Quand le courant passe… d’une machine au vivant

Après les cellules zombies, voici venir un transistor qui permet la communication entre l’homme et la machine de manière directe, ce qui implique une évolution dans la relation humain-machine. Une nouvelle ère est donc née, le gouffre qui séparait encore l’humain et la machine se réduit donc encore un peu plus…

Un transistor d’un genre nouveau qui permet au courant de passer entre une machine et le vivant a été conçu par des scientifiques américains.

Explications

Les machines de conception humaine, des ampoules électriques aux iPads, envoient toutes les données en utilisant des électrons. Le corps humain et toutes les créatures vivantes transmettent l’information par l’entremise d’ions et de protons.

Jusqu’à ce jour, l’arrimage de la machine et du vivant se heurtait à cette différence fondamentale.

Des bio-ingénieurs spécialistes des matériaux de l’Université de Washington ont créé un transistor innovateur qui utilise des protons, mettant ainsi au point un élément clé vers la création d’instruments qui communiquent directement avec les êtres vivants.

Ce transistor mesure environ 5 microns de large, soit environ le 1/20 de la largeur d’un cheveu humain.

Il est fabriqué à partir de silicone et de chitosane, une fibre extraite de carapaces de crabes et de becs de calmars rejetés par l’industrie alimentaire.

Le chercheur Chao Zhong et ses collègues ont découvert que ce matériau était compatible avec les êtres vivants.

En fait, le chitosane fonctionne remarquablement bien sur les protons en mouvement. Il absorbe l’eau et forme de nombreuses liaisons hydrogène permettant aux protons de sauter d’une liaison à l’autre.

Le dispositif permet d’allumer et d’éteindre le courant de protons, un peu à l’image d’un courant électrique retrouvé dans n’importe quel objet électronique.

En outre, ce matériel est facile à fabriquer et peut être recyclé sans problème.

Les chercheurs espèrent qu’une version améliorée de leur invention puisse éventuellement être implantée dans un être vivant afin de surveiller, voire de contrôler, directement certains processus biologiques.

Pour le moment, le recours au silicone ne permet pas cette biocompatibilité.

Les retombées de cette invention pourront à terme être utiles dans de nombreux domaines, de la nanotechnologie à la médecine, notamment pour la création de prothèses « intelligentes ».

Le détail de cette percée est décrit dans le journal Nature Communications.

Source: radio-canada.ca

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