Le Sénat américain rejette le plan démocrate sur la dette

L’info économique la plus passionnante du moment (sauf pour les JT classiques…) est donc celle-ci, les États-Unis d’Amérique ne seront pas sauvés mardi, du moins, pas pour l’instant… Tic…Tac…Tic…Tac… Le compte à rebours voit s’écouler très vite les secondes, si cela se confirme, cela risque de bouger à travers la planète!

WASHINGTON (Reuters) – Le Sénat américain a rejeté dimanche, par 50 voix contre 49, un plan démocrate visant à relever le plafond d’endettement de Washington, mais les négociations entre républicains et démocrates se poursuivent afin de trouver un compromis avant mardi prochain.

Le chef de file des démocrates au Sénat, Harry Reid, à l’origine de ce plan, n’a pas réussi à obtenir les 60 voix nécessaires pour faire valider sa proposition.

Plus tôt dans la journée, le Congrès américain semblait pourtant sur le point de parvenir à un accord de dernière minute pour relever le plafond de la dette et éviter à la première économie mondiale un défaut de paiement.

Signe d’une amélioration du climat, Harry Reid avait annoncé un report de plusieurs heures du vote sur un plan de relèvement du plafond de la dette, afin de donner davantage de temps aux négociateurs des deux camps.

Malgré le vote défavorable de dimanche, les pourparlers continuent et un accord bipartisan pourrait encore être trouvé dans la journée à partir des éléments du plan de Harry Reid. Le Sénat serait alors sommé d’agir rapidement.

« Le compromis que l’on essaie de dégager avec le dirigeant républicain, l’administration et d’autres n’est pas encore là », a déclaré Harry Reid après le vote. « Nous avons bon espoir que ce soit possible », a-t-il ajouté en évoquant la possibilité d’un nouveau vote.

Selon les règles en vigueur au Sénat, tout vote final sur une proposition peut en effet être reporté jusqu’à mercredi, soit un jour après la date butoir à laquelle Washington se retrouverait en situation de défaut.

Le Trésor américain, qui a atteint son plafond d’endettement en mai et a besoin du Congrès pour emprunter davantage, a prévenu qu’en cas d’absence d’accord après le 2 août, les Etats-Unis risqueraient de ne plus pouvoir remplir leurs obligations vis-à-vis de leurs créanciers.

LE RÉPUBLICAIN McCONNELL CONFIANT

Soulevant également l’espoir d’une issue positive aux négociations, la chaîne ABC News rapportait avant le vote que, selon des sources du Congrès, les débats sur la dette américaine avaient abouti à un accord de principe sur un plan cadre visant à réduire le déficit budgétaire.

Le chef de file de la minorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, qui joue un rôle clé dans ces pourparlers, avait même précisé que cet accord porterait sur un montant de 3.000 milliards de dollars.

« Notre pays ne sera pas en défaut pour la première fois de son histoire, cela n’arrivera pas », affirmait Mitch McConnell, se disant « confiant et optimiste » quant aux possibilités de parvenir dans les temps à un accord bipartisan.

Si démocrates et républicains s’accordent sur la nécessité de relever le plafond de la dette, actuellement fixé à 14.300 milliards de dollars, les discussions achoppaient jusqu’ici sur le calendrier et sur le plan de réduction des déficits qui doit accompagner le relèvement.

Afin de rassurer les marchés qui craignent un abaissement de la note souveraine américaine, la Maison blanche s’est dit prête à relever le plafond d’endettement quelques jours de plus en cas d’accord sur la dette qui nécessiterait un délai pour obtenir le feu vert du Congrès.

Le conseiller économique de la Maison Blanche Gene Sperling a également déclaré avant l’issue du vote qu’un plan d’urgence permettant à Washington d’honorer ses obligations financières serait présenté en cas d’échec sur un accord budgétaire au Congrès.

Henri-Pierre André, Marine Pennetier et Catherine Monin pour le service français, édité par Philippe Bas-Rabérin

Source: fr.news.yahoo.com

5 commentaires

  • Cinéma! Tout est déja scellé…
    Si aucun accord n’est trouvé, Obama peut tout seul  et de son propre chef, décider d’un plan de relance économique .
    Seul inconvenient, et il est de taille, il en supportera seul les conséquences.
    Et si dans l’avenir, ce nouveau sauvetage venait à échouer, Obama resterait dans l’histoire comme le président qui a fait coulé l’amérique…   Et s’il ne fait rien, ça ne sera pas mieux !

    Question : est-ce un hasard que wall street est porté à la présidence son 1er président afro-américain (un noir) en cette période des plus trouble ?

  • Alex

    @ engel: Moi ce qui me fait bien « marrer » dans toute cette histoire, c’est que j’entends encore les milliers de gens clamer qu’Obama allait changer le monde avant son élection et que c’est pour cette raison qu’il devait être élu.
    Pour le changer, ah ca oui il va le changer le monde … en nous foutant tous dans la merde!!
    Je serais curieuse de connaître les avis de ces mêmes personnes à l’heure actuelle.

    Ah mais on va venir me dire que c’est pas lui et blablabla…

    S’il était si exceptionnel que tout le monde le prétendait, il aurait trouvé une solution à ce merdier ou même il n’y aurait jamais eu de merdier tout court.

    A part ça …. YES WE CAN !  :lol:  :lol:

  • titcrunch

    y’a qu’un soucis dans ton article le vote du sénat est prévu pour 18h, heure français aujourd’hui lol donc passe le bonjour à ta voyante de ma part