Les états ne doivent pas décider de tout

Herman Van Rompuy a expliqué dernièrement que les états ne devaient pas décider de tout, il y a une Europe, il doit donc y avoir une instance qui prend certaines décisions pour les pays, point! Déjà que la population ne peut plus rien décider, la démocratie ayant été mise à mort il y a pas mal de temps, il n’y a qu’à voir l’effet provoqué par cette idée de référendum en Grèce (qui finalement n’aura pas lieu…), maintenant les gouvernements n’auraient eux non plus à prendre certaines décisions. Grave…. Très grave…

Le président de l’Union européenne Herman Van Rompuy a plaidé jeudi pour que les Etats ne soient pas la seule instance de décision au sein de la zone euro.

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«Nous ne pouvons pas avoir une monnaie commune, une politique monétaire commune, tout en laissant tout le reste aux Etats concernés. Et pourtant c’est ce dont nous avons fait l’expérience. Nous avons besoin d’une cohérence dans les politiques et les institutions au niveau européen», a déclaré M. Van Rompuy dans son discours mis en ligne sur son compte Twitter avec une mise en avant des points qu’il a jugé les plus saillants.

Le président de l’UE semble ainsi prendre le contre-pied des critiques à son encontre, qui le dépeignent souvent comme étant instrumentalisé par le couple franco-allemand. Une caricature publiée jeudi dans le journal belge Le Soir le montre d’ailleurs représenté en caniche tenu en laisse par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

M. Van Rompuy a par ailleurs salué l’action de la Banque centrale européenne dans la crise, qui a racheté de la dette des Etats fragilisés.

«Nous ne pouvons pas traiter une crise en se contentant d’appliquer les méthodes de tous les jours. Nous devons être capable d’utiliser des méthodes non-conventionnelles, qui ne se trouvent pas dans les manuels d’économie», a-t-il dit.

«Ce qu’a fait la BCE devait être fait pour sauver la zone euro elle-même. Ce qui compte, c’est l’objectif. Les moyens ne sont pas une fin en soi», a-t-il insisté.

M. Van Rompuy a appelé également à la solidarité entre membres de la zone euro. «La solidarité est un devoir, pas seulement un droit». Au sein de la zone euro, c’est «désormais une question de nécessité et de survie», a-t-il dit.

La crise appelle à une plus grande intégration économique, et «nous devons reconnaître que cela signifie une perte de souveraineté pour tout le monde, pas seulement pour les pays en difficulté».

Source: 20min.ch

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