Bruxelles annonce le lancement d’un réseau européen de sensibilisation à l’extrémisme

On franchit une grande étape avec la création de ce réseau, et on peut ne pas en être très fier… Cela signifie la fin de toute critique, même constructive, d’une religion, d’une culture, d’un pays même si la critique est méritée et justifiée. Chaque parole peut être considérée comme étant extrémiste partant de ce principe, du moins selon les conclusions que j’en tire. Il y a déjà de la censure imposée, l’impossibilité d’appeler au boycott, on a maintenant l’interdiction de critiquer! On appelle ça comment au fait ce concept qui nous autorisait à dire ce qu’on voulait? La liberté d’expression?

La première réunion s'est ouverte par une réflexion sur les attaques meurtières, en Norvège, au mois de juillet, du fait d'un militant d'extrême droite anti-musulman.

La première réunion s’est ouverte par une réflexion sur les attaques meurtières, en Norvège, au mois de juillet, du fait d’un militant d’extrême droite anti-musulman.Reuters/SCANPIX NORWAY

Bruxelles, Bureau européen – La Commission européenne a lancé, vendredi 9 septembre, le « Réseau de sensibilisation à la radicalisation », l’un des nouveaux outils d’une possible lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme.

Dix ans après l’assassinat du commandant Ahmed Shah Massoud, leader de la résistance aux talibans afghans et deux jours avant les commémorations des attentats antiaméricains commis par Al-Qaida, la Commission entendait, selon la commissaire Cecilia Malmström, ne pas résumer la lutte contre le terrorisme à une lutte contre une religion – l’islam – ou à une approche purement criminelle.

Elle juge utile de rassembler tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre le radicalisme : travailleurs sociaux, responsables religieux, magistrats, policiers, animateurs de jeunesse, universitaires, etc. « Il n’est pas possible d’établir un lien entre le terrorisme et une confession ou des convictions politiques données, ni avec une région en particulier », a souligné la commissaire suédoise aux affaires intérieures.

La première réunion s’est, symboliquement sans doute, ouverte par une réflexion sur l’attaque qui a fait 77 morts, en Norvège, au mois de juillet, du fait d’un militant d’extrême droite anti-musulman. Les premières discussions entre les divers spécialistes mis en présence et appelés à échanger, à l’avenir, leurs expériences et leurs « bonnes pratiques » ont toutefois porté, en grande partie, sur l’islamisme violent et les moyens de le combattre.

« LES IDÉES POPULISTES SONT UNE SOURCE D’INSPIRATION IDÉOLOGIQUE »

Le lien entre les tueries en Norvège et les attentats du 11 septembre 2001 a néanmoins été établi par Yngve Carlsson, qui conseille diverses municipalités norvégiennes. Selon cet expert, les attentats commis par Anders Behring Breivik sont révélateurs d’une nouvelle menace. Le tueur était, a rappelé M. Carlsson, inconnu des services de police et a, semble-t-il, agi seul.

On peut craindre, a souligné l’intervenant, que son geste soit, à l’avenir, une source d’inspiration pour d’autres extrémistes car les idées des groupes hostiles à l’islam se sont largement répandues depuis 2001. « Ils disposent d’un vaste potentiel de recrutement, supérieur à celui des néo-nazis obnubilés par la question juive. Ils bénéficient du sentiment de scepticisme à l’égard des musulmans qui s’est répandu dans nos sociétés », a-t-il expliqué.

« Les idées populistes dans l’Union européenne constituent une source d’inspiration idéologique pour une radicalisation », a ajouté Mme Malmström. L’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux pour la diffusion de la propagande extrémiste sera l’une des autres priorités du réseau de sensibilisation.

Comme l’action à la base, au niveau local, celui où se diffuse le plus aisément un message de haine à l’égard des non-musulmans, des « mécréants » et de la société occidentale en général, a souligné Salma Belaala, une spécialiste du djihadisme. Le message des radicaux religieux « réinvente l’histoire » et séduit des jeunes déracinés, privés d’une réelle identité et qui méconnaissent généralement le parcours qui a mené leurs parents en Europe, insiste cette chercheuse.

La Commission cordonnera et facilitera le travail du réseau, qui disposera d’un budget de 20 millions d’euros sur 4 ans. Une conférence ministérielle sur la prévention de la radicalisation et des recrutements à des fins terroristes devrait être organisée en 2012.

Source: lemonde.fr

4 commentaires

  • moutondu02

    les usa nous avaient déjà habitués à nous espionner ,grâce a leur perfide espion ,la grande Bretagne qui  nous épie avec le  réseau ECHELON. a savoir également que toutes les communications qui transitent par les câbles sous-marin transcontinentaux sont ;a leur entrée aux usa traités par des superordinateurs qui recherchent des mots clés :bombe,attentat,assassiner,uranium,al qaîda,…ainsi peut être avez été fichés sans le savoir pour avoir blagué sur facebook que vous alliez faire péter les  cons qui sont au gouvernement .la mode de l’espionnage est bien plus d’actualité que l’on croit .on se sent indétectable car noyé dans la masse:on se trompe lourdement !

  • Eagleeyes

    Les politiciens ont peur de voir arriver une révolte sur leur territoire, mais ils ne se posent pas les bonnes questions, « pourquoi le peuple le fait-il ? ». A force de laisser aller au point où nos coutumes, notre patrimoine, tant culturel qu’historique, nos richesses, sont galvaudés pour permettre à des étrangers à s’imposer, il ne peut qu’arriver ce qui s’est passé en Norvège. Trop c’est trop surtout quand on s’aperçoit que dans ton propre pays tu n’es plus considéré par ceux que tu as élu, et sensé faire prospérer ton pays.

    • voltigeur voltigeur

      Tout prend son sens si on lit cet article que j’ai reçu le projet Rivkin, est ce que l’ennui
      viendra de l’uniformité, en abandonnant (tout peuples confondus), nos valeurs et nos différences
      pour l’hégémonie des USA? ça pue sacrément tout ça et rejoint ta réflexion…. :(

  • selene

    N’oubliez pas que l’europe travaille main dans la main avec l’oci