L’affiche d’un étudiant fait scandale à Corte

Après le « piss christ » dans lequel on voyait un crucifix baigner dans un bain d’urine, après l’histoire de Charia Hebdo, voici une nouvelle provocation inutile et stupide avec l’affiche d’un étudiant qui suscite la polémique. Faut-il provoquer pour être vu actuellement? Triste monde… Le but de l’exposition d’un étudiant était d’associer le sexe et la religion, une association facile quand on voit les moeurs de certains religieux, mais également le fait que la plus grande bibliothèque de livre érotiques au monde se trouve au Vatican, mais il y a des limites qui ne doivent pas être franchies, comme celle de la photo polémique…

Titre - 15040367.jpg Anthony Limelette, à droite, face à d’autres étudiants outrés par sa démarche artistique provocatrice. (Photo Jeannot Filippi)

L’ambiance s’est tendue, hier, à la faculté de lettre de Corte, à l’occasion de l’ouverture d’une exposition. Celle d’un étudiant en arts plastiques qui associait le sexe et la religion sur des photographies

Il est 15 heures, hier, à la faculté de lettres de Corte, campus Mariani. Le doyen Pascal Ottavi s’efforce de parfaire le retour au calme en positivant. « On pourra retenir malgré tout que la communauté étudiante est soucieuse de s’impliquer dans les affaires de la cité ».À ce moment-là, les explications ont eu lieu, dans les moindres détails, les yeux dans les yeux, et les parties en présence semblent vouloir en rester là. Mais une heure auparavant, le ton était monté, les esprits s’étaient vraiment échauffés.

À l’origine de cette agitation, l’initiative d’Anthony Limelette, un étudiant inscrit en 2e année d’arts plastiques dont l’inspiration a choqué au plus haut point. « Histoire d’une absence »,tel était l’intitulé de son exposition auquel il conviait la communauté universitaire, dans les locaux pédagogiques de sa filière, à partir de 14 heures. Cette exposition n’a pas eu lieu, les syndicats étudiants se sont chargés de « l’annuler ».

L'affiche à l'origine des incidents

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6 commentaires

  • Bouffon

    C’est navrant pour un lieu sensé suscité le dialogue, le questionnement et la recherche.

  • Yuca965

    C’est dommage, sa semblait être original et dans tout les cas sa suscite des émotions !

  • Bonsoir
    Ce qui serait intéressent ce serait de savoir si le sexe sur l’affiche est celui de l’artiste et si il s’agit se son chapelet . Dans tous les cas le fait de faire du foin pour une affiche qui plus est pour une exposition d’art pose la question de savoir ce qu’il faut penser des oeuvres de damian Hirst ou de Mapplthorpe. Je ne parle pas de celles de Koons avec Ilona Staller qui ont déjà ou moins 20 ans et qui ne fessait pas dans la dentelle.
    Pour une autre approche il serait bien que les détracteurs revoient les travaux des actionnistes viennois et de leurs performance dans les années 60.
    de nos jours il est plus difficile de vouloir montré l’art que les immondices qui encombre les musée d’art contemporain et les chaines de TV planétaire ou s’exhibent des pseudo star comme la GAGA ou tout simplement les horreurs permanentes des infos grand publics. La pas de réaction tous le monde et voyeur et quand ces l’homme qui est au centre de monstruosités guerrières là c’est un blasphème contre l’humanité dans le silence le plus total.
    Pour ma part je ne suis pas pour les blasphèmes gratuit, mais cette affiche est plus une lecture poétique qu’un blasphème . Le véritable blasphème vient de l’intérieur même des religions et de leurs dirigeants actuel. Lésons à l’art sa part de mystère ou alors interdisons tout l’art du XXeme .

  • Texcaltex

    Moi, ça ne me choque pas particulièrement… on range son chapelet où on veut après tout!
     
    Evidemment on peut s’offusquer de tout si on veut..

  • kalamante

    la photo est faite dans le cadre d’une fikière art par un jeune et c’est comme si une armée de pornocrates avait envahi la ville.ligues de vertu ,tribunal populaire ,injures ,noms d’oiseuax..
    c’est ou?, an Corse ,21 eme siècle ,dans une université
    bonjour les lumières de Pascal Paoli

  • araucaria

    Choquer coûte que coûte, ne prouve pas que l’on réalise un acte artistique. L’Art Contemporain ne se résume pas à exhiber des photos de sexes avec ou sans chapelet. Anthony Limelette a bien fait parler de lui, et a gagné une première manche puisqu’il expose dans une galerie d’Ajaccio, et qu’il est l’objet d’un bel article ce jour dans Corse Matin. Mais on est artiste sur la durée, un long chemin reste à parcourir pour le devenir. Bon courage.