps de monter à bord.

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Première parution dans l’Edito Matières Premières & Devises le 10/01/2012.

Source: quotidienne-agora.fr

14 commentaires

  • engel

    Quel gâchis !

    Qu’attend-on pour relancer l’industrie lourde en France ?
    Nous possédons dans notre sous-sol assez de charbon et de « minette de fer » pour assurer la prospérité d’une industrie nationale du fer.
    Et que l’on ne vienne pas me parler de compétitive !

    Car l’indépendance d’un pays passe aussi par son industrie lourde. Et cette indépendance n’a pas de prix. Ou plutôt si, celle de la liberté !
    Et puis, ne vaut-il pas mieux un travailleur peu rentable, qu’un chômeur totalement à la charge de la société ?

    Plus de 40 ans de désindustrialisation ….et le résultat est là devant nos yeux.
    Il serait temps de mettre au placard tout ces cons de technocrates et de faire systématiquement l’inverse de ce qu’ils préconisent !!!!
     

    • engel

      …technocrates et politicards véreux et de…

    • « l’inverse de ce qu’ils préconisent »
      pour eux qui ne travaille pas ne mérite pas de vivre donc l’inverse c’est pas besoin de travailler pour mériter de vivre, n’est il pas?
      donc tes histoires de ré-industrialisations font de toi un semblable de ces cons de technocrates…
      on veut la fin du salariat qui n’est qu’un masque pour l’esclavage pas des emplois!!
      ca va finir par rentrer bondiou!!

      • engel

        J’ai rien compris!
        Ah si ! Tu veux bien vivre mais sans travailler !!!
        Dans le règne animal ça porte un nom pas très flatteur…

      • je travaillerai a mon bonheur et celui des miens mais pas pour de l’argent et pas pour le bénéfice exclusif d’un autre!!
        et tu peux me qualifier de paresseux ou faineant, venant d’un esclave cela ne me fait ni chaud ni froid…
        la religion du travail est une intox, une fable, une illusion…
        à défaut de le comprendre demain va bosser esclave et paye tes impôts surtout!!

      • engel

        Bibi
        Tu écris :
        –  » je travaillerai à… »    .Oui t’as raison ! Commence un jour par travailler, ainsi tu sauras de quoi tu parles !
        – « va bosser esclave et paye tes impôts surtout!! »  .Tous ceux qui bossent vont apprécier ton sens du remerciement.

        Mais au fait, sais-tu que sans travailleur point d’alloc !!!

        Dans notre société, il existe deux catégories, les nécessiteux réels et les profiteurs.
        Autant je suis heureux d’aider la première catégorie, autant la deuxième m’énerve!
        Car non content de véroler le système de l’intérieur, il faut en plus, qu’elle l’ouvre…

        Ps: Je te laisse deviner à quelle catégorie je t’assimile.

        Signé : Un con de travailleur (Jusqu’à présent…)

      • ton monde par en lambeau mais c’est la faute au alloc pas au banquiers et dirigeants…
        comme imbécile tu te pose la toi!!
        arrête avec le mot travailleur, tu es un esclave satisfait de sa condition, point barre!
        toute ta vie on ta trompé, tes valeurs n’en sont pas, ton existence est une illusion basé sur le mensonge… ca fait mal hein mais pour ton propre bien : réveille toi !
         
         
         

      • engel

        Vous avez raison!
        Il faut des esclaves comme moi, pour que des gens comme vous, puissent profiter de mon travail.
        Sur ceux, ma chère, rendormez-vous.

      • j’ai pas de gosses blaireau donc je touche pas d’alloc!!
        et encore une fois ceux qui profite de ton travail c’est les banquiers et les dirigeants… c’est d’eux dont tu es l’esclave mais peste contre ton voisin qui touche les allocs si ca t’amuse mais ca solutionnera rien et tu restera l’esclave que tu es!!
        allez va bosser sarkozy compte sur toi!!

      • engel

        Force est de constater,

        Qu’en plus d’être inculte vous êtes idiote.
        Si vous vivez sans travailler, comme vous vous en vantez…
        C’est que, soit vous percevez une allocation chômage, ou une allocation handicapée ou un autre type d’alloc. Soit vous vivez au crochet de quelqu’un qui travaille ou qui a travaillé  (alloc chômage).
        En dehors de ces deux cas point de salut pour vous et votre enfant !

        Et je tiens à vous redire que : »Dans notre société, il existe deux catégories, les nécessiteux réels et les profiteurs.
        Autant je suis heureux d’aider la première catégorie, autant la deuxième m’énerve!
        Car non content de véroler le système de l’intérieur, il faut en plus, qu’elle l’ouvre… »

        Je vous le dis, vous êtes pitoyablement ridicule dans votre habit de philosophe sociétale donneuse de leçon!
        Bon maintenant, je stoppe là définitivement cet échange stérile de point de vue.

        Et sur ceux, le con d’esclave blaireau vous souhaite bonne journée .

    • viking

      @ Engel 

      Bravo, bien dit, tu exprime la pensée de millions de Francais et d’étrangers présent chez nous…..

      L’indépendance passe par une autosuffisance, pas de tout, impossible…..

      EX il est mieux de faire pousser des tomates sous le soleil de l’Espagne, du Maroc que dans des serres chauffés en Bretagne avec les risques de grêles….

  • Yami

    le probleme reside en definitive dans le concept de rentabilité du travail. Si un travail non rentable mais utile pouvait etre viable dans notre monde dépendant de l’économie on aurait le plein emploi depuis toujours. le concept meme d’emploi serait sans doute à revoir in fine.