Signez l’appel pour un audit citoyen de la dette publique !

Écoles, hôpitaux, hébergement d’urgence… Retraites, chômage, culture, environnement… nous vivons tous au quotidien l’austérité budgétaire et le pire est à venir. «Nous vivons au-dessus de nos moyens», telle est la rengaine que l’on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant «il faut rembourser la dette», nous répète-t-on matin et soir. «On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France».

Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l’intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime? Qui détient ses titres et profite de l’austérité? Pourquoi les États sont-il obligés de s’endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne?
Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d’un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir? 

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie.

Premiers signataires:

Marie-Laurence Bertrand (CGT); Jean-Claude Chailley (Résistance sociale); Annick Coupé (Union syndicale Solidaires); Thomas Coutrot (Attac); Pascal Franchet (CADTM); Laurent Gathier (Union SNUI-Sud Trésor Solidaires); Bernadette Groison (FSU); Pierre Khalfa (Fondation Copernic); Jean-François Largillière (Sud BPCE); Philippe Légé (Économistes atterrés); Alain Marcu (Agir contre le Chômage!); Gus Massiah (Aitec); Franck Pupunat (Utopia); Michel Rousseau (Marches européenne); Maya Surduts (Collectif national pour les droits des femmes); Pierre Tartakowsky (Ligue des droits de l’homme); Patricia Tejas (Fédération des Finances CGT); Bernard Teper (Réseau Education Populaire); Patrick Viveret (Collectif Richesse)

Philippe Askénazy, économiste; Geneviève Azam, économiste; Étienne Balibar, philosophe; Frédéric Boccara, économiste; Alain Caillé, sociologue; François Chesnais, économiste; Benjamin Coriat, économiste; Cédric Durand, économiste; David Flacher, économiste; Susan George, écrivain; Jean-Marie Harribey, économiste; Michel Husson, économiste; Stéphane Hessel, écrivain; Esther Jeffers, économiste; Jean-Louis Laville, sociologue; Frédéric Lordon, économiste; Marc Mangenot, économiste; Dominique Méda, sociologue; Ariane Mnouchkine, artiste; André Orléan, économiste; Dominique Plihon, économiste; Christophe Ramaux, économiste; Denis Sieffert, journaliste; Henri Sterdyniak, économiste.

Signer l’appel!

Source: audit-citoyen

By: nuelillustrateur

8 commentaires

  • breizhjoker breizhjoker

    Ce sont des conneries !
    Il faut obtenir que Bercy crache le morceau sur l’imposition des grandes entreprises !
    Abolissons la loi Pompidou de 1973 et la question est réglée …
    Sortons de l’UE afin de reprendre notre destin en main.

    • gti

      Bravo breizhjoker,

      Tout à fait d’accord….. Tant que l’état n’aura pas le droit d’émettre sa monnaie on en sortira jamais…. tout le reste n’est que foutaise.
      Je signe direct pour une annulation de cette loi de « merde » rendant tous les peuples esclaves. 
      Lançons ce genre d’appel… c’est une idée… 
      Lecteurs de ce forum… informez vous sur la création monétaire, sur qu’est-ce que la monnaie. 
      Quand vous comprendrez le système… tous les discours ou analyses  de nos politiques ou économistes vous donnerons envie de vomir.

      Qui ne dit mot consent… 

      Tous les élus ne prenant pas position sur cette question fondamentale sont complice des futurs morts que nous aurons dans les rues de nos villes.

      Bonne soirée à vous tous

  • quand je vois la liste des signataires je suis pas prêt d’y accoler mon nom !!! CGT SUD etc les pires de tous ! ça donne le niveau…

  • SuperBird

    Si nous en sommes là c’est à cause de la Loi Félone de Giscard en 1973 qui a interdit à la Banque de France de pretter de l’argent à taux zéro à l’Etat Français , alors que celà avait permis de reconstruire le pays depuis 1945. Giscard, pompidou et leurs copains banquiers ont imposé que l’Etat Français emprunte l’argent dont ila besoin aux banques privées , amennat ainsi les intérets cumulatifs à faire boule de neige sur des dizaines d’années et aujourd’hui , alors que notre petit roitelet exonère les grandes entreprises des taxes et autres impots et crée des niches fiscales pour els riches , et bien qui est ce qu’on accuse d’être responsables de la dette ??? Les petites gens , le peuple !!!!
    Alors que si il n’y avait pas eu ce privilège exclusif et ce monopole fait aux banques privées avec l’interdiction pour l’Etat Français d’emprunter à la banque de France et l’obligation pour l’Etat d’emprunter aux banques privées à des taux exagérés , et bien il n’y aurait quasiment aps de dette , car celle ci est constituée à 98% par les intérêts cumulatifs et capitalisables qui courent depuis les années 70 et qui engendrent eux mêmes d’autres intérêts sur les intérêts initiaux .
    C’est un véritable Hold-Up organisé par une véritable Mafia Bancaire et ses alliés politiques complices.Par cette situation les banques tiennent les politiciens en laisse et les obligent à faire la politique  que les banques privées leur dictent .
    Regardez les courbes de croissance de la dette depuis 1979 et vous verrez que vos impôts augmentent exactement comme la dette et parallèlement à la dette , en clair =>> Vos impôts ne servent uniquement qu’à rembourser une partie des intérêts cumulés qui ne font que s’amplifier et s’empiler  au fur et à mesure.
    il est évident qu’à un moment le système va péter puisque els états quels qu’ils soient et la France en particulier ne pourront plus du tout rembourser une dette faite exclusivement à 99% d’intérets cumulatifs , capitalisés et générant eux memes des intérets en cascade de façon infinie …..
    Ne soyez pas dupes :
    PERSONNE , et c’est Mathématique , PERSONNE NE POURRA JAMAIS REMBOURSER ce véritable HOLD-UP fait par les Banques sur les États Souverains,
    Donc à terme et dans un avenir très proche,                                   TOUT LE SYSTÈME VA IMPLOSER , C’est clair de chez clair !!!!!

  • phytoectopasme

    Il est bien, ce message. Fait chaud au coeur, donne du coeur à l’ouvrage…
    «  »Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie. »
    Mais. Pas mal de « mais », notamment, quand on lance ce genre d’appel, j’ai besoin de savoir ce qui est prévu. Cela donnera quoi ? Une pétition? Elle servira à quoi ? En soit, à rien, si personne ne l’appuie. Qui va appuyer une telle action ? Comment ? Y a-t-il une procédure légale qui aboutira ? A quoi tout cela servira-t-il ?
    Un sondage, au moins, on sait que ça sert d’information. On répond, voilà. Mais là.

  • manchiflette

    Je ne payye plus mes amendes. Je me tate à ne payer que 50 % de mes impots de l’année prochaine