L’Europe qui passe aux mains des banquiers: Merci Sarkozy

Sarkozy jouerait un rôle plus que certain dans le passage de l’Europe aux mains des banquiers en imposant ses choix non seulement au niveau du gouvernement italien, mais également au niveau de la BCE. Un ancien de la Goldman Sachs qui risque de ne pas sauver grand chose soit dit en passant serait donc en place grâce à l’intervention de Nico le « président du pouvoir d’achat » tel qu’il se définissait lui-même passé une époque, et il souhaiterait de plus mettre en place un français à la BCE. Ne cherchez plus, la démocratie, les votes, tout cela c’est terminé, on en a encore ici lapreuve!

Nicolas Sarkozy propose d’aller soutenir Mario Monti avec Angela Merkel

Nicolas Sarkozy aime les déplacements politiques. Il a proposé ce vendredi soir au président italien Giorgio Napolitano de se rendre à Rome avec Angela Merkel dès la formation du nouveau gouvernement pour soutenir Mario Monti. Le président français, soucieux de respecter les prérogatives politiques italiennes, n’a pas eu au téléphone M. Monti.

M. Napolitano a indiqué au président français qu’il était confiant dans un vote positif du sénat ce soir, puis demain à l’Assemblée nationale sur le plan de redressement italien. Il espère nommer dimanche M. Monti président du conseil italien et table sur la formation d’un gouvernement dans les jours qui suivront, indique-t-on de source française.

SARKOZY PRÊT À S’INVESTIR

Le président français a fait part de son souhait d’avoir un gouvernement qui dure et de ne pas recourir à des élections immédiates en Italie, pour organiser le sauvetage de l’euro. C’est aussi l’intention du président italien. M. Sarkozy a proposé de prendre si nécessaire des contacts avec les responsables politiques italiens pour garantir à M. Monti la majorité nécessaire pour former un gouvernement durable. Une partie de la droite, notamment la Ligue du Nord pousse pour des élections immédiates, tandis que M. Berlusconi soutiendrait M. Monti.

Après avoir poussé au départ de M. Berlusconi, le couple franco-allemand doit veiller à ne pas trop donner le sentiment qu’il s’immisce dans les affaires intérieures italiennes.

M. Sarkozy et Mme Merkel doivent s’entretenir demain samedi avec le nouveau chef du gouvernement grec Papademos. Le nom du remplaçant français de l’italien Bini Smaghi à la Banque centrale européenne n’est pas encore fixé.

Source: elysee.blog.lemonde.fr

 

BCE : Bini Smaghi fait place nette pour un Français

Sous la pression de Paris et de Rome, le banquier central italien démissionne du directoire de la BCE. Reste à trouver un candidat français pour le remplacer.

Paris a obtenu ce qu’il réclamait. Après la démission annoncée, jeudi, de l’Italien Lorenzo Bini Smaghi de son mandat au directoire de la Banque centrale européenne, la voie est dégagée pour la nomination d’un Français à Francfort. C’est un euphémisme de dire que Bini Smaghi s’est fait prier pour céder sa place avant le terme prévu de son mandat, en mai 2013. C’est contre le soutien à l’Italien Mario Draghi pour l’accession à la présidence de la BCE que l’Elysée avait obtenu de Silvio Berlusconi au printemps dernier qu’il fasse pression sur Bini Smaghi afin qu’il abandonne son poste, au mépris de la sacro-sainte indépendance dont jouit tout cadre dirigeant de la BCE.

Bini Smaghi était prêt à partir si on lui offrait un poste au moins aussi prestigieux qu’à la BCE. Or, le poste de gouverneur de la Banque d’Italie, laissé vacant par Mario Draghi, a été attribué à Ignazio Visco. Une défaite cuisante pour Bini Smaghi, qui quittera le 31 décembre prochain les bords du Main pour rejoindre, à Boston, le Centre des études internationales de la prestigieuse université Harvard.

Jeu de chaises musicales

Il appartient désormais à L’Elysée de donner un épilogue élégant à ce jeu de chaises musicales, son candidat devant être adoubé par les 17 pays de la zone euro. Benoît Coeuré, numéro deux du Trésor français, tiendrait la corde. Ce polytechnicien spécialiste de la politique économique européenne et du système monétaire international est aussi l’économiste en chef du ministère de l’Economie. Est aussi pressenti Ambroise Fayolle, un homme du Trésor, administrateur français au FMI. Le profil de Xavier Musca, secrétaire général de l’Elysée et ancien directeur général du Trésor, pourrait aussi convenir, mais il n’aurait aucune envie de s’installer à Francfort… La presse allemande évoque aussi le nom d’Hélène Rey, professeur au centre des affaires à Londres, membre de l’Autorité de contrôle prudentiel et du Conseil d’analyse économique. Sa nomination aurait aussi l’avantage de féminiser le conseil 100 % masculin de la BCE.

Source: lesechos.fr

Et pour aller un peu plus loin encore, un très bon papier que certains devraient apprécier et qui explique un peu ce qu’il se passe:

La finance n’est pas en crise, elle concrétise un Coup d’État européen

Il est désormais courant d’entendre que l’économie mondiale est en crise, et que dans ce contexte de conjoncture difficile, mieux vaut patienter pour s’affairer, que des jours meilleurs fassent briller nos portes-feuilles. Les bourses clôturant en baisse, scrutant les monnaies en dévaluation, la finance en effervescence entraîne avec sa chute le délabrement de l’État.

Cette crise serait donc une sorte de trou noir absorbant tout, surtout les capitaux, contre lequel il est impossible de lutter car personne ne l’aurait générée, tant il est inconcevable autant qu’impossible de lutter contre le libre et naturel cours du marché. La crise mondiale, la plus grave depuis les années qui ont précédé les fascismes en Europe, serait une résultante de la mondialisation : puisque le marché est vertueux, cyclique et libre de tout contrôle étatique, il se régulera de lui-même après l’orage bancaire. Quelle naïveté ! Comprendre plutôt qu’il est naturel voire biologiquement intrinsèque à l’Humanité que 99% de la population subissent le dernier pour-cent boursouflé de kilos dollars, qui impose sa loi, affame, tyrannise et tétanise la planète…

La concupiscence pour l’accumulation des biens matériels est telle dans le comportement des acteurs sociaux, quels qu’ils soient, qu’elle est un leitmotiv, une norme de conduite où l’antisocial devient social : Le pauvre adule son maître bourgeois, il surconsomme, il aspire à vivre comme lui et se ruine pour cela. La classe moyenne précaire, elle, dénigre les pauvres et fait flamber son compte bancaire. La classe moyenne supérieure est celle qui épargne sur les marchés financiers, elle cire les pompes de la classe possédante juste au dessus d’elle. Le pire d’hier devient la normalité d’aujourd’hui, la mémoire se raccourcit et l’espoir s’amenuise. Et oui, le capitalisme marchand a toujours existé, et se maintient dès lors que s’opère une tractation entre deux individus. Il y a toujours une valeur à toute chose, et un prix à l’échange.

Depuis 2008, la croissance économique des pays occidentaux est molle voire négative, et c’est en dépit d’une crise incontrôlable que l’on devrait se serrer la ceinture, accepter de fournir plus d’efforts afin d’en finir avec la récession, et aller « chercher la croissance avec les dents s’il le faut. »(1). Le royaume bancaire et l’influence que la finance a pris sur les institutions publiques, ne remontent pas à 2008. L’attribution à toute entreprise de la personnalité morale juridique en 1864 aux États-Unis eût pour conséquence qu’une banque, plus tard une  multinationale put conclure des contrats, assigner l’État ou les personnes physiques en justice, et réaliser des profits énormes. Bientôt, les grandes corporations détournèrent la juridiction des États pour échapper à leur contrôle, elles financèrent les belligérants des grands conflits. Ainsi, les gouvernements avides durent s’associer avec ces nouveaux rois de la finance pour se maintenir dans leur rang. La stratégie fut simple : instaurer le chaos pour en récolter les bénéfices. Une guerre, un putsch, une catastrophe naturelle, une crise, tout est bon pour faire du profit. Sauf que le contrôle de l’appareil étatique est souvent un frein à la concentration accrue des capitaux : dans nombre de pays, il existe un droit du travail qui encadre relativement salariat, patronat et indépendants. Les codes du travail contiennent des articles juridiques qui normalisent les salaires, la liberté d’expression, l’action syndicale, le temps de travail réglementé, les conventions collectives, les contrats. Les constitutions dites démocratiques quant à elles, grossièrement, fixent les relations entre les différents pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) et les citoyens. Des devoirs sont institués, mais aussi des droits sociaux comme ceux de participer à la vie politique (mais pas trop, sinon le peuple peut gouverner en lieu et place de l’élite oligarchique).

Suite et source sur etat-du-monde-etat-d-etre.net

6 commentaires

  • limo

    Merci toi, merci moi, merci les gens…
    Merci nicolas, merci François, Marine, merci les autres.
    Merci les ministres,merci les secrétaires d’états,merci.
    Un ban d’honneur pour nos députés: ceux là sont élu par le peuple (nous en sommes)) pour nous représenter.
     
    Un hourra pour nos sénateurs sans qui la démocratie ne serait pas démocratique!
    Merci de m’avoir fait connaitre la sodomie virtuelle!
    Je suis virtuellement comblé!
    J’ose espérer que votre pognon virtuel  vous comble tout autant.
     

  • pokefric pokefric

    L’art du « Comment prolonger sont confort de vie tout en écourtant celui des autres »
    C’est l’histoire d’un gars qui, face à 10 million de personne, se permet de les défier , de leur promettre la pauvreté, l’humiliation.
    On est nombreux dit l »un d’eux, on pourrait se défendre et imposer un monde meilleur, un monde basé sur le partage, sur l »égalité,reprenons les choses en main !
    A quoi bon répondit un autre, je suis las de tout,je n’ai plus le courage de me battre.
    J’ai mes deux écrans plats à la maison, les gosses ont leurs consoles de jeux et leurs téléphones portables,ma femme se promène toute la journée en voiture pour faire du lèche vitrine,quand à moi, j’ai mon petit SMIC qui me suffit pour payer mon prêt bancaire sur 15 ans.
    Ah bien sur, ont roulent pas sur l’or, on va manger au restaurant 2 fois par an , pas plus, les fins de mois sont parfois difficile, mais on s’en sort.
    Et si il me retirer la moitié de mon salaire ?
    Mais non, c’est pas envisageable, voyons, faut pas dramatiser…je n’ai pas à m’inquiéter, ils sont pas comme ça, ils veulent sauver la France, donc je suis prêt à faire des sacrifices supplémentaires, tant pis, on mangera moins, on achètera à Norma, après tout, même les riches y vont, il y a qu’à regarder les voitures sur le parking.
    Et oui, c’est comme ça qu’on devient riche, en faisant attention, un sou c’est un sou.
    Mais crois tu que le fait d’avoir une voiture un peu plus imposante que les autres fait de son possesseur une personne riche ?
    En attendant, c’est bon de se comparer aux autres, quel pied, ma voiture est pas très grosse mais il y en a qui n’en ont pas du tout!
    Et c’est comme ça, que je repris le chemin de la maison, en quittant ce groupe de 10 million de personne qui ne tardèrent pas à en faire de même !
    Ce gars qui nous tenait tête, qu’est ce que  j’en ai à faire, il est plus riche que moi, on n’auraient put lui casser la gueule, à quoi bon ?
    J’aurais jamais ce qu’il aura et puis, confidence pour confidence, ce qui m’importe , c’est que mon voisin ne peu pas changer sa voiture cette année, elle rend l’âme, ha ha ha, que c’est bon, il touche 20 € de plus que moi au travail et dans la même boite ce salaud, mais sa voiture est pourrie et sa femme est moche.
     

  • Philippe

    Notre société « soi-disant démocratique » pouvoir aux mains du peuple … ne fonctionne que pour l’argent et ils feront tout pour s’en mettre plein les poches mais nous savons déjà tout cela … ce qui est le plus « déprimant » est de voir si peu de gens avertis et conscients qu’il faut changer cela … le « boycott » est à remettre au goût du jour , les actions comme « le retrait massif d’argent des banques » … le « non payement de certaines taxes » .. tant d’actions ponctuelles pour mettre la pression … et le faire de telle manière que les dirigeants soient mis en face de leurs responsabilités enfin … ils faut les toucher où cela fait mal : le pognon et le système du fric flottant des « spéculateurs »

  • yael

    Y’a plus de démocratie!!! Reveillez-vous!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! C’est urgent……..