La France restera-t-elle la dernière à produire le criminel Mox à Marcoule ?

Petit à petit, tout le monde abandonne cette monstruosité qu’est le MOX, sauf la France. Et il ne faut pas compter sur le mégalo à la tête du pays, pour que ça change. Pourtant depuis Fukushima, on connait tous les danger.. C’est tellement dangereux qu’on préfère passer sous silence les conséquences de son utilisation au Japon.

 

Les autorités britanniques viennent de décider, après la Belgique, de fermer l’usine de fabrication de Mox de Sellafield (nord-ouest), ce terrifiant combustible nucléaire fabriqué à partir de plutonium (environ 7 % ) et d’uranium prétendu « appauvri » (93 %) dont la catastrophe de Fukushima révèle avec horreur le crime pour des milliers d’années de contamination des humains et des territoires. Le MOX est 5 à 7 fois plus radioactif et radiotoxique que le combustible nucléaire « classique » à base d’uranium enrichi. Il augmente considérablement le risque de prolifération nucléaire que l’occident encourage en sous-main. Marcoule, dans le Gard, restera-t-il le dernier site au monde à fabriquer ce que tous les autres ne veulent plus faire?  


Les autorités britanniques viennent de décider de fermer l’usine de Sellafield (nord-ouest), qui fabriquait du Mox. L’agence gouvernementale chargée du site de Sellafield a expliqué que cette décision était liée à l’impact de la catastrophe nucléaire de Fukushima sur les ventes de combustible Mox. Les commandes de Mox en provenance du Japon assurent en effet l’essentiel des débouchés de cette usine dans laquelle travaillent 800 personnes.

Actuellement, le MOX est produit grâce au retraitement nucléaire du plutonium issu des combustibles usés sortant des centrales nucléaires à des fins militaires et d’uranium appauvri. Le MOX (« Mélange d’OXydes » ou Mixed OXides en anglais) contient du dioxyde de plutonium (PuO2) et du dioxyde d’uranium (UO2). Les Etats-Unis et la Russie ont aussi envisagé que le MOX permettrait d’éliminer les surplus militaires de plutonium dans le cadre de la politique internationale de désarmement nucléaire, mais le développement du commerce international du combustible MOX et du retraitement associé accroît, plutôt que réduit, le risque de prolifération nucléaire.

Le mythe du nucléaire recyclable s’effondre
Après la fermeture de l’usine de Mox de Dessel en Belgique, le mois dernier, cette décision britannique signifie que dans le monde, seule la France va continuer à produire ce mélange d’uranium et de plutonium « Mox » de manière industrielle, à Marcoule (Gard) dans l’usine Melox. C’est le mythe du nucléaire recyclable qui s’effondre un peu plus.

En France, EDF qui signa dans les années 1980 un accord avec la COGEMA (ex-Areva) pour utiliser ce combustible particulièrement mortel dans certains de ses réacteurs nucléaires, le fit sous la condition que cela soit économiquement intéressant. Pourtant, dès 1989, EDF a calculé que l’utilisation du MOX ne serait pas économiquement intéressante. Les coûts additionnels sur 10 ans de l’utilisation de ce combustible nucléaire à la place de l’uranium étaient estimés à 2,3 milliards de francs, soit environ 350 millions d’euros. Mais comme le contrat avec Areva était signé, l’électricien décida de poursuivre le programme MOX afin de maintenir l’option pour les prochaines hypothétiques générations de réacteurs nucléaires. Une fuite en avant dictée uniquement par la course au profit.

Les Britanniques ont compris que le Japon, et certainement aucun autre pays, n’utiliserait plus ce combustible alors que la France continue de nier l’évidence et espère toujours vendre du Mox aux Nippons en ne tirant ainsi aucune leçon de Fukushima. Le groupe français Areva, fournisseur de Fukushima, espère toujours que 4 des 55 réacteurs nucléaires japonais fonctionneront encore avec du Mox. Un aveuglement criminel dicté par un appétit féroce de profit et le dogmatisme de quelques scientistes fous confondant science et progrès technologique avec obsession et mégalomanie sans conscience.

Il est temps de fermer la bombe atomique permanente que représente l’usine Melox de Marcoule. « Ce ne sont pas les déchets nucléaires qu’il faut recycler en combustible de plus en plus radioactifs mais les sites nucléaires eux-mêmes à démanteler, fermer et recycler vers des énergies renouvelables. Avant la catastrophe. » a déclaré le Collectif antinucléaire de Vaucluse/Gard/Drôme (CAN84)

SOURCE partagé avec sos planète

 

3 commentaires

  • moutondu22

    Le MOX est 5 à 7 fois plus radioactif et radiotoxique que le combustible nucléaire « classique » à base d’uranium enrichi. :( le mox est montré du doigt ds un but de dédiabolisation de la filière nuc ????
    kek chose meuh dit qu’on a pas fini d’en souper …

  • renaud

    Bien avant que le mox n’apparaisse le nucléaire avait déja démontré le danger permanent de sa cultlure du risque et du mensonge, de plus en plus dangereux le nucléaire n’apprend pas à cloisonner son risque… zero de conduite!

  • JV04

    Bonjour
    d’apres ce que j’ai comme info, Areva est en train de construire une nouvelle usine , il me semble que c’est chez les Ricains . A verifier