La France ouvrira un bureau de la coopération en Corée du nord le 07 octobre

Concrètement, cela ne va pas tisser des liens diplomatiques entre la Corée du nord et la France, cela ne va pas permettre non plus d’ouvrir une ambassade de France sur le sol coréen, en fait, la France va apporter un « soutien humanitaire » à la population mais également de quoi se cultiver. C’est étonnant de voir un pays qui veut absolument lutter contre les dictateurs s’impliquer dans les affaires d’un pays dont le dictateurs est encore plus pourri que tous ceux d’Afrique réunis!!!

La France va ouvrir le 7 octobre un bureau de coopération à Pyongyang.

Cette décision ne préfigure en rien l’ouverture prochaine de relations diplomatiques avec la Corée du Nord, la France restant avec l’Estonie le seul pays de l’Union européenne à ne pas en avoir.

Pourquoi la France a-t-elle décidé d’ouvrir ce bureau maintenant ?

Jusqu’à aujourd’hui, les relations entre la France et la Corée du Nord passaient par la délégation générale pour la Corée du Nord, ouverte à Paris en 1984, dont le responsable se trouve être l’ambassadeur de la Corée du Nord à l’Unesco. La présence française en Corée du Nord, elle, se limite à une dizaine de personnes : un lecteur de français à l’Université Kim Il-sung de Pyongyang, les autres travaillant pour une petite poignée d’ONG présentes sur place.

L’ouverture de ce bureau à Pyongyang avait été prévue début 2010 déjà, mais a dû être reportée, après le torpillage d’une corvette sud-coréenne par l’armée nord-coréenne en mars 2010 (46 morts) et le bombardement d’une île (4 morts) en novembre. « Nous n’avons pas voulu créer de malentendus et avons reporté la mise en œuvre de ce bureau », explique une source diplomatique à Paris. Aujourd’hui la situation connaît une relative détente.

Quel sera le rôle de ce « bureau français de coopération » ?

Très modeste. Olivier Vaysset, diplomate de carrière chevronné avec une grande expérience en Asie, notamment en Birmanie, va arriver à Pyongyang le 7 octobre et il sera le seul expatrié français du bureau. Selon Bernard Valero, porte-parole du ministère français des affaires étrangères, « il aura deux missions principales : contribuer à l’assistance de la population nord-coréenne, durement frappée par des restrictions de toutes natures, et poursuivre nos activités de coopération, dans les domaines linguistiques, éducatif et culturel ».

L’assistance humanitaire se fera à travers les ONG déjà sur place et en matière culturelle cette coopération devrait se traduire par un effort de formation. La France accueille des architectes nord-coréens et une coopération existe dans l’archéologie, mais là encore très modeste. Olivier Vaysset devra recruter quelques employés locaux. Il est prévu qu’il s’installe dans un immeuble occupé par des diplomates britanniques, allemands et suédois.

Est-ce le prélude à l’ouverture prochaine de relations diplomatiques officielles avec Pyongyang ?

Officiellement non. « Nous voulons être plus présents dans la région et mieux assurer nos intérêts, explique une source diplomatique à Paris, mais il n’y a pas de projets dans nos cartons pour aller plus loin. »

Le seul changement qui pourrait renverser la tendance serait la signature d’un traité de paix entre les deux Corées ou un accord sur la dénucléarisation de la péninsule. « Dans ce cas, nous serions amenés à nous adapter. » Au vu des relations entre les deux Corées et des négociations sur le nucléaire toujours dans l’impasse, l’ouverture d’une ambassade de France à Pyongyang n’est pas pour demain.

Source: la-croix.com

 

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