Retour sur un article que j’ai posté en 2011, époque où on avait encore la possibilité de débattre sans crêpage de chignons. Oubliez la connotation négative qu’ « Anarchie » = « bordel ». Que pensez vous de cet évènement fortuit, qui s’est passé en Suisse ? Réfléchissez et donnez votre avis, lisez aussi les quelques commentaires, ça ne coûte rien. Partagez…
Voilà qui en dit long sur la capacité de l’humanoïde primaire à l’auto-discipline….. Prenez note messieurs les législateurs, on pourrait penser que trop de lois tuent la loi!!
Vivre sans feux rouges, c’est possible !
La Suisse vient d’expérimenter l’anarchie routière….
De mémoire de Lausannois, on n’avait jamais vu ça. Ce mercredi 7 septembre, entre 7h45 et 8h50 du matin, une quinzaine de jours après la rentrée des classes, en pleine semaine et à l’heure de pointe, il n’y avait pratiquement aucun bouchon dans la capitale vaudoise. Selon Georges-Marie Bécherraz, qui rapporte l’événement pour 24heures.ch, « le trafic s’est écoulé avec une fluidité comme on n’en voit que le dimanche à une heure pareille de la journée ». L’origine de ce petit miracle ? Eh bien tout simplement une panne d’électricité qui a rendu les feux de circulation inopérants dans une bonne partie du centre-ville. Pendant un peu plus d’une heure, la circulation de Lausanne n’était plus régulée ; c’était, à proprement parler, l’anarchie.
On aurait pu s’attendre à un embouteillage monstre, à de la tôle froissée et à quelques solides empoignades entre Helvètes exaspérés mais rien de tout cela ne s’est produit : la circulation a rarement été aussi fluide, on n’a pas déploré le moindre accrochage et tout s’est passé dans la bonne humeur.
Ce que nos voisins vaudois ont vécu est une expérience de coopération sociale. Et ce qui fait toute la valeur de cette expérience, c’est qu’elle n’avait été prévue ou voulue par personne et qu’elle s’est déroulée dans une ville de taille tout à fait respectable. Et ça a marché ! Pendant une grosse heure, l’anarchie routière a créé une circulation fluide, sûre et fondée sur la seule bonne volonté des automobilistes.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’idée selon laquelle une absence quasi-totale de règlementation routière serait supérieure à notre arsenal législatif actuel n’est pas vraiment nouvelle. Depuis des années déjà, des gens tout à fait sérieux défendent cette idée. Hans Monderman, ingénieur de la circulation hollandais, a même eu l’occasion de la tester en grandeur nature dans la petite ville de Drachten aux Pays-Bas. Bilan des courses : non seulement la circulation est parfaitement fluide mais le nombre d’accidents constatés dans les rues de Drachten a été divisé par quatre depuis que l’anarchie1 y règne ; piétons, cyclistes et automobilistes y vivent en harmonie, sans signalisation ni voies réservées. Depuis, plusieurs villes du nord de l’Europe s’y sont mises. Au point que le maire de Londres semble depuis quelques temps, séduit par l’idée.
Le fait est là : partout où l’expérience a été tentée, la coopération sociale spontanée s’est révélée plus efficiente et plus sûre que les systèmes codifiés et coercitifs qui dominent aujourd’hui. Sachant qu’ils ne sont plus protégés par la signalisation, les gens roulent plus prudemment, restent attentifs à leur environnement, se montrent volontiers plus courtois et abandonnent les comportements dangereux induits par la signalisation elle-même2. En l’absence de passages piétons et de pistes cyclables, une nouvelle hiérarchie émerge dans laquelle les usagers les plus fragiles sont prioritaires sans pour autant abuser de cette position. D’un système fondé sur une régulation arbitraire du trafic, on passe ainsi à une autogestion infiniment plus souple, qui s’adapte d’elle-même au cas par cas et ne repose plus sur la contrainte mais l’intérêt bien compris de tous.
C’est en tout cas ce que semble en avoir retenu M. Matthey, le chef du Service lausannois des routes et de la mobilité, qui envisage la possibilité de reconduire l’expérience en le faisant exprès cette fois-ci. Il est amusant d’imaginer la réaction d’un élu local si quelqu’un avait l’idée saugrenue de lui proposer de laisser ses administrés s’administrer eux-mêmes : « Laisser les gens faire ? Mais vous n’y songez pas malheureux ! Ce serait l’anarchie ! ».



sans compté les économies d’électricité
Et aussi économie de panneaux d’avertissement, d’interdiction et d’obligation!!!
Bonjour Pokefric,
Heureux de te voir encore nous lire.
Ton dos va mieux?
Contrairement à ce que beaucoup de monde croit et à l’image fausse que l’anarchie a, c’ est lun système évolué.
L’anarchie (du grec αναρχία / anarkhia, composé de an, préfixe privatif : absence de, et arkhê, commandement, ou « ce qui est premier ») désigne la situation d’une société où il n’existe pas de chef, pas d’autorité unique. Il peut exister une organisation, un pouvoir politique ou même plusieurs, mais pas de domination unique ayant un caractère coercitif. L’anarchie peut, étymologiquement, également être expliquée comme le refus de tout principe premier, de toute cause première, et comme revendication de la multiplicité face à l’unicité. Son symbole se traduit par un A inscrit dans un O. (Wikipédia)
Elle n’est possible qu’entre personnes d’un haut niveau de conscience et très responsabilisées puisqu’il s’agit d’un contrat plus ou moins tacite entre personnes honnêtes, loyales et préoccupées avant tout du bien commun…
Ce n’est pas demain la veille !!!!
L’anarchie, disait Reclus, c’est la plus haute expression de l’ordre! C’est pas un ordre imposé, c’est un ordre qui est réfléchie par l’intelligence de tous les hommes! Ce n’est pas quelque chose qu’on accepte sous la menace, c’est quelque chose qu’on accepte sur la raison!
Maurice Joyeux
Partout où il y aura le pouvoir des uns sur les autres, il n’y aura pas de liberté mais l’oppression des uns sur les autres. C’est pourquoi le pouvoir doit être détruit.
Léon Tolstoi.
C’est que le pouvoir est maudit et c’est pour cela que je suis anarchiste.
Louise Michel.
L’anarchie présente un énorme défaut : elle empêche les parasites de (sur)facturer leur prestation inutile de chef d’un système qui n’en a pas besoin